<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243</id><updated>2012-01-09T05:14:23.620-08:00</updated><category term='Vidéos - Films'/><category term='Documentaires'/><category term='Tentative de traduction'/><category term='Graphodyschroniques'/><category term='Artefacts'/><category term='Interne'/><category term='L&apos;éclopé'/><category term='Littérature'/><category term='Sèmes'/><category term='Récits'/><category term='Paroles'/><category term='Les Cahiers du Cinéma Suédois'/><category term='Histoire'/><category term='Poésies'/><category term='Lectures'/><category term='Passages'/><category term='Oralies'/><category term='Je-ne-sais-qui'/><category term='Revue de Presse'/><category term='Musiques'/><category term='Chansons'/><category term='Philosophie'/><category term='Théâtre'/><category term='Chroniques'/><title type='text'>Ulysséennes</title><subtitle type='html'>Blog Phénoménologique</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>400</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2508887734827465678</id><published>2011-02-24T04:59:00.000-08:00</published><updated>2011-02-24T04:59:41.062-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Signes d'une chronique</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-pt4lkSaacIk/TWZIwwNTUeI/AAAAAAAABgE/lrxTLxEH1rA/s1600/IMG_0917.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" src="http://3.bp.blogspot.com/-pt4lkSaacIk/TWZIwwNTUeI/AAAAAAAABgE/lrxTLxEH1rA/s320/IMG_0917.JPG" width="320" /&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; color: white; text-align: justify;"&gt;De nombreux blogs déclinent une telle image où l'auteur -&lt;i&gt;Pierre Assouline en tête&lt;/i&gt;-  porte une tasse de café à sa bouche. Sans doute annonce-t-elle ainsi une  notion de temps, un moment de la journée rattaché à la consommation du  café, au petit-déjeuner ou en début d'après-midi, et indique aussi quelque chose  sur la brièveté de cet exercice d'écriture. La chronique est  quotidienne, le vers et le sujet sont libres et peuvent se déployer de  manière aussi&amp;nbsp; réactive et imprévue qu'une humeur matinale. L'autre unité qui  apparaît sur ces photographies est celle du lieu qui renforce encore la particularité de ce type de billet. Toutes les caractéristiques d'une conversation menée autour d'un café, les parfums d'une rumeur appréciés dans la solitude, en terrasse, à côté d'un journal ou sur les hauteurs du zinc. Des profondeurs encore ensommeillées surgit l'éveil d'une capture, suivent la gloire et la postérité du mot. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2508887734827465678?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2508887734827465678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2508887734827465678&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2508887734827465678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2508887734827465678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2011/02/signes-dune-chronique.html' title='Signes d&apos;une chronique'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-pt4lkSaacIk/TWZIwwNTUeI/AAAAAAAABgE/lrxTLxEH1rA/s72-c/IMG_0917.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-7616136003581466726</id><published>2011-01-16T09:17:00.000-08:00</published><updated>2011-02-24T03:59:12.514-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Des trains</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Seul intérêt de la ville un dimanche, c'est incontestablement les trains. La rumeur vague annoncée sur la colline avant la synagogue, puis enfin la gare. Tout un chamboulement de fers, d'aciers finissant péniblement sa course dans un long crissement de freins. Ce n'est plus un chant de vapeur et de fumée mais tout de même, ils portent encore cette charge héroïque avec leur lot de vieilles histoires en partances. La gare, parfois tout juste une maison, ce n'est au fond que le "plancher des vaches", l'horizon plus plat et morne duquel rien ne monte. Ce n'est qu'un passage avec ces gens noirs souvent pressés, le regard envouté par les horloges et&amp;nbsp; les panneaux d'aiguillage porté par un brouhaha saisissant quand la foule se livre tout cru au long serpent qui chenille sur l'un des quais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde semble là, qu'il soit français ou d'ailleurs. L'idiot, d'abord, qui déteste les gares, les hasards et "les retards coutumiers"... les trains qu'il a vendu en tant qu'usager et qui ne marchent plus, lui qui ne comprend pas pourquoi. Ils sont nombreux ceux-là, l'horloge scellée autour du cou, avec leurs valises énormes, leurs mallettes, leurs paquets de toutes sortes, qu'ils trainent comme Sisyphe détalant dans le hall et sur le quai, toutes roulettes dehors, écrasant, bousculant, méprisant, insultant tout ce qui se présente sur leur passage.&amp;nbsp; C'est ainsi qu'un couple interpelle une dernière fois le chef de gare en lui rappelant l'heure de sa promesse. Cette fois, c'est une jeune femme à la casquette grise, violette et jaune qui tient un sifflet à la main. Elle écoute et hausse les épaules. Que peut-elle répondre? Ce sont toujours les mêmes qui crient, ceux qui sont pressés, qui ont "des responsabilités, un travail important -plus que celui des autres- une lourde charge, dont ils ne voudraient pour rien au monde se séparer parce que c'est avant tout ce qui leur permet d'avoir ce genre de comportement. Ils n'ont pas peur de hurler, ils n'ont pas le temps et cela leur donne raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le passager de "troisième classe" existe, quoi qu'on en dise. Il est là près de la porte, assis sur un strapontin, il est jeune, porte un survêtement et une casquette. Il a mis le son de la musique de son téléphone cellulaire au maximum de façon à se faire entendre de tous, à défaut d'être autrement respecté. Sans doute est-ce une manière de dire ce qu'il pense, de marquer son territoire entre les portes coulissantes des deux wagons et les toilettes? Il y a avec lui tous les autres: amoureux, désespérés, voyageurs et bagnards en fuite, qui portent sur eux tristesse et joie comme ce fantôme sur la jetée,&amp;nbsp; planté sur le départ. Et tout cela se mélange comme le paysage d'un tableau qui poserait en principe la question du hasard et son destin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au fond, tout cela n'est-il pas déterminé? Tant de choses sont dites ici sur ce pays que l'on traverse de part en part. La partition se défait comme elle s'est jouée ailleurs ou auparavant. Chacun rentre chez soi, comme le train démarre et passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(A son bord apparaît le couple qui contestait&amp;nbsp; tout à l'heure, soigneusement installé dans un wagon de première classe, le jeune homme qui passait sa musique à toute puissance est appréhendé par un contrôleur.) &lt;br /&gt;Voila comment j'imagine le sort de ce train et de son équipage, faisant disparaitre avec lui le moyen d'un voyage idéal. On a vu plusieurs types de trains passer sur ce continent...&amp;nbsp; qui ne s'arrêteront jamais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-7616136003581466726?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/7616136003581466726/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=7616136003581466726&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7616136003581466726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7616136003581466726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2011/01/trains.html' title='Des trains'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-4474730421623827534</id><published>2011-01-06T08:39:00.000-08:00</published><updated>2011-01-07T03:45:03.602-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'>Un poème, un pas de trop.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/TSXphFULNAI/AAAAAAAABa8/PX6_r9_bJEA/s1600/bonnefoy.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="150" src="http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/TSXphFULNAI/AAAAAAAABa8/PX6_r9_bJEA/s200/bonnefoy.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut aller écouter le poète. On ne sait pas bien pourquoi, au fond. Cela vient sans doute de tout ce que l'on dit de la poésie, qu'elle échappe à l'emprise de l'époque -quoiqu'en suspens, qu'elle se déploie comme une &lt;i&gt;epoche&lt;/i&gt;- qu'elle est une expression de la beauté. Du poète est on en mesure d'espérer le déploiement d'une parole prophétique. En d'autres termes, plus pragmatiques, il valait mieux être là, à l'écoute de la poésie, l'art triomphant, que dans le tourbillon de la folie consumériste qui s'accélérait à côté, à l'annonce de Noël et des fêtes de fin d'année. Yves Bonnefoy, vieux bonhomme sympathique à l'a traine blanche et longue, était invité à Aix-en-Provence, au mois de décembre 2010, et c'était l'occasion d'un débat annoncé, à côté de la promotion de son nouveau livre "&lt;i&gt;L'inachevé&lt;/i&gt;" que l'on devait trouver par sur les étales des librairies, sur son oeuvre poétiques et son travail de traduction des poètes anglais, Yeats et Shakespeare. Il était accompagné, pour débattre de l'épineuse question de la traduction poétique, d'un poète anglais, qui lui donna à échanger sur la grandeur poétique de Yeats et des subtilités pragmatiques de la langue anglaise, d'un universitaire, traducteur de russe et d'un gros pantin très lisse, maitre de cérémonie pour l'occasion, qui joua parfaitement son rôle de cuistre, caressant abondamment&amp;nbsp; le vieil homme dans le sens du cheveu blanc. Ce fut, n'en faisons pas de mystères, terriblement pédant, artificiel et navrant... Comme en toutes circonstances, lorsqu'on essaie de "faire de la culture". On ne s'attendait pas moins à une grande messe masturbatoire sur ce thème inépuisé et celui tout aussi brillant de la "&lt;i&gt;langue françoise&lt;/i&gt;". On s'en doutait aux roulements des tambours, aux petits fours, petits souliers, dès l'annonce sur le journal local, "&lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt;", dès que la présentatrice, responsable du "Centre Saint Léger-Léger" prit le micro et déclama, non sans chuter sur un "bonjour" qui ressemblait à un [&lt;i&gt;nouveau&lt;/i&gt;] "Beaujolour" -nous fûmes un instant près d'aborder vraiment&amp;nbsp; la question de la culture française-, son amour, son honneur à&amp;nbsp; accueillir Monsieur... Elle fût même prête à lui donner sa langue, son corps si le vieux avait voulu...&amp;nbsp; Nous étions dans le petit amphithéâtre d'Aix-en-Provence, en face de la Cité du Livre et de la bibliothèque de la Méjanes. On nous passa d'abord le film consacré à Bonnefoy tiré de l'excellente émission "&lt;i&gt;Un siècle d'écrivain&lt;/i&gt;". On aurait dû en rester là. Tout le monde aurait été content. Les hommes à chapeau seraient retournés à leurs cigares et à leurs téléphones portables en s'enorgueillissant d'avoir retrouvé quelque chose de leurs 17 ans, les enseignants seraient paisiblement retournés à leurs copies, les femmes avaient joui du spectacle, les vieux étaient sortis... On aurait pu rentrer sagement chez soi. Il&amp;nbsp; neigeait d'ailleurs ce jour-là, on aurait pu en profiter avec l'émotion d'un poème à venir. Mais ce qui se déroula après fut malheureusement pathétique et décevant. Il ne fut jamais question de la traduction, le vieil homme de la plus grande "mauvaise foi" écartant toute méthode, tout principe, travail, qui l'aurait enfermé derrière une étiquette. On obtint ainsi ce genre de formule ou de posture : "&lt;i&gt;Le poète est un poète&lt;/i&gt;", fait inconditionnel. Ces inepties sont aussi la conséquence d'un tel débat et d'une telle mascarade. Mais l'homme n'aurait-il pas pu s'assoir un moment et discuter? Non. Il professa comme un aveugle borné et sénile,&amp;nbsp; préférant la magie de l'intuition et de l'artiste, comme s'il dénigrait l'effort, déclarant au passage que le lecteur avait sa part de travail, que la musicalité et le rythme étaient internes aux vers, à la poésie, qu'il&amp;nbsp; revenait à ce dernier d'en trouver la partition. Il repoussa en ce sens tout le travail et les interrogations posées par un pauvre traducteur de russe qui&amp;nbsp; posa pourtant de vrais problématiques liées au débat portant par exemple sur la question du langage à adopter ou du système métrique. Il raconta comment il se trouvait parfois confronté au problème de traduction de la versification russe, souvent écrite en octosyllabes et décasyllabes, en français. Le vieil empereur repoussa ces questions d'un revers de la main : "&lt;i&gt;A-t-on besoin de respecter la versification dans une traduction ?&lt;/i&gt;". "&lt;i&gt;On compte pourtant l'exemple des traductions en décasyllabes de Philippe Jacottet&lt;/i&gt;", nous confira plus tard l'homme blessé, une fois le rideau tombé. Ce fut un règlement de compte gagné d'avance. Nous avions d'un côté le poète triomphant, avec lequel riait grassement le public, qui devisait savamment sur la poésie contre la science, de l'autre un traducteur au visage&amp;nbsp; grave et sec, qui du reste lui reconnaissait un grand talent. Ce ne fut qu'un petit meurtre, digne des petits hommes qui auraient à mépriser les petits écrits et les petites gens. On a donc appris plus de choses sur le maitre et poète, son orgueil et sa malhonnêteté intellectuelle. C'est ainsi qu'il revint plus tard, au cours du débat, sur les choix qui l'avaient amené à traduire certains poèmes de Yeats et admit, sans reconsidérer pour autant l'à-propos de son voisin de table, qu'il les avaient choisi en fonction de la barrière linguistique et de ses compétences à les saisir et les traduire dans sa propre langue. Il évoqua dans des termes similaires la langue anglaise en évoquant sa dimension pragmatique. Tout cela nous amène aussi réévaluer le manque d'intérêt de ces débats promotionnels, guidés par le charme d'une province radieuse et discrète. "Il n'est qu'un homme", voila tout ce que l'on retiendra. Mais l'image du grand poète populaire s'éteignant sous les ponts de Paris en ressort ternie. Et pour enfoncer le clou, on eut finalement droit au numéro narcissique auxquels se plaisent les grands ducs de la "haute culture" en écoutant la médiocrité d'une lecture renouant manifestement avec une tradition littéraire. Car, s'il est un grand poète, la lecture est un art qu'il ne possède pas! On note que de nombreux enregistrements et lectures&amp;nbsp; proposés par les auteurs eux-mêmes, poètes de surcroit, sont souvent de vraies horreurs et tortures pour les oreilles de leurs auditeurs. En écoutant Bonnefoy lire et relire, ne s'arrêtant plus, on eut l'impression d'entendre toujours le même poème lu par un seul homme, avec la même scansion, perdant parfois le souffle, reprenant son cours vertigineux. On espérait la chute. (On s'écria: &lt;i&gt;"Monsieur, l'humilité vous abandonne... Il faut que la chanson cesse!"&lt;/i&gt;) Un poème, un pas de trop...&amp;nbsp; On ne broncha pas et on applaudit même avec la force des convenances d'usage et des égards dus à un homme de cet âge. L'hypocrisie saluant autant la performance que l'oeuvre&amp;nbsp; accomplie. On le remercia même car nous lui devions cette idée exprimée à la sortie, dans la tourmente d'un rude hiver: "la poésie est un objet fragile dont la puissance est silencieuse".&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Propos recueillis et inventés par Ulysses.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-4474730421623827534?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/4474730421623827534/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=4474730421623827534&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4474730421623827534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4474730421623827534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2011/01/un-poeme-un-pas-de-trop.html' title='Un poème, un pas de trop.'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/TSXphFULNAI/AAAAAAAABa8/PX6_r9_bJEA/s72-c/bonnefoy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-4386008226656318324</id><published>2010-11-22T12:12:00.000-08:00</published><updated>2010-11-22T12:13:04.521-08:00</updated><title type='text'>Silvio Berlusconi restitue son pénis à Mars et ses mains à Vénus</title><content type='html'>&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;span class="origine_article"&gt;Le Monde, 19/11/2010 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="origine_article"&gt;Rome, correspondant - &lt;/span&gt;Presqu'intactes,  imposantes (2,28 mètres de haut), lisses et lourdes de leur poids de  marbre blanc (1,4 tonne), Mars et Vénus n'avaient qu'un défaut : ces  deux statues sculptées  au II&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle après Jésus-Christ –  représentées sous les traits de l'empereur Marc-Aurèle et de son épouse  Faustine – avaient laissé dans la terre d'Ostie où elles ont été  retrouvées en 1918, son pénis pour l'une, ses deux mains pour l'autre.  Trois fois rien en comparaison de celles, autrement mutilées, qui  remplissent les réserves et les musées italiens.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; margin-top: 25px; text-align: justify; width: 100%;"&gt;&lt;div class="banner300" id="pubOAS_middle" style="display: none; visibility: hidden;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;img src="http://pubs.lemonde.fr/5/EUROPE-LEMONDE/articles_europe/exclu/tall/1553562863/Middle/OasDefault/lm_veolia_b2b_pabp11_tr/veolia_b2b_pabp09_m132760132761.html/35366438613539373463656163316130?&amp;amp;_RM_EMPTY_" style="display: none;" /&gt;&lt;/center&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;Trois fois rien, c'est encore deux fois trop pour Silvio Berlusconi  qui, depuis quelques mois, héberge – à titre provisoire – le couple  impérial dans la cour d'honneur de la présidence du conseil, le palais  Chigi à Rome. Aussi soucieux de sa propre image que de son décor, le  premier ministre a décidé d'appliquer à ses statues la chirurgie  esthétique qu'il ne se refuse pas. Convoquant son architecte personnel,  il lui a confié la tâche de rendre à Vénus ses dix doigts, à Mars, sa  virilité. Ce qui fût fait. Coût de l'opération, sans points de suture  apparents&amp;nbsp;: 70&amp;nbsp;000 euros, payés par la présidence du conseil.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://roma.repubblica.it/cronaca/2010/11/19/news/la_polemica_statue-9273266/" target="_blank"&gt;Révélée jeudi 18 novembre par Carlo-Alberto Bucci&lt;/a&gt;, journaliste du quotidien de gauche &lt;i&gt;La Repubblica&lt;/i&gt;,  l'affaire fait grand bruit. Outre la somme dépensée qui aurait pu être  utilisée pour sauver un pan de mur à Pompeï ou une fresque à L'Aquila,  M. Berlusconi et son architecte se voient reprocher d'avoir voulu  confondre le vrai du marbre et le faux de la résine, gommant le hiatus  entre les éléments originaux les parties reconstituées. Le ministère de  la culture et son titulaire &lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/b75d/sandro-bondi.html"&gt;Sandro Bondi&lt;/a&gt; sont également sous accusation pour avoir autorisé cette radicale remise à neuf.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;"L'ART EST UN POINT DE VUE" &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"&amp;nbsp;Encore une fois, &lt;/i&gt;a regretté la députée du Parti démocrate (gauche) &lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/fa2a/manuella-ghizzoni.html"&gt;Manuella Ghizzoni&lt;/a&gt;,&lt;i&gt;  nous sommes en présence d'une institution qui se plie aux caprices et  aux manies du premier ministre imposées cette fois à deux vestiges de  l'Antiquité qui, contrairement à d'autres, ne se sont jamais lamentés du  passage du temps."&lt;/i&gt; En réponse, le ministre a fait savoir que ces &lt;i&gt;"retouches"&lt;/i&gt;  ne contrevenaient pas à l'article 7 de la charte de l'Unesco de 1972  adoptée par l'Italie en matière de restauration et qu'elles étaient &lt;i&gt;"innovantes"&lt;/i&gt;.  Ces prothèses devraient normalement être ôtées lorsque les statues  retrouveront leur domicile habituel du musée romain des thermes de  Dioclétien.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"C'est une question idéologique, &lt;/i&gt;souligne l'expert et marchand d'art italien &lt;a class="listLink" href="http://www.lemonde.fr/sujet/0525/peter-glidewell.html"&gt;Peter Glidewell&lt;/a&gt;.&lt;i&gt; Le Bernin lui même a &lt;/i&gt;'arrangé'&lt;i&gt;  quelques antiquités. Viollet-le-Duc qui passe aujourd'hui pour un  sagouin était considéré comme un génie à son époque. L'art n'est pas une  science, mais un point de vue. Le seul critère de jugement est celui du  bon goût."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Mais que Silvio Berlusconi impliqué dans plusieurs scandales sexuels  restitue le membre perdu de Mars fera ricaner les psychanalystes. En  2008, il avait, au contraire, fait recouvrir pudiquement le sein  généreux d'une copie d'un tableau de Tiepolo, &lt;i&gt;La Vérité dévoilée par le temps&lt;/i&gt;,  qui orne les murs de la salle de presse du palais Chigi. Réparateur  aujourd'hui, dissimulateur hier, quel est le vrai Berlusconi&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: white; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="auteur"&gt;Philippe Ridet&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-4386008226656318324?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/4386008226656318324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=4386008226656318324&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4386008226656318324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4386008226656318324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/11/silvio-berlusconi-restitue-son-penis.html' title='Silvio Berlusconi restitue son pénis à Mars et ses mains à Vénus'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1178938189790658737</id><published>2010-08-19T03:29:00.000-07:00</published><updated>2010-08-19T03:29:10.879-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>Extraits de L'insurrection publiés dans Le Journal Libération, La Fabrique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;em&gt;L'insurrection, &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Editions de La Fabrique&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;De gauche à droite, c’est le même néant&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«Sous quelque angle qu’on le prenne, le présent est sans issue. Ce n’est pas la moindre de ses vertus. A ceux qui voudraient absolument espérer, il dérobe tout appui. Ceux qui prétendent détenir des solutions sont démentis dans l’heure. C’est une chose entendue que tout ne peut aller que de mal en pis. "Le futur n’a plus d’avenir" est la sagesse d’une époque qui en est arrivée, sous ses airs d’extrême normalité, au niveau de conscience des premiers punks. La sphère de la représentation politique se clôt. De gauche à droite, c’est le même néant qui prend des poses de cador ou des airs de vierge, les mêmes têtes de gondole qui échangent leurs discours d’après les dernières trouvailles du service communication. (page 7)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Un champ hostile de stratégies&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il n’y a pas à s’engager dans tel ou tel collectif citoyen, dans telle ou telle impasse d’extrême gauche, dans la dernière imposture associative. Toutes les organisations qui prétendent contester l’ordre présent ont elles-mêmes, en plus fantoche, la forme, les mœurs et le langage d’États miniatures. Toutes les velléités de "faire de la politique autrement" n’ont jamais contribué, à ce jour, qu’à l’extension indéfinie des pseudopodes étatiques. Il n’y a plus à réagir aux nouvelles du jour, mais à comprendre chaque information comme une opération dans un champ hostile de stratégies à déchiffrer, opération visant justement à susciter chez tel ou tel, tel ou tel type de réaction; et à tenir cette opération pour la véritable information contenue dans l’information apparente. (page 82)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Savoir se battre&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il s’agit de savoir se battre, crocheter des serrures, soigner des fractures aussi bien que des angines, construire un émetteur radio pirate, monter des cantines de rue, viser juste, mais aussi rassembler les savoirs épars et constituer une agronomie de guerre, comprendre la biologie du plancton, la composition des sols, étudier les associations de plantes et ainsi retrouver les intuitions perdues, tous les usages, tous les liens possibles avec notre milieu immédiat et les limites au-delà desquelles nous l’épuisons ; cela dès aujourd’hui, et pour les jours où il nous faudra en obtenir plus qu’une part symbolique de notre nourriture et de nos soins. (page 96)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Multiplier les zones d’opacité&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le territoire actuel est le produit de plusieurs siècles d’opérations de police. On a refoulé le peuple hors de ses campagnes, puis hors de ses rues, puis hors de ses quartiers et finalement hors de ses halls d’immeuble, dans l’espoir dément de contenir toute vie entre les quatre murs suintants du privé. La question du territoire ne se pose pas pour nous comme pour l’État. Il ne s’agit pas de le tenir. Ce dont il s’agit, c’est de densifier localement les communes, les circulations et les solidarités à tel point que le territoire devienne illisible, opaque à toute autorité. Il n’est pas question d’occuper, mais d’être le territoire. (page 97)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Rendre à la neige le petit écran&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour la méthode, retenons du sabotage le principe suivant : un minimum de risque dans l’action, un minimum de temps, un maximum de dommages. Pour la stratégie, on se souviendra qu’un obstacle renversé mais non submergé - un espace libéré mais non habité - est aisément remplacé par un autre obstacle, plus résistant et moins attaquable. Inutile de s’appesantir sur les trois types de sabotage ouvrier : ralentir le travail, du "vas-y mollo" à la grève du zèle; casser les machines, ou en entraver la marche ; ébruiter les secrets de l’entreprise. Elargis aux dimensions de l’usine sociale, les principes du sabotage se généralisent de la production à la circulation. L’infrastructure technique de la métropole est vulnérable : ses flux ne sont pas seulement transports de personnes et de marchandises, informations et énergie circulent à travers des réseaux de fils, de fibres et de canalisations, qu’il est possible d’attaquer. Saboter avec quelque conséquence la machine sociale implique aujourd’hui de reconquérir et réinventer les moyens d’interrompre ses réseaux. Comment rendre inutilisable une ligne de TGV, un réseau électrique? Comment trouver les points faibles des réseaux informatiques, comment brouiller des ondes radios et rendre à la neige le petit écran ? (page 100)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;S’appuyer sur les crises sociales&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La dévastation de la Nouvelle-Orléans par l’ouragan Katrina a donné l’occasion à toute une frange du mouvement anarchiste nord-américain de prendre une consistance inconnue en ralliant tous ceux qui, sur place, résistent au déplacement forcé. Les cantines de rue supposent d’avoir pensé au préalable l’approvisionnement; l’aide médicale d’urgence exige que l’on ait acquis le savoir et le matériel nécessaires, tout comme l’installation de radios libres. Ce qu’elles contiennent de joie, de dépassement de la débrouille individuelle, de réalité tangible insoumise au quotidien de l’ordre et du travail garantit la fécondité politique de pareilles expériences. Dans un pays comme la France, […] c’est moins sur les crises "naturelles" qu’il faut compter que sur les crises sociales. C’est aux mouvements sociaux qu’il revient ici le plus souvent d’interrompre le cours normal du désastre. (page 109)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La fin de la centralité révolutionnaire parisienne&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le pouvoir ne se concentre plus en un point du monde, il est ce monde même, ses flux et ses avenues, ses hommes et ses normes, ses codes et ses technologies. Le pouvoir est l’organisation même de la métropole. […] Aussi, qui le défait localement produit au travers des réseaux une onde de choc planétaire. Les assaillants de Clichy-sous-Bois ont réjoui plus d’un foyer américain, tandis que les insurgés d’Oaxaca ont trouvé des complices en plein cœur de Paris. Pour la France, la perte de centralité du pouvoir signifie la fin de la centralité révolutionnaire parisienne. Chaque nouveau mouvement depuis les grèves de 1995 le confirme. Ce n’est plus là que surgissent les menées les plus osées, les plus consistantes. Pour finir, c’est comme simple cible de razzia, comme pur terrain de pillage et de ravage que Paris se distingue encore. Ce sont de brèves et brutales incursions venues d’ailleurs qui s’attaquent au point de densité maximale des flux métropolitains. (page 122)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1178938189790658737?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1178938189790658737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1178938189790658737&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1178938189790658737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1178938189790658737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/08/extraits-de-linsurrection-publies-dans.html' title='Extraits de L&apos;insurrection publiés dans Le Journal Libération, La Fabrique'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-660163393071058439</id><published>2010-08-16T17:05:00.000-07:00</published><updated>2010-08-19T04:09:08.876-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;éclopé'/><title type='text'>L'OM de Dassier</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/TG0JGJ8A7tI/AAAAAAAAAs0/kTw_mo5vKY4/s1600/Dassier+JC-791219.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" ox="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/TG0JGJ8A7tI/AAAAAAAAAs0/kTw_mo5vKY4/s200/Dassier+JC-791219.jpg" width="193" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Dassier, "&lt;em&gt;l'homme en toc&lt;/em&gt;"... Souvenons-nous du feuilleton Mancini durant le dernier marcato d'hiver, de la promesse d'un retour de Didier Drogba&amp;nbsp;sur les&amp;nbsp;pelouses du Vélodrome. Ces annonces&amp;nbsp;de séducteur à destination de supporters&amp;nbsp;en rut&amp;nbsp;sont le seul recours, le seul jeu que mène désormais tout nouveau président, publicitaire, homme de communication, autre reconverti issu de la télévision et plus spécifiquement de TF1 (il y eut C. Villeneuve au PSG et on annonce l'arrivée de P. Lelay à Rennes).&amp;nbsp;Des annonces, des effets de manche, des spéculations,&amp;nbsp;de la demesure. Est-ce là sa manière de&amp;nbsp;séduire les marseillais? "&lt;i&gt;Vous aurez Drogba&lt;/i&gt;" aurait-il promis à son arrivée, comme pour marquer de son empreinte l'ère, la nouvelle, d'un homme tranchant dans ce milieu amoral, de langues de bois. S'imposant d'une voix ferme, assurée, maitrisant toutes les ficelles de la "&lt;em&gt;communication&lt;/em&gt;", laissant entendre ainsi qu'il joue dans le registre des grands de la démagogie et du populisme. Un autre Tapis, quoi! On comprend mieux pourtant, c'était entendu. (&lt;em&gt;On connait le sort réservé&amp;nbsp;aux salariés d'IBM licenciés par le généreux Bernard, celui même qui apporta la victoire au club ! On leur pardonnerait tout !&lt;/em&gt;) C'est pourtant un homme de paille qui figure là, un homme de théâtre, un pantin, qui est là sans qu'on sache pourquoi. C'est ça le football, ça fonctionne désormais ainsi: par carnets d'adresse interposés, par réseaux. Son entrée sur la scène marseillaise, n'est pas sans rappeler d'ailleurs celle d'A. Boucher, précédemment apparu comme un "homme providentiel", lui aussi. Ils le sont tous à vrai dire, pourvus des mêmes qualités: "honnêtes", "droits", "fermes", "gestionnaire", "humain", établissant une transition nette avec l'ancien monde, incarnant fièrement le changement, etc.&amp;nbsp; Ce Dassier ressemble pourtant à tant d'autres occupant ce poste dans d'autres clubs de football, dont on saisit mal le profil "Pôle-Emploi". On perçoit toutefois le portait d'une classe sociale outrancière, aisément dilettante, un peu comme ces ministres qui vont et viennent, d'un bord, de l'autre, avec cette même facilité parce qu'ils sauraient diriger et seraient fait pour ça. Dassier prête à rire et l'OM tout entier sous la baguette du maitre-d'oeuvre qui a montré toute l'étendue de son incompétence. On sait que Niang, l'attaquant vedette de Marseille, qui a&amp;nbsp;indéniablement contribué à&amp;nbsp;la&amp;nbsp;bonne tenue&amp;nbsp;du club au cours de ces cinq dernières années est&amp;nbsp;depuis la semaine dernière la nouvelle recrue&amp;nbsp;de&amp;nbsp;l'équipe stambouliote de&amp;nbsp;Fenerbaçe. C'est&amp;nbsp;sans doute peu surprenant compte tenu des&amp;nbsp;ambitions affichées par le club, par la voix de&amp;nbsp;son entraineur qui a rappeler dès son arrivée&amp;nbsp;la nécessité&amp;nbsp;de&amp;nbsp;recruter des joueurs de haut niveau. Le joueur sénégalais,&amp;nbsp;bientôt âgé&amp;nbsp;de 31 ans,&amp;nbsp;a-t-il&amp;nbsp;peut-être presenti qu'une page devait être tournée et que la machine à broyer de Deschamps aurait sa peau? Peut-être. Mais il semble que le&amp;nbsp;contrat proposé au joueur marseillais&amp;nbsp;constitue également&amp;nbsp;un argument puisqu'il&amp;nbsp;touchera un salaire d'environ 900.000 euros/mois.&amp;nbsp;Le comique de la situation&amp;nbsp;actuelle tient retrospectivement aux déclarations de Jean-Claude Dassier qui annonçait à propos du dossier Niang, dont on évoquait&amp;nbsp;déjà le départ le 02 août dernier, avec cette fermeté qu'on lui connait&amp;nbsp;: "&lt;em&gt;Mamadou est au club et il y reste. Pas question de le laisser partir à huit jours de la reprise&lt;/em&gt;". On sent que l'homme maitrise son sujet. Dans la foulée il&amp;nbsp;se clamait partout que le grand attaquant&amp;nbsp;brésilien, Luis Fabiano allait débarqué à l'OM.&amp;nbsp;Tartarin bombait le torse: Marseille exultait! Ce n'était en fait qu'un autre effet de manche, cousu dans l'improbabilité, un&amp;nbsp;morceau dont on a le secret à Marseille, un grand air d'arbalette...&amp;nbsp;"&lt;em&gt;Le club est en crise&lt;/em&gt;", "&lt;em&gt;va droit dans le mur&lt;/em&gt;" annonçait-on dans le journal &lt;em&gt;L'équipe&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;Il&amp;nbsp;présente&amp;nbsp;en tout cas&amp;nbsp;tous les symptomes de la déroute et du naufrage,&amp;nbsp;mais&amp;nbsp;le club&amp;nbsp;garde toutefois son allant comique. Il ne reste plus que 15 jours aux dirigeants du club, avant la fermeture officielle du Marché estival, pour trouver la perle rare: un remplaçant de classe internationale&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;serait susceptible de faire oublier le départ&amp;nbsp;précipité&amp;nbsp;du grand "Mamad".&amp;nbsp;Place maintenant à la gaudriole, à la farce, on parle à présent&amp;nbsp;d'un plan B, Z, qu'importe... Et il y a malheureusement urgence, puisque seul Brandao compte en attaque! Le titre remporté par l'équipe de l'année passée semble déjà s'éloigner et il est d'ailleurs étonnant de songer au départ annoncé de B. Cheyrou et Ben Arfa, autres joueurs impliqués&amp;nbsp;dans le succès&amp;nbsp;de l'équipe olympienne ces deux dernières années...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-660163393071058439?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/660163393071058439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=660163393071058439&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/660163393071058439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/660163393071058439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/08/vous-avez-parle-dhomme-dacier.html' title='L&apos;OM de Dassier'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/TG0JGJ8A7tI/AAAAAAAAAs0/kTw_mo5vKY4/s72-c/Dassier+JC-791219.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-6938257258622120489</id><published>2010-04-06T06:09:00.000-07:00</published><updated>2010-04-06T06:09:25.795-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>Le "Vol Maternel" ou l'Etat de nécéssité</title><content type='html'>&lt;b&gt;Une Peine de principe demandée contre le vol maternel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Article paru le 29 mars 1997&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La cour d'appel de Poitiers rendra son arrêt le 11 avril dans l'affaire de la mère de famille de Niort (Deux-Sèvres), relaxée en première instance pour avoir volé de la viande dans des supermarchés afin de nourrir ses enfants.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;L'AFFAIRE, « somme toute banale », comme l'a indiqué hier l'avocat général devant la cour d'appel de Poitiers, où elle était rejugée à la demande du parquet, avait fait grand bruit lorsqu'elle avait été connue, à la fin de février dernier. Peut-être parce que, d'une certaine manière, elle montrait qu'à l'approche du XXIe siècle on vit dans ce pays, et plus souvent qu'on le croit, comme au temps de Zola. Rappelons les faits à grands traits (voir « l'Humanité » du 1er mars). Françoise (ou Annick, peu importe son nom, elle a au moins droit à l'anonymat), aide-cuisinière à temps partiel pour 1.700 francs par mois, mère célibataire avec deux enfants qui en avaient « marre » de manger chaque soir « des pâtes et de la purée Mousseline », s'était laissée aller, un jour de janvier, à voler un peu de poisson, de charcuterie et de viande dans trois supermarchés de Poitiers. Pour ne plus « entendre le ventre de (ses) enfants crier dans (sa) tête ». Prise sur le dernier fait par un vigile, elle avait été déferrée le 2 février devant le tribunal correctionnel de Poitiers, le parquet ayant choisi de poursuivre cette « délinquante », sans antécédent judiciaire, qui n'a jamais eu de dette de loyer, d'électricité ou d'assurance auto malgré la modicité de ses revenus (4.478 francs, toutes allocations comprises). La juge s'était montrée moins intraitable en accédant aux arguments de l'avocat de Françoise, Me Brottier. Qui avait plaidé « l'état de nécessité », sur la base d'une jurisprudence datant du XIXe siècle, quand « le bon juge » de Château-Thierry, le président Magnaud, avait relaxé une voleuse de pain qui n'avait pas d'autre moyen pour nourrir sa famille. La relaxe de Françoise n'avait pas été du goût du procureur de Poitiers, qui fit appel. Pour lui « l'état de nécessité » n'était pas prouvé, puisque les deux enfants de Françoise mangeaient à la cantine de leur école... Ce fut encore la ligne défendue hier par l'avocat général devant la cour d'appel, après que Françoise eut, une fois de plus, exprimé ses « regrets » pour son geste dicté par « l'amour de (ses) enfants ». Le représentant du ministère public a requis « la nullité du jugement » en première instance, en tentant de démontrer que « l'état de nécessité » ne pouvait pas s'appliquer dans ce dossier : « Même s'il est juste de prendre en compte la situation qui a pu conduire à commettre l'infraction (...), cette affaire aurait dû connaître une issue classique : une peine de principe pour marquer un avertissement ». On pourra juger ce réquisitoire moins sévère que celui prononcé en correctionnelle, quand deux mois de suspension de permis de conduire - avec comme conséquence le chômage -avaient été demandés contre Françoise. Est-ce étranger aux sentiments de l'opinion publique ? Dans un sondage SOFRES réalisé pour le « Nouvel Observateur » du 5 mars, selon la méthode des quotas auprès d'un échantillon représentatif de 800 adultes, 69% des personnes interrogées estimaient que le tribunal a eu raison de relaxer cette mère de famille 30% étant d'un avis contraire. Elles étaient plus partagées sur l'opportunité des poursuites 49% étant contre (60% - le taux le plus haut - parmi les sympathisants communistes), 48%&amp;gt; étant pour. Ou même sur l'appel du procureur. Qui était approuvé par 60% des sondés, d'accord avec l'idée qu'il ne faut pas créer de précédent et justifier à l'avenir ce type de délits, mais désavoué par 36% des personnes interrogées, pour qui le parquet a &lt;span style="font-family: Times;"&gt;fait preuve d'une sévérité excessive.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;L'Humanité&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Times; font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Times; font-size: 12px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-6938257258622120489?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/6938257258622120489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=6938257258622120489&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6938257258622120489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6938257258622120489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/04/le-vol-maternel-ou-letat-de-necessite.html' title='Le &quot;Vol Maternel&quot; ou l&apos;Etat de nécéssité'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2132868690213496642</id><published>2010-03-22T11:37:00.000-07:00</published><updated>2010-03-22T11:37:45.043-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les cimes du point du jour disparaissent sous le brouillard. Le crachin gris et monotone. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2132868690213496642?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2132868690213496642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2132868690213496642&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2132868690213496642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2132868690213496642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/03/le-monde-du-meshugah_22.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2240695984861144850</id><published>2010-03-22T11:23:00.000-07:00</published><updated>2010-03-22T11:23:36.825-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><title type='text'>...ils traversèrent le Tibre sans le remarquer...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deux mots sur les dames italiennes. J'espérais trouver là-bas des femmes appétissantes; j'en avais, si l'on peut dire, l'eau à la bouche; j'étais prêt à me mettre à table. Eh bien! je suis désenchanté. Pourtant, je les ai cherchées, à Padoue, à Venise (les rousses), à Rome... Je ne mettais la main que sur des mortes : Beatrix Cenci, la Fornarina, une princesse de la Maison d'Este, la Sanseverina, Jeanne d'Aragon (ma favorite)... Belles amies à deux dimensions que je connais à livre ouvert.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon ami était désolé; il me garantissait qu'elles existaient, que l'Italie en regorgeait, mais il était forcé d'admettre qu'en ma compagnie on n'en levait pas. Son amour-propre en souffrait, visiblement. Du tout-venant, des visages quelconques, mais pas de beautés extraordinaires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a peut-être des saisons comme celle-là.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais les hommes, eux, sont bien jolis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Henri Calet, &lt;i&gt;L'Italie à la paresseuse&lt;/i&gt;, Le dilettante, 1950, 2009.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2240695984861144850?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2240695984861144850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2240695984861144850&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2240695984861144850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2240695984861144850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/03/ils-traverserent-le-tibre-sans-le.html' title='...ils traversèrent le Tibre sans le remarquer...'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1105005955564730628</id><published>2010-03-06T08:28:00.000-08:00</published><updated>2010-03-06T08:31:19.724-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;éclopé'/><title type='text'>Albert Camus commentateur de football</title><content type='html'>Cahiers du Football&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;i&gt;Tout ce que je sais de la morale, je le dois au football &lt;/i&gt;" &lt;br /&gt;Albert Camus, gardien de but et Prix Nobel de littérature &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/culture/video/2010/01/04/albert-camus-commentateur-de-football_1287127_3246.html"&gt;http://www.lemonde.fr/culture/video/2010/01/04/albert-camus-commentateur-de-football_1287127_3246.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1105005955564730628?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1105005955564730628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1105005955564730628&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1105005955564730628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1105005955564730628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/03/albert-camus-commentateur-de-football.html' title='Albert Camus commentateur de football'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-6064735950748723640</id><published>2010-02-19T01:41:00.000-08:00</published><updated>2010-02-23T06:00:30.859-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;éclopé'/><title type='text'>Ô Jérusalem! Ô ligue 1!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S35ciJg-tmI/AAAAAAAAArw/-KUBEolNtCc/s1600-h/Stade-Brestois.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ct="true" height="147" src="http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S35ciJg-tmI/AAAAAAAAArw/-KUBEolNtCc/s400/Stade-Brestois.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-6064735950748723640?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/6064735950748723640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=6064735950748723640&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6064735950748723640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6064735950748723640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/02/blog-post_19.html' title='Ô Jérusalem! Ô ligue 1!'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S35ciJg-tmI/AAAAAAAAArw/-KUBEolNtCc/s72-c/Stade-Brestois.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-4415987940153114556</id><published>2010-02-18T06:39:00.000-08:00</published><updated>2010-02-19T01:36:41.789-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le bras mécanisé, armé d'un&amp;nbsp;marteau-piqueur, descelle les pavés de la rue de Siam : détonations de mitrailleuse.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-4415987940153114556?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/4415987940153114556/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=4415987940153114556&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4415987940153114556'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4415987940153114556'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/02/le-monde-du-meshugah_18.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1176671966458050559</id><published>2010-02-17T07:07:00.000-08:00</published><updated>2010-02-18T06:35:05.475-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>La ville, dorée par&amp;nbsp;un rayon de soleil, apparut, radieuse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1176671966458050559?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1176671966458050559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1176671966458050559&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1176671966458050559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1176671966458050559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/02/le-monde-du-meshugah_17.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' 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type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2970013487620185114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2970013487620185114&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2970013487620185114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2970013487620185114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/02/blog-post_09.html' title=''/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S3FcbQjOZ1I/AAAAAAAAAro/NsWro8T4lQg/s72-c/imre-kertesz-190.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-5147609825310913862</id><published>2010-02-09T01:35:00.000-08:00</published><updated>2010-02-09T04:51:51.869-08:00</updated><title type='text'>Europe</title><content type='html'>"dès qu'on parle de la culture et des valeurs européennes, on aboutit à la question du meurtre"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"quand j'entends le mot culture, je sors mon révolver" (Baldur von Schirach : type d'européen convaincu)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-5147609825310913862?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/5147609825310913862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=5147609825310913862&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5147609825310913862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5147609825310913862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/02/des-quon-parle-de-la-culture-et-des.html' title='Europe'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-3772163809704276304</id><published>2010-02-09T01:34:00.000-08:00</published><updated>2010-02-09T01:36:14.110-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><title type='text'>Kertész</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Si je voulais faire de l'ironie, je dirais que le développement historique du pays qui a vécu l'absolutisme éclairé du XVIIIe siècle l'a amené aujourd'hui au totalitarisme libéral"&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-3772163809704276304?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/3772163809704276304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=3772163809704276304&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3772163809704276304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3772163809704276304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/02/kertesz.html' title='Kertész'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1301425706125869432</id><published>2010-02-08T14:55:00.000-08:00</published><updated>2010-02-08T14:57:33.879-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>L'oeuvre fictive de Botul ou l'anéantissement de la vie sexuelle d'Emmanuel Kant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Source AFP (le: 08/02/2010) &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le philosophe Bernard-Henri Lévy a reconnu aujourd'hui s'être laissé piéger par l'oeuvre d'un certain Jean-Baptiste Botul, écrivain fictif, qu'il cite dans l'un de ses derniers livres et dont il a admis "le talent" après la révélation de la mystification.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Toute la journée de lundi, la planète internet s'était émue et amusée de voir ce personnage cité très sérieusement à la page 122 de "De la guerre en philosophie" (Grasset), un ouvrage reprenant un texte prononcé par BHL le 6 avril 2009 à l'Ecole nationale supérieure de la rue d'Ulm.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;BHL y citait "Jean-Baptiste Botul" et "une série de conférences aux néo-Kantiens du Paraguay" donnée par ce prétendu spécialiste de Kant au lendemain de la Seconde guerre mondiale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans une chronique pour La Règle du Jeu, publiée lundi soir sur internet en avant-première, Bernard-Henri Lévy avoue avoir "cité souvent +La vie sexuelle d'Emmanuel Kant+ comme (il l'a) fait devant les Normaliens (...). Or il s'avère que c'était un canular". &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Un très brillant et très crédible canular sorti du cerveau farceur d'un journaliste du Canard Enchaîné, au demeurant bon philosophe", relève BHL. "Et je me suis donc laissé prendre, comme s'y sont laissés prendre les critiques qui l'ont recensé au moment de sa sortie", ajoute-t-il. "Du coup, une seule chose à dire et de bon coeur. Salut l'artiste !", conclut Bernard-Henri Lévy.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Frédéric Pagès, journaliste au Canard Enchaîné et créateur de ce personnage fictif haut en couleur, n'était pas joignable lundi soir. Selon lui, Botul (1896-1947), originaire de Lairière dans l'Aude, est un philosophe de tradition orale, père du "botulisme", n'ayant laissé aucun ouvrage écrit officiel.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En revanche, l'oeuvre de Jean-Baptiste Botul "existe" et elle a bel et bien été éditée, rappelaient lundi dans un communiqué son éditeur français, les éditions Mille et Une nuits, et l'Association des amis de Jean-Baptiste Botul (A2JB2 pour les intimes), présidée par... Frédéric Pagès.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"La vie sexuelle d'Emmanuel Kant", sa "plus fameuse conférence donnée en 1946 au Paraguay, a été traduite en neuf langues et ses oeuvres sont diffusées dans toute l'Europe et le Brésil", relève l'éditeur. "Quels auteurs dont nul ne contesterait l'existence pourraient en dire autant?", ajoute-t-il.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"L'oeuvre existe et chaque livre de Botul publié est présenté par la personne ou les personnes qui en ont établi l'édition", souligne à l'AFP Sandrine Palussière des éditions Fayard (Mille et une nuits), qui tient à ajouter que l'Association travaille depuis plus de dix ans à faire paraître conférences, journaux, procès-verbaux et autres textes du philosophe qui avait élaboré la Métaphysique du Mou...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Pouvait-on dire qu'Emile Ajar n'existait pas, qu'il n'y avait que Romain Gary? C'était une autre forme d'expression littéraire, une autre oeuvre", ajoute l'éditeur. Ajar et Gary avaient chacun été couronné par le prestigieux prix Goncourt. La dédoublante mystification n'avait été découverte qu'après la mort de Romain Gary.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1301425706125869432?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1301425706125869432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1301425706125869432&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1301425706125869432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1301425706125869432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/02/loeuvre-fictive-de-botul.html' title='L&apos;oeuvre fictive de Botul ou l&apos;anéantissement de la vie sexuelle d&apos;Emmanuel Kant'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-5784523624596858622</id><published>2010-02-05T09:22:00.000-08:00</published><updated>2010-02-09T01:39:55.410-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ciel&amp;nbsp;chahuté et pluie diluvienne : dans le&amp;nbsp;grand rire du vent&amp;nbsp;mille rigoles&amp;nbsp;ruissellent à gros bouillons&amp;nbsp;des trottoirs : marelle sous vermicelle : "l'accomplissement d'une catastrophe, une sorte d'autopunition, parce que je n'arrivais pas à me dépatouiller avec mes fictions... &lt;em&gt;ce délai d'un ou deux mois a duré treize ans&lt;/em&gt;." Une flammèche rouge étageant sa montée se distingue sur la cheminée.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-5784523624596858622?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/5784523624596858622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=5784523624596858622&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5784523624596858622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5784523624596858622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/02/le-monde-du-meshugah_05.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1235721347561344737</id><published>2010-02-03T10:21:00.000-08:00</published><updated>2010-02-03T10:21:47.239-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>Cela se leva en cours d'après-midi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1235721347561344737?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1235721347561344737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1235721347561344737&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1235721347561344737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1235721347561344737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/02/le-monde-du-meshugah_03.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-7442493951539866369</id><published>2010-02-02T06:44:00.000-08:00</published><updated>2010-02-09T04:53:23.954-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la nuit,&amp;nbsp;deux coqs enroués se répondent. La lune blafarde et le réverbère orangé rivalisent. Le sol est verglassé; la serrure de la boîte aux lettres a gelé. Les nuages : un morceau de puzzle, le sud de l'Angleterre (la Cornouailles et l'embouchure de la Tamise, Londres et Brighton), un champignon, un batracien éviscéré.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-7442493951539866369?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/7442493951539866369/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=7442493951539866369&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7442493951539866369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7442493951539866369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/02/le-monde-du-meshugah.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-285041278165695980</id><published>2010-02-02T06:33:00.001-08:00</published><updated>2010-02-02T06:33:42.512-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S2g3v4TXQHI/AAAAAAAAArQ/A7fNOKN-7sY/s1600-h/1098706037992.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" kt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S2g3v4TXQHI/AAAAAAAAArQ/A7fNOKN-7sY/s320/1098706037992.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-285041278165695980?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/285041278165695980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=285041278165695980&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/285041278165695980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/285041278165695980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/02/blog-post_02.html' title=''/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S2g3v4TXQHI/AAAAAAAAArQ/A7fNOKN-7sY/s72-c/1098706037992.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1786259790134943517</id><published>2010-02-02T06:31:00.001-08:00</published><updated>2010-02-02T06:31:06.038-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S2g3G7g76sI/AAAAAAAAArI/i2iAZj2VVa0/s1600-h/180px-tsvetaeva.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" kt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S2g3G7g76sI/AAAAAAAAArI/i2iAZj2VVa0/s320/180px-tsvetaeva.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1786259790134943517?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1786259790134943517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1786259790134943517&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1786259790134943517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1786259790134943517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/02/blog-post.html' title=''/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S2g3G7g76sI/AAAAAAAAArI/i2iAZj2VVa0/s72-c/180px-tsvetaeva.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-3405008464144323124</id><published>2010-01-26T09:17:00.001-08:00</published><updated>2010-01-26T09:17:16.324-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S18jhS38srI/AAAAAAAAArA/EmXmIDPePXM/s1600-h/Berberova.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" mt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S18jhS38srI/AAAAAAAAArA/EmXmIDPePXM/s320/Berberova.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-3405008464144323124?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/3405008464144323124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=3405008464144323124&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3405008464144323124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3405008464144323124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/01/blog-post_26.html' title=''/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S18jhS38srI/AAAAAAAAArA/EmXmIDPePXM/s72-c/Berberova.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-3379877937095185375</id><published>2010-01-26T07:43:00.000-08:00</published><updated>2010-01-26T08:57:24.923-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Gris et froid. Pigeons. Une soirée sur France 2 :&amp;nbsp;récolter des fonds : Chanteurs Comédiens Footballeurs Présidents Animateurs Télévision Ministre(s), et écrivains. L'USS Carl Vinson, G.W. Bush, des marines et du pétrole. Voile gris sur la presqu'île de Plougastel. Pas de vent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-3379877937095185375?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/3379877937095185375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=3379877937095185375&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3379877937095185375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3379877937095185375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/01/le-monde-du-meshugah_26.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1705039968509251288</id><published>2010-01-23T03:42:00.001-08:00</published><updated>2010-01-23T03:43:36.759-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S1rgs2ZMOHI/AAAAAAAAAq4/TUoDrVG-vJI/s1600-h/DSC03344.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" mt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S1rgs2ZMOHI/AAAAAAAAAq4/TUoDrVG-vJI/s320/DSC03344.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1705039968509251288?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1705039968509251288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1705039968509251288&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1705039968509251288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1705039968509251288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/01/blog-post_23.html' title=''/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S1rgs2ZMOHI/AAAAAAAAAq4/TUoDrVG-vJI/s72-c/DSC03344.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1117998403919741768</id><published>2010-01-23T03:40:00.001-08:00</published><updated>2010-01-23T03:43:55.910-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S1rgBfmZpvI/AAAAAAAAAqY/EP1tBkyTT5E/s1600-h/images.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="140" mt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S1rgBfmZpvI/AAAAAAAAAqY/EP1tBkyTT5E/s200/images.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1117998403919741768?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1117998403919741768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1117998403919741768&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1117998403919741768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1117998403919741768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/01/blog-post.html' title=''/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/S1rgBfmZpvI/AAAAAAAAAqY/EP1tBkyTT5E/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-7312562114266116762</id><published>2010-01-23T03:23:00.000-08:00</published><updated>2010-03-15T10:59:31.949-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Brève rencontre criarde entre deux chats. Trente-trois enfants attérrirent à Paris sous l'oeil bienveillant et cependant inquiet de Carla Bruni-Sarkosy&amp;nbsp;en digne mère de famille&amp;nbsp;pleine de gravité; échoués sur une plage de Corse, dirigés vers des centres de rétention. Rayon 15-25 ans, un livre de Claude Pujade-Renaud prix Goncourt des lycéens 1994, &lt;i&gt;belle-mère&lt;/i&gt;, chez Actes Sud; ils ont perdu &lt;i&gt;Bourlinguer&lt;/i&gt; de Gary&amp;nbsp;pour une certaine&amp;nbsp;Le Gleau; le volume 3 années 30-33 est "en réparation chez nous (...) il doit être sollicité". Le ciel semblerait se maintenir&amp;nbsp;en bleu, or un coup d'oeil matinal sur la carte météo du &lt;i&gt;Ouest-France&lt;/i&gt; dévoilait&amp;nbsp;au titre maussade un nuage gris sur le Léon. Une mouette emprunta la rue Traverse à hauteur du deuxième étage puis s'engagea, au croisement&amp;nbsp; de la rue du Château, par-dessus les immeubles,&amp;nbsp;vers la place de la Liberté.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-7312562114266116762?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/7312562114266116762/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=7312562114266116762&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7312562114266116762'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7312562114266116762'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/01/le-monde-du-meshugah_23.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2748741215951728776</id><published>2010-01-22T08:44:00.000-08:00</published><updated>2010-01-22T08:44:54.946-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;si les associations dénoncent "l'intransigeance bureaucratique" du gouvernement, l'UNICEF appelle à la prudence et met en garde contre les réseaux de traite des enfants en lien avec "le marché de l'adoption". La pluie grise de ciel et&amp;nbsp;le vent farfelu filent entente sans pareille; une masse noire allongée près de Dialogues; le cri moqueur des mouettes; mésanges comme&amp;nbsp;ovales bleutés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2748741215951728776?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2748741215951728776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2748741215951728776&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2748741215951728776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2748741215951728776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/01/le-monde-du-meshugah_22.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-3426414204789021518</id><published>2010-01-19T06:20:00.000-08:00</published><updated>2010-01-19T06:22:26.889-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><title type='text'>Kertész</title><content type='html'>"Je faisais tout par erreur. Je vivais dans une erreur totale, tout simplement."&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Dossier K.&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-3426414204789021518?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/3426414204789021518/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=3426414204789021518&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3426414204789021518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3426414204789021518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/01/kertesz.html' title='Kertész'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1871348682473254446</id><published>2010-01-19T06:14:00.000-08:00</published><updated>2010-01-19T06:22:04.484-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;quelques gouttes de pluie épicent la fraîche atmosphère.&amp;nbsp;Le chauffeur du bus numéro 28 donna raison à l'huluberlu&amp;nbsp;à parapluie&amp;nbsp;du 26 en approche&amp;nbsp;en s'accusant de "ne pas en être un bon"; à cela, en panne et dépôt&amp;nbsp;elle&amp;nbsp;demanda un navire du moyen-âge, qu'il allait prendre la grosse tête; un mécano leva le capot du bus HS : "parce que l'ordre du monde n'a pas changé, même après Auschwitz".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1871348682473254446?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1871348682473254446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1871348682473254446&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1871348682473254446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1871348682473254446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/01/le-monde-du-meshugah_19.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2196043773618650936</id><published>2010-01-15T01:33:00.000-08:00</published><updated>2010-02-02T07:32:35.858-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;il aura neigé : 10 centimètres. Giboulées et farandoles. L'empreinte des oiseaux, comme à pieds joints; le pas sinueux des chats.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2196043773618650936?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2196043773618650936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2196043773618650936&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2196043773618650936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2196043773618650936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/01/le-monde-du-meshugah_15.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2609775585697995170</id><published>2010-01-05T02:04:00.000-08:00</published><updated>2010-01-05T02:04:51.339-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>La course au chiffre échauffe la police</title><content type='html'>&lt;small&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Libération 05/01/2010&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/small&gt;&lt;br /&gt;&lt;small&gt;&lt;strong&gt;PATRICIA TOURANCHEAU&lt;/strong&gt;&lt;/small&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A l’approche des élections professionnelles, les policiers manifestent leur mécontentement à l’égard du gouvernement. A Lyon, un chef de service a demandé par écrit le 2 décembre à ses policiers de mettre le paquet sur les arrestations après une baisse en novembre (lire page 4). A Châlons-en-Champagne, le 15 janvier 2009, le «chef de l’unité de sécurité de proximité» détaillait les &lt;em&gt;«objectifs chiffrés en matière de voie publique pour l’année 2009»&lt;/em&gt; sur une note de service de quatre pages que &lt;em&gt;Libération &lt;/em&gt;s’est procurée. Le capitaine de police y fixe des quotas à atteindre. &lt;em&gt;«Chaque brigade de roulement de jour devra à minima procéder à 65 interpellations hors IPM &lt;/em&gt;(ivresse publique et manifeste, ndlr) &lt;em&gt;et délits routiers, à 10 interpellations de personnes faisant l’objet de fiches de recherches, établir 230 TA (timbres-amende, ndlr) pour des infractions au code de la route hors stationnement et 75 TA pour comportement dangereux»&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;etc. La brigade anticriminalité de Châlons-en-Champagne avait pour ordre de réaliser &lt;em&gt;«162 interpellations»&lt;/em&gt; et de retrouver 24 personnes recherchées. Ces documents prouvent à l’évidence que la politique sécuritaire mise en place par Nicolas Sarkozy passe par des chiffres et des quotas. Les chefs de police chargés d’appliquer les directives ministérielles passent de moins en moins leurs instructions par écrit depuis que des gardiens de la paix usés par la &lt;em&gt;«politique du chiffre»&lt;/em&gt; les font fuiter. A l’approche des élections professionnelles dans la police du 25 au 28 janvier, les syndicats manifestent, comme à Marseille hier, dénonçant &lt;em&gt;«la politique du chiffre»&lt;/em&gt;et protestant contre le manque de moyens et la baisse des effectifs, dans une surenchère corporatiste. &lt;strong&gt;Enfourcher.&lt;/strong&gt; Les plus critiques, à savoir les deux syndicats plutôt de gauche et majoritaires, l’Union SGP-Unité police pour les gardiens de la paix et le Snop des officiers, pensent conforter leur avance au prochain scrutin, fin janvier. Et Alliance et Synergie-officiers, inféodés à Nicolas Sarkozy, risquent de rester minoritaires. Le chef de l’Etat pourrait enfourcher son thème de prédilection, la sécurité, pour la campagne des élections régionales fixées au mois de mars. Nicolas Sarkozy a déjà promis lors de ses vœux aux travailleurs de la Saint-Sylvestre de &lt;em&gt;«s’occuper des bandes»&lt;/em&gt; cette année et de &lt;em&gt;«combattre la possession et l’utilisation des armes à feu par les voyous»&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="articleContent"&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bientôt, le ministre de l’Intérieur va présenter ses statistiques de la délinquance de 2009. Il y a fort à parier que Brice Hortefeux va dégainer des chiffres formidables pour l’an passé. Nicolas Sarkozy l’a déjà annoncé le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; janvier: &lt;em&gt;«C’est la septième année consécutive que les statistiques de la délinquance générale sont en baisse.»&lt;/em&gt; Or, si les atteintes aux biens (enregistrées et annoncées) ont chuté, les violences contre les personnes augmentent inexorablement. Et les policiers en ont marre de la fabrique des chiffres qui découle d’une stratégie mise en place par Nicolas Sarkozy dès son arrivée au ministère de l’Intérieur en 2002. Il avait institué alors la &lt;em&gt;«culture du résultat»&lt;/em&gt; dans la police, avec des notes, classements, primes et gratifications pour les flics jugés les plus efficaces&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«La performance ne doit pas appartenir au privé. Elle doit appartenir au public»&lt;/em&gt;, assénait-il. &lt;em&gt;«Les fonctionnaires font leur travail tous les jours dans des conditions extrêmement difficiles, je parle de la police. Il est normal que ceux qui font plus et mieux en soient récompensés.»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A l’usage, ces primes au mérite censées gratifier les policiers ayant fait &lt;em&gt;«plus et mieux» &lt;/em&gt;reviennent à ceux qui ont fait &lt;em&gt;«du quantifiable, du chiffre, plus que de la qualité»&lt;/em&gt; dénonce Dominique Achispon, leader du syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire). Pas étonnant à ses yeux puisque les critères d’attribution de ces dites &lt;em&gt;«primes de résultats exceptionnels à titre collectif»,&lt;/em&gt;une enveloppe de 25 millions d’euros, reposent sur des nombres d’arrestations, des ratios, et des hausses de taux d’élucidation. Ainsi, la direction centrale des CRS a accordé 1 818 600 euros en 2008 aux compagnies de service général ayant atteint le meilleur &lt;em&gt;«nombre total de mise à disposition des OPJ (officiers de police judiciaire), suite à interpellations, par rapport au nombre de jours rapportés aux fonctionnaires en sécurisation»&lt;/em&gt;. En clair, les CRS qui touchent les 600 euros sont ceux qui ont ramené le plus de suspects aux OPJ. La police de l’air aux frontières (PAF) a réparti ses 1 025 400 euros à ses unités affichant le plus grand &lt;em&gt;«nombre d’étrangers en situation irrégulière interpellés d’initiative»&lt;/em&gt; rapporté au &lt;em&gt;«nombre de personnels actifs du service».&lt;/em&gt; La PAF attribue également la récompense aux agents de ses centres de rétention administrative en fonction du &lt;em&gt;«nombre d’étrangers éloignés»&lt;/em&gt; par rapport à la &lt;em&gt;«moyenne de places de rétention disponibles sur la période de référence», &lt;/em&gt;lit-on dans le rapport de présentation de la PAF sur la prime collective. Les 8 millions d’euros pour les policiers de sécurité publique reviennent à ceux qui pratiquent le plus d’interpellations et améliorent le taux d’élucidation des affaires.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Hic.&lt;/strong&gt; Sitôt son accession à l’Elysée, Sarkozy avait donné pour consigne à Michèle Alliot-Marie de faire baisser la délinquance de 5% et de faire monter le taux d’élucidation à 40%. Intention louable que de résoudre les affaires et d’arrêter les criminels. Le hic, c’est que pour doper le taux d’élucidation &lt;em&gt;«inférieur à 25% sous les socialistes &lt;/em&gt;(avant 2002)» dixit Brice Hortefeux et qui &lt;em&gt;«avoisine désormais les 38%»&lt;/em&gt;, les services de police usent de tours de passe-passe. Ils focalisent sur des délits qui sont élucidés en même temps qu’ils sont constatés, sans besoin d’investigations ou de recherches&amp;nbsp;: l’usage de cannabis, le racolage, le port d’armes de 6&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; catégorie (armes blanches)ou l’infraction à la législation sur les étrangers sont autant de délits résolus sur le champ. Les officiers du Snop dénoncent &lt;em&gt;«ces arrestations à la chaîne de fumeurs de shit, de porteurs d’Opinel, de prostituées et de clandestins pour faire du chiffre et booster le taux d’élucidation des affaires»&lt;/em&gt;. Pourtant, les vols de sacs à main, de voitures ou les cambriolages, ces délits dits de &lt;em&gt;«proximité»&lt;/em&gt; qui empoisonnent les gens, ne sont pas plus élucidés. La police n’arrête pas plus d’un voleur sur sept.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2609775585697995170?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2609775585697995170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2609775585697995170&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2609775585697995170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2609775585697995170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/01/la-course-au-chiffre-echauffe-la-police.html' title='La course au chiffre échauffe la police'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-8142722865835239359</id><published>2010-01-04T09:19:00.000-08:00</published><updated>2010-01-04T09:22:52.964-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;au passage d'une élégante, rue de Lyon, près de la charcuterie, un homme beugla et ne cessa, la belle en eut un haut le coeur mais passa son chemin, sans mot dire. A Dialogues, plutôt calme aujourd'hui,, une dame âgée recherchait &lt;i&gt;L'interprétation des rêves&lt;/i&gt;, à son prix elle se rabattit sur le folio &lt;i&gt;Sur le rêve&lt;/i&gt; à 5,60 euros. Un oiseau a bien failli entrer dans ma chambre, par la fenêtre ouverte sur le grand ciel bleu. Cette phrase dans &lt;i&gt;L'île du docteur Moreau&lt;/i&gt;, "la pitié vient nous bouleverser quand la souffrance trouve une voix pour tourmenter nos nerfs".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-8142722865835239359?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/8142722865835239359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=8142722865835239359&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8142722865835239359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8142722865835239359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2010/01/le-monde-du-meshugah.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-7313575711108551676</id><published>2009-12-31T06:35:00.000-08:00</published><updated>2010-01-19T05:59:27.584-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'>Brest</title><content type='html'>en pétard toute lacérée&lt;br /&gt;d'est en ouest et du nord au sud&lt;br /&gt;en ton&amp;nbsp;cul&amp;nbsp;les grands pères scud&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;voilée barricadée serrée&lt;br /&gt;gitez-vous&amp;nbsp;larme à l'oeil &lt;i&gt;lady&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;sur trottoir en rade laidie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;politique et géographique&lt;br /&gt;Jaurès Siam ah!&amp;nbsp;certains poètes&lt;br /&gt;semoncent neuf rimes qui pètent&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-7313575711108551676?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/7313575711108551676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=7313575711108551676&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7313575711108551676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7313575711108551676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/12/brest.html' title='Brest'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-7531279107367489317</id><published>2009-12-31T06:03:00.001-08:00</published><updated>2009-12-31T06:03:26.286-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SzyvHmp2AQI/AAAAAAAAAqI/_Hv2WonnLPc/s1600-h/Image12.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SzyvHmp2AQI/AAAAAAAAAqI/_Hv2WonnLPc/s320/Image12.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-7531279107367489317?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/7531279107367489317/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=7531279107367489317&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7531279107367489317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7531279107367489317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/12/blog-post_31.html' title=''/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SzyvHmp2AQI/AAAAAAAAAqI/_Hv2WonnLPc/s72-c/Image12.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-69888065534340248</id><published>2009-12-31T05:58:00.000-08:00</published><updated>2009-12-31T05:58:56.601-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/Szyt2oFQjNI/AAAAAAAAAqA/BS_egQYZ_pc/s1600-h/ruines.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ps="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/Szyt2oFQjNI/AAAAAAAAAqA/BS_egQYZ_pc/s320/ruines.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-69888065534340248?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/69888065534340248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=69888065534340248&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/69888065534340248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/69888065534340248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/12/blog-post.html' title=''/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/Szyt2oFQjNI/AAAAAAAAAqA/BS_egQYZ_pc/s72-c/ruines.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-7571200540140283103</id><published>2009-12-31T05:11:00.000-08:00</published><updated>2010-02-18T06:37:54.903-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;solitaire rue de Siam : barricadée, moribonde et&amp;nbsp;déchaussée : sa manche trouée tout le long.&amp;nbsp;Pimpantes, légères et soucieuses les beautés _bottées cintrées cadenassées peinturlurées et coiffées laquées_ hâtent le pas cadencé par l'ondée sourcilleuse; pas de parapluie, ah! Elever la température de Dialogues d'un degré et ne pas oublier le pain sur le comptoir de la boulangerie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-7571200540140283103?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/7571200540140283103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=7571200540140283103&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7571200540140283103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7571200540140283103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/12/le-monde-du-meshugah_31.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-4570685431459771054</id><published>2009-12-23T05:03:00.000-08:00</published><updated>2009-12-23T05:11:25.352-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>nuages&amp;nbsp;en formes mobiles, ces continents vagabonds; un rayon de soleil éblouissant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-4570685431459771054?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/4570685431459771054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=4570685431459771054&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4570685431459771054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4570685431459771054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/12/le-monde-du-meshugah_23.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-3083879008234183674</id><published>2009-12-22T09:26:00.000-08:00</published><updated>2009-12-31T06:06:18.102-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;la nuit tombe; de l'Ouest s'engouffre&amp;nbsp;une masse&amp;nbsp;de nuages; la brume étend son empire sur les terres; le long de la route, sur la piste cyclable, à l'heure de la sortie des bureaux, les joggers s'empoisonnent en s'époumonant à qui mieux mieux de l'air saturé&amp;nbsp;en CO2 des bolides anxieux et râleurs et&amp;nbsp;frimeurs, quelques gouttes semblent tinter contre le vélux de la bibliothèque, un bus passe en ronflant, c'est l'ondée musicale&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-3083879008234183674?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/3083879008234183674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=3083879008234183674&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3083879008234183674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3083879008234183674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/12/le-monde-du-meshugah_22.html' title='Le monde du meshugah'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1652943075954088257</id><published>2009-12-18T08:42:00.000-08:00</published><updated>2009-12-18T08:43:29.436-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Graphodyschroniques'/><title type='text'>Le monde du meshugah</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;sauver copenhague ou mourir copenhague l'impasse semble inévitable secte 7 français libérés irlande le pape accepte la démission d'un évêque après des abus sexuels afghanistan démonstration de force des occidentaux brésil l'enfant de deux ans transpercé d'aiguilles victime de magie noire liban pour la première fois une femme ouvre un compte bancaire pour ses enfants affaire hsbc l'ultimatum de la suisse le combat des enfants albinos en tanzanie voitures neuves rush de fin d'année lefebvre "la majorité plus unie que jamais" fonctionnaires la règle du non-remplacement épinglée politique julien dray libéré de ses ennuis judiciaires délits d'initiés d'eads tous les protagonistes mis hors de cause écrouves un nouveau corps de bébé retrouvé karachi nicolas sarkosy dans le collimateur des famillesl'air du temps et si l'on aidait les bénévoles distributeurs de billets appel à la grève aujourd'hui vol rio-paris les sondes pitot à nouveau montrées du doigt paris rocancourt en garde à vue halliday lancement d'une action en justice ntm en concert au parc des princs le 19 juin chalons-sur-saône cadeau de noël au centre social tabac ça tousse du côté des non-fumeurs paris en blanc medef l'agroalimentaire claque la porte jeunes agriculteurs déversement de paille devant l'élysée aéroports rennes et dinard restent aux mains des cci pêche la flotille vieillit les marins aussi odislor (guingamp) la société en redressement judiciaire renault condamné pour faute inexcusable après un suicide la poste résultats en repli de 3% total mapa et spontex changent de mains blanc aero technologies (plerin) les licenciements secs évités entremont lactalis candidat au rachat néolait des salariés veulent racheter l'entreprise réforme de la carte judiciaire la nouvelle organisation électricité la cgt veut un débat sur l'énergie en bretagne copenhague la bretagne va adhérer au "climate group" grippe&amp;nbsp;A ouessant bat un record de vaccination plougonvelin le camion volé aurait servi pour un vol de métaux routes glissantes nombreux accidents en ille-et-vilaine viol en récidive l'accusé fait appel molène un bébé phoque blessé secouru grippe A fermeture d'écoles mutualité sociale agricole fermeture des centres de proximité sécurité routière une opération exceptionnelle régionales bretagne-écologie tend une main à jean-yves le drian repos dominical la cfdt et la cgt écrivent au préfet office de la langue bretonne le pnra adhère à la charte "ya d'ar brezhoneg" préfecture de région fabien sudry nommé préfet du tarn-et-garonne cancer colorectal objectf : sauver cent vies par an aquarelle le maroc de charles kérivel nautisme écolo le finistère initiateur européen trégunc autour de la guitare celtique jeunes charrues les inscriptions sont ouvertes metallica the four horsemen ce soir au black label secours populaire play bach à l'espace léo-ferré foot alex dupont libre dans sa tête une septuagénaire agressée au centre-ville agressé pour un appel de phares des squatters expulsés caf nord-finistère "en grève reconductible" ubo la formation en alternance au service du tactile école freinet la ville investit 300 000 euros modem les adhérents consultés sur la tête de liste cm arkéa huit millions d'euros de prêts pour brest et bmo rotary des actions pour aider la recherche lions club cinq enfants partent pour disneyland onyx pas de feu vert à l'appareillage édition évocation d'un métier disparu carnet rose bienvenue wallis évolution de carrière un diplôme par l'expérience cgt métallurgie "renforcer le coeur de métier" cross de brest les vainqueurs ont reçu leurs trophées air soft une affaire de fair-play brest-yokosuka un jumelage riche en histoire animations 2010-2014 évolutions en douceur drum'n'bass la reine elisa do brasil fait escale à brest danse ce soir au vauban c'est "la nuit de la salsa" "plein les mirettes" succès de la deuxième édition office des retraités brestois l'interchorale fait son bilan rue poullic-al-lor un aménagement de sécurité escalade des séances en extérieur au printemps loto de noël carton plein à la résidence section chant de poul-ar-bachet la chanson française au répertoire maison pour tous un concours de dessins-messages saint-vincent débuts prometteurs de la section rugby lycée dupuy-de-lôme une rencontre intergénérations lycée rive droite les élèves à l'acceuil du salon des métiers d'art secours catholique le père noël fait des heureux collège quatre podiums au cross académique comité d'usagers les enfants ont fait le spectacle école langevin découverte du burkina-faso lycée ronarc'h des germanistes à dresde tennis de table les cadets volent vers la division 1 conseil munocipal enfants des nichoirs contre le froid basket aucune inquiétude pour les poussins maison de l'enfance spectacle de noël en chantant info drogue les parents attentifs aux témoignages crèche l'afrique à saint-jaoua 20 000 lieues sous les mers un spectacle magique twirling-evolution un premier vide-greniers réussi l'année 2010 trois fêtes en son honneur conseil municipal les orientations budgétaires 2010 kérafur le contournement vivement souhaité guipavas-avenir démission d'anne campion diagonale du souffle l'aventure de michel le bourdonnec école coat-édern un marché de noël très festif collège saint-anne engouement pour le badminton vie économique votr'immo nouvelle agence immobilière rossine peintre russe exilé en bretagne chamonix-ouessant à pied le défi "prioriterre" atmosphère glaciale&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1652943075954088257?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1652943075954088257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1652943075954088257&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' 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style="font-size: x-large;"&gt;دومينيك&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Y.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-426809973407738738?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/426809973407738738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=426809973407738738&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/426809973407738738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/426809973407738738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/dominique.html' title='Hum...'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1748456979441762821</id><published>2009-11-25T09:03:00.000-08:00</published><updated>2009-11-25T09:03:34.580-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Documentaires'/><title type='text'>un dernier effort!</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/Sw1irbEB7uI/AAAAAAAAAp4/hFwt9h6nJLM/s1600/demenagement.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/Sw1irbEB7uI/AAAAAAAAAp4/hFwt9h6nJLM/s320/demenagement.jpg" yr="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;"Heureux qui comme Ulysse..."&lt;br /&gt;Pris sur le vif du déménagement de Banon à Aix en Provence, nous devinons Yohann qui pédale et Magali qui garde le cap...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1748456979441762821?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1748456979441762821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1748456979441762821&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1748456979441762821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1748456979441762821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/un-dernier-effort.html' title='un dernier effort!'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/Sw1irbEB7uI/AAAAAAAAAp4/hFwt9h6nJLM/s72-c/demenagement.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2384187177562236253</id><published>2009-11-25T08:56:00.000-08:00</published><updated>2009-11-27T06:43:01.513-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><title type='text'>de la technè</title><content type='html'>Cet aphorisme younesien : "plus on en a, mieux on capte".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2384187177562236253?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2384187177562236253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2384187177562236253&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2384187177562236253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2384187177562236253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/de-la-techne.html' title='de la technè'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-5807166255292100025</id><published>2009-11-17T08:30:00.000-08:00</published><updated>2009-11-17T08:30:10.805-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Histoire de chambres (Michelle Perrot)</title><content type='html'>Rencontre-débat Alain Corbin, Michelle Perrot&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.laviedesidees.fr/Silences-et-murmures-de-l-histoire.html"&gt;http://www.laviedesidees.fr/Silences-et-murmures-de-l-histoire.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-5807166255292100025?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/5807166255292100025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=5807166255292100025&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5807166255292100025'/><link rel='self' 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et ancien ministre de la justice&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MONDE &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Sarkozy a annoncé des mesures nouvelles sur la justice, à l'occasion de plusieurs faits divers. A chaque fois, il affirme son intention de se placer du côté des victimes. Quelle doit être la place de la victime dans le processus judiciaire ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La justice pénale doit impérativement prendre en compte les intérêts de la victime, assurer le respect de ses droits et la réparation des préjudices subis. La victime doit être traitée en justice avec toute l'humanité que sa souffrance appelle. J'ai été le témoin jadis de l'indifférence avec laquelle l'appareil judiciaire traitait la victime. A la chancellerie, j'ai beaucoup oeuvré pour étendre les droits et améliorer la condition des victimes d'infractions. Depuis lors, des progrès sont encore intervenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais il faut rappeler que la justice pénale n'a pas pour mission d'être une thérapie de la souffrance des victimes. Elle a une fonction répressive, dissuasive et expressive, car elle exprime les valeurs de la société. Mais elle ne saurait avoir une finalité thérapeutique. Il existe des systèmes judiciaires, notamment anglo-saxons, qui n'admettent pas la victime comme partie dans le procès pénal, la réparation de son préjudice étant assurée par les juridictions civiles. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce n'est pas notre choix et l'on doit s'en féliciter. Mais au nom de la souffrance des victimes, qui appelle toute la solidarité de toute la société, nous ne devons pas altérer le difficile équilibre de la justice pénale qui repose sur les principes du procès équitable inscrit dans la Convention européenne des droits de l'homme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Or nous assistons à une sorte de dérive. Se proclamer du côté des victimes est toujours politiquement profitable. Qui serait contre ? Nous sommes dans une société d'émotion qui se veut compassionnelle. Rien ne mobilise plus l'émotion que le crime et la souffrance des victimes, décuplée par la médiatisation et la puissance des images à la télévision. Cela nourrit la pulsion de vengeance qui est au coeur de la réaction humaine en présence d'un crime atroce. Mais la justice ne peut se confondre avec la vengeance ni avec la compassion pour les victimes. C'est ce qui rend son exercice si difficile. Rappelons-nous l'affaire d'Outreau...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;En matière de justice, on a l'impression que la loi est modifiée à chaque fait divers. Peut-on construire une politique pénale de cette façon ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Devant la vague émotionnelle que suscite un crime odieux, les femmes et les hommes politiques se sentent interpellés. La réponse la plus simple consiste à dire : faisons une loi pour éviter que cela se reproduise. Regardons ce qui est advenu depuis 2002 en matière de récidive, notamment celle des délinquants sexuels. Alors que la loi Guigou de 1998 avait déjà instauré un suivi socio-judiciaire, on a voté successivement les lois Perben 1 et 2, la loi sur la récidive de 2005, celle sur la prévention de la délinquance en mars 2007, un nouveau texte à la session extraordinaire de juillet, et on nous annonce une nouvelle loi à la rentrée parlementaire !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La multiplication des lois, sans chercher à s'assurer de leur efficacité, engendre un désordre législatif préjudiciable. Trop de lois nuisent à la Loi. Quel bilan a-t-on fait de l'ensemble de ces textes ? Quelle a été l'effectivité de leurs dispositions ? On est entré dans un système où la loi devient un mode de communication politique. Mieux vaudrait s'assurer de sa mise en oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prenons le cas de l'affaire Francis Evrard. Elle pourrait faire l'objet d'une commission d'enquête parlementaire. Pourquoi, dans ce cas, l'arsenal des dispositions inscrites dans les lois existantes n'a-t-il pas fonctionné ? Pourquoi les mesures de surveillance judiciaire ont-elles été inopérantes ? A-t-il fait l'objet d'un traitement psychiatrique en détention ? A-t-on mobilisé juges de l'application des peines, psychiatres, agents d'insertion et de probation à sa sortie ? Cette affaire grave révèle une série de dysfonctionnements auxquels il serait plus urgent de porter remède que de légiférer dans la hâte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;La principale mesure est celle d'un hôpital-prison pour délinquants sexuels dangereux, où ils iraient après leur peine. Que pensez-vous de cette initiative ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut bien mesurer que ce qui s'annonce là est un changement profond de la fonction du juge. Que prévoit-on ? Le juge sera en présence d'un détenu qui aura purgé entièrement sa peine, qui "aura payé sa dette à la société", comme on le dit familièrement. Que va-t-on demander à ce juge ? Au vu d'un rapport d'expertise psychiatrique - et la psychiatrie n'est pas une science exacte -, le juge devrait décider la détention de quelqu'un qui n'aurait pas commis de nouvelle infraction, mais qui recèlerait en lui la possibilité d'en commettre, en fonction d'une dangerosité présumée. Le juge ordonnerait une détention sans infraction ni condamnation !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je crains que pour pallier les carences dont on aura fait preuve, dans le traitement des condamnés au cours de l'exécution de leur peine, on ne crée un système judiciaire destiné à mettre à l'écart, sinon à éliminer, des individus en raison d'une dangerosité présumée. Nous sommes là en face d'un choix très grave pour l'avenir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quelle solution faudrait-il mettre en place ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait, dès l'arrivée en détention de tels condamnés, mettre en place un véritable projet pénitentiaire, élaboré à partir d'un bilan médical et psychiatrique. Il faudrait élaborer un programme de traitement pour les années à venir en détention et au-delà dans le cas d'une libération conditionnelle ou d'une surveillance judiciaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faudrait qu'une telle prise en charge soit effective, qu'elle ne soit pas seulement inscrite dans la loi ou sur des circulaires sans être réellement appliquée. Si l'on ne mobilise pas tous les moyens de traitement pendant que de tels criminels sont en prison durant des années, alors comment supprimer ou atténuer leur dangerosité et préparer leur sortie ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Cela vaut non seulement pour ceux qui sont atteints de troubles mentaux ou les délinquants sexuels, mais aussi pour tous ceux qui sont condamnés à des peines d'une certaine durée. La préparation à la sortie est essentielle pour tout détenu et pour la société. La réinsertion est l'un des objectifs fondamentaux de la prison. Il faut s'en préoccuper dès l'entrée et pas à la veille de la sortie. Toutes les mesures qui facilitent cette réinsertion et la prévention de nouvelles infractions doivent être effectivement mises en oeuvre, y compris la généralisation du bracelet électronique dans le cadre de la libération conditionnelle ou de la semi-liberté s'agissant de tels criminels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Autre fait divers, autre annonce. Nicolas Sarkozy a demandé que l'on organise des procès pour les irresponsables pénaux.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait un détournement de la justice que de juger des déments déclarés comme irresponsables. On aurait un procès fictif dont le but serait de permettre aux familles des victimes de "faire leur deuil". Les psychiatres estiment que le processus de deuil est si complexe qu'on ignore réellement quel effet thérapeutique peut susciter un tel procès. Il est naturel qu'une victime veuille assister au jugement de l'auteur de l'infraction. Mais on ne va pas transformer le procès en psychodrame judiciaire. Ce serait dévoyer la justice sans mieux assurer les droits des victimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il existe déjà des dispositions en faveur des victimes en présence d'une éventuelle irresponsabilité pénale pour cause de démence. La partie civile peut demander une contre-expertise psychiatrique. Si le non-lieu est prononcé, elle peut faire appel devant la chambre de l'instruction qui tient une audience publique. La loi permet de reconnaître que le crime a été commis par la personne jugée irresponsable, et la victime peut obtenir des dommages-intérêts en l'absence de condamnation pénale.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, le nombre de non-lieux pour irresponsabilité totale est infime par rapport à celui des criminels qui sont considérés comme partiellement irresponsables, condamnés et envoyés dans des établissements pénitentiaires où ils sont très nombreux. C'est là une des grandes difficultés à laquelle est confrontée l'administration pénitentiaire : la détention et le traitement des condamnés atteints de troubles mentaux et qui sont en prison. Dans le cadre de la loi pénitentiaire, cette question majeure devra être traitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le gouvernement a annoncé son intention de créer un juge des victimes. Qu'en pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne vois pas son rôle. S'il s'agit de défendre les intérêts des victimes en justice, c'est aux avocats de le faire. Et toute victime peut obtenir au besoin l'assistance d'un avocat d'office. Alors que fera le juge ? Recevoir la victime, la guider à travers le dédale des procédures, c'est là aussi la fonction de l'avocat. Veiller à l'exécution de la décision rendue ? Là aussi, c'est à l'avocat de le faire. Devra-t-il alors veiller à ce que les avocats s'acquittent avec diligence de leur tâche ? Singulière mission pour un magistrat.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a quelques années, le gouvernement avait instauré un ministre délégué aux droits des victimes. Ses mérites personnels n'étaient pas en cause, mais son domaine de compétence est toujours demeuré insaisissable. Et on n'a pas renouvelé l'expérience. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Badinter&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sénateur (PS) des Hauts-de-Seine&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-5169372269855758489?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/5169372269855758489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=5169372269855758489&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5169372269855758489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5169372269855758489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/robert-badinter-ne-pas-confondre.html' title='Robert Badinter : &quot;Ne pas confondre justice et thérapie&quot;'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-4655436892989885978</id><published>2009-11-16T09:36:00.000-08:00</published><updated>2009-11-16T09:36:19.171-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Récits'/><title type='text'>Hier</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'ai acheté hier "&lt;em&gt;L'Antimanuel d'Economie&lt;/em&gt;" de B. Maris. Vraiment très bien! Et puis plus invraisemblable, un ouvrage collectif de philosophes, universitaires, intitulé "&lt;em&gt;Rire, Mémoire, Shoah&lt;/em&gt;". C'est un livre que j'ai acheté d'occasion en passant à la fac. D'habitude je passe jamais par là, c'est un piège pour moi... J'allais partir, quittais le rayon philosophie et tombe sur ce titre. Jette un premier coup d'oeil, referme le livre. Approche très intéresante, question de K. Kraus, W. Benjamin, ... Songe à un chapitre que j'avais écrit lors de mes études qui touchait à la question du rire en milieu carcéral,&amp;nbsp;au livre&amp;nbsp;de Bergson... Publié en 2009. Je te parlerais peut-être plus tard de son contenu que je n'ai pas encore exploré. Mais ce qui fut étonnant, c'est que le type qui vend des livres dans le gran hall de la faculté d'Aix, le fait au nom de différents propriétaires qui ont apparemment donné une estimation sur le prix de leurs livres... Bref, le type consulte son "cahier de compte", il est écrit TRAN sur la première page du livre. Il se réfère à ce code et lance: c'est à moitié prix... ça devait être un cadeau. Et là, j'éclate de rire, songeant au titre, à son contenu qui a sans doute désintéressé la personne qui a reçu ce livre, à la personne qui a pu l'offrir. J'imaginais sa tête. Tout ça me fait penser aux cadeaux que nous avons pu faire à mon grand-père, "La liste de Schindler" par exemple, qui pouvait lui rappeler l'horreur de la guerre. A ma grand-mère qui compara un jour le copain de ma soeur, qui se rase régulièrement la tête, à un déporté de Dachau... Que d'humour dans cette famille qui manipule à loisir le désespoir. Le vendeur devient rouge et me tend ce livre dont personne n'a voulu. Porteur d'objet désespéré, je partis avec mon livre sous le bras errant dans les couloirs de la faculté. Sans doute devais-je inspirer quelque chose comme de la pitié, pris d'une incertitude béante et de pensées indescriptibles... comme à chaque fois que cette Histoire vient nous hanter. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-4655436892989885978?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/4655436892989885978/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=4655436892989885978&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4655436892989885978'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4655436892989885978'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/ou-peut-etre-la-grande-soustraction.html' title='Hier'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2107880107289411318</id><published>2009-11-15T06:47:00.000-08:00</published><updated>2009-11-15T06:48:47.662-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Récits'/><title type='text'>25 Octobre 2009</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'ai pas dormi, je ne crois pas avoir dormi. J'étais pourtant prévenu, sourdement, par un soupçon à l'égard de moi-même et du sommeil. N'avais-je pas somnolé toute la journée, toute la semaine, cela ne durait-il pas depuis des mois ou des années? Cette nuit blanche, "surconsciente", et paradoxale semblait ainsi attendue... Il flottait sous moi l'absence, dans un éclat brûlant de fièvre, à mesure que je naviguais sur ce fleuve étrange, calme et navré. Les réflexions et préoccupations qui m'habitaient déjà hier soir avait pourtant donné l'alerte. Ce grand chemin menait à vue, en même temps qu'il me perdait, incapable de réagir, vaincu par le rythme des flots et le cours de cette voix qui martelait: "ouvre les yeux, vois ce que tu ne veux voir". Pris dans le courant des eaux, qui dominait la rive, je saisissais au passage, sur des îlots de sable blanc, dans l'écume du fleuve advenant sur le cadavre des arbres et dans le bois flotté: l'écran d'une vie morcelée. La mienne et celle des autres, tout se monde unit malgré le nombre. De là où je descendais, je pouvais distinctement apercevoir certains visages. Ce grand type aux cheveux blancs et blonds que je reconnus comme un archétype de ce monde infini, éternellement jeune, seulement apparant. Je distinguai le visage de mes soeurs et de leurs maris et il m'apparut que toutes nos vies se ressemblaient, qu'elles étaient dotées des mêmes signes, comme issues d'une coque brisée. Dans un même fracas, tout allait dans un sens unique, rapidement puis lentement, de manière altérée. Et tout défilait, suivant la rotation d'un disque ou d'un tourbillon, emporté vers le fond au milieu duquel je glissais, observant ici et là, avec de grands yeux ouverts tous ceux qui allaient devant moi, les mêmes occurences: les mêmes chiffres, les mêmes dates, les mêmes événements, le même train... Chacun portait sur le visage, une expression figée et systématique, un sourire puis une grimace, un rire puis un cri... Et dans ce tourbillon, j'apercevais tous les objets du quotidien et des mots tournoyant que j'imaginais plongeant vers l'abîme, dans le siphon de cette tourmente. Le paysage de la vie moderne et le confort noyé par la cuvette des latrines. Et des mots autant que des objets mouraient, condamnés, assassinés par moi: le canapé, l'ordinateur, la santé, le docteur, le code civil, la liberté, le mariage, les enfants et surtout le travail, le travail, avalé comme une vérité droite et l'Argent !!!! Et tous ces excécrables et ses petits-enfants... Et tout cela tournoyait comme un disque, avec l'allure d'une mécanique parfaitement huilée, binaire et folle, débarrassée. Je me tenais au milieu de cette chaîne humaine, à l'unisson, identique, tenant la main de mes congénères, s'émerveillant des mêmes choses, souriant là où chacun souriait. L'horizon plat succombant morne et sans relief, sans histoire et mémoire singulière car&amp;nbsp;je célèbrais, j'accceptais ma vie d'homme moderne, alliéné et résolu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2107880107289411318?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2107880107289411318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2107880107289411318&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2107880107289411318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2107880107289411318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/un-25-octobre.html' title='25 Octobre 2009'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-3812124355662190177</id><published>2009-11-10T03:56:00.000-08:00</published><updated>2009-11-10T03:56:01.087-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><title type='text'>Kristallnacht</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SvlUpObS-pI/AAAAAAAAApw/SVXS8mWQyPU/s1600-h/Kristallnacht.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" sr="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SvlUpObS-pI/AAAAAAAAApw/SVXS8mWQyPU/s320/Kristallnacht.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?ModuleId=58&amp;amp;lang=fr"&gt;http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?ModuleId=58&amp;amp;lang=fr&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-3812124355662190177?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/3812124355662190177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=3812124355662190177&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3812124355662190177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3812124355662190177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/kristallnacht.html' title='Kristallnacht'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SvlUpObS-pI/AAAAAAAAApw/SVXS8mWQyPU/s72-c/Kristallnacht.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-5747886164110343885</id><published>2009-11-10T03:34:00.000-08:00</published><updated>2009-11-10T03:36:10.433-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><title type='text'>Extase</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Eh bien, ma pensée, c’est qu’il y a deux lumières. Celle-ci, dans l’abîme nocturne, pour ceux qui savent se glisser dans un au-delà du langage : une blancheur d’aurore boréale d’abord, puis peut-être un éblouissement, la mort un instant visible. Mais comment ne pas voir et aimer cette autre, ici où nous sommes, lumière des matins et du soir ? Parfois rien qu’un rayon entre des nuages, parfois ces belles longues journées d’été où le soleil couchant semble apporter quelque paix malgré des raisons d’inquiétude. Il n’y a pas de&amp;nbsp; "galère d’or" à disparaître sous l’horizon, mais la plage est belle, d’où on regarde le ciel, ou bien c’est Baudelaire qui est venu au balcon avec sa "chère indolente", et ils se disent "d’impérissables choses" qu’ils savent bien pourtant n’être que des riens, la simple écume entre vague et sable d’un moment heureux qui prend fin." &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Bonnefoy, Y. 2009, &lt;em&gt;Deux scènes et notes conjointes&lt;/em&gt;) &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-5747886164110343885?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/5747886164110343885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=5747886164110343885&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5747886164110343885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5747886164110343885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/extase.html' title='Extase'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2407755352241677097</id><published>2009-11-10T00:40:00.000-08:00</published><updated>2009-11-10T03:45:54.205-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><title type='text'>L'enfer</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SvlSQAryQKI/AAAAAAAAApo/SPcdmJvNqeU/s1600-h/dante.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" sr="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SvlSQAryQKI/AAAAAAAAApo/SPcdmJvNqeU/s320/dante.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; (Delacroix, E. 1822, &lt;em&gt;Dante et Virgil en enfer&lt;/em&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;"Lo pianto stesso li pianger non lascia, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;el' duol che truova un sugli occhi rintoppo &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;si volge in entro a far crescer l'ambascia" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;(Dante, Inferno) &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2407755352241677097?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2407755352241677097/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2407755352241677097&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2407755352241677097'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2407755352241677097'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/lenfer.html' title='L&apos;enfer'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SvlSQAryQKI/AAAAAAAAApo/SPcdmJvNqeU/s72-c/dante.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-6262685756492080662</id><published>2009-11-10T00:39:00.000-08:00</published><updated>2009-11-10T00:39:01.277-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paroles'/><title type='text'>Ludwig</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au fond d'une guitare enragée à l'automne/Il y avait du sang comme un dièse mouillé/C'était à Bonn au détour d'une rue.../S'il fallait parler de cette romance en allée dans la rue/Avec ses habits du dimanche/Alors que la semaine s'étire on ne peut mieux, au bout de l'incertain et du tragique/S'il fallait chanter cet éternel recommencement qui tient de l'habitude et du savoir constant vérifié par les arbres/Par les crépuscules teints/Par les regards cachés derrière la pensée perverse ou religieuse S'il fallait dire un peu de cette insouciance et qui nous mène au jardin des faillites et de la solitude/ S'il fallait... S'il fallait.../ Alors remonterait du fond de nos cagibis inconscients/Du fond de notre vouloir le plus profond/La certitude,/Le temps précis et incalculé et toujours indemne,/ Alors s'emballerait notre habitude retenue par la défense de s'insurger, de s'éprendre, de s'illusionner./Coriolan n'était qu'un prétexte./ Egmont ?/ Parlons-en./Tu te souviens ?/Sur cette plage toute en graviers/Cette plage défaite au nom d'une certaine/ compromission entre la mer et le spectacle/Cette plage que tu voulais défaite et soumise à ton imaginaire chorégraphie d'enfant seul et triste/ Tu t'en souviens ?/Et tu chantais... et tu chantais... et tu chantais.../Et tu pensais qu'Egmont c'était la mer,/le drame, les larmes,/La beauté de cet instant fabuleux de solitude exaucée/ Tu l'avais dit, et tu l'avais crié à ce prof impotent du verbe/et de la grâce, et tu t'étais caché parce que tu étais seul au monde, et vaincu, et grinçant contre l'imbécillité secourue et protégée par la loi et par le nombre./Depuis, Egmont me remonte comme la mer après ses descentes impitoyables au fond des enfers et de la nature fidèle./Egmont, comme une source bienheureuse et coulant comme une génération tout entière de bienfaits uniques, parce que tu es l'Unique/Parce que je t'ai donné l'Unique et ce Temps/ Qui s'est arrêté au bord de la seule invention de l'homme.../Devine!/L'illusion s'arrange et s'indemnise au mieux de l'imaginaire et de la folie./Je m'illusionne et je pars m'illustrant moi-même et me regardant à travers le style enfin parcouru au long de tous ces silences, de toutes ces vicissitudes interpolées par des copistes dont je me fais le modèle transmis d'on ne sait où et, sans doute, par voix orale./Quand je parle à l'illusion je suis à Bonn sous-traitant la quatorzième symphonie chez un archiduc de mes prétendants.../ Je vais alors et maintenant vers l'horizon blafard et souriant peut-être, parce que de mon oeil jusqu'à son désir de paraître il n'y a probablement qu'une intention d'architecte./Ce que je vois se perd./Ce que j'instrumente ne peut qu'être perdu aussi./L'instinct du hautbois est une crécelle inventée par des lèvres secourues./Le vent, d'habitude, s'informe de ses perverses possibilités et se retrouvera bientôt dans le plan général de ces bois vertueux et grinçants rien qu'à l'idée de se protéger tout en haut, à l'aigu, se défendant aussi de la fable contra-punctique, et apprise sur les bancs de l'informe et de la décadence./Le chant... le chant... et cette vertueuse passion qui ne va jamais au bout de la relative inversion, dans le moins, que l'on ne découvre qu'à force de bienfaits dans l'outrage et dans le sacrifice propitiatoire./Un peu comme la terreur obligée du stupre et de la revendication. Je sais des formules apprises./Je leur crachais dessus./Je sais des impossibilités pratiques./Je les décontenançais à force d'incroyable./L'incroyable, c'est la porte de secours que je poussais quelquefois, et personne jamais ne s'en est aperçu./La perversion m'obligeait à me rendre tel que les pervers pouvaient m'imaginer, et encore.../Cette perversion tellement cachée au fond des mers conscientes revues et corrigées par le cynisme des lois de préférence pénales, je l'entendais au fond de moi, comme les accords de la Neuvième que j'avalais de travers parce qu'engloutis pêle-mêle dans ma bouche auriculaire, et je la rendais à qui de droit, je veux dire aux inadaptés de l'esprit./Ils croyaient que je me trompais alors que Stravinski c'était déjà moi./Avec le sourire en plus./Enfin... ce sourire tout près de vos larmes./Il faut bien concéder./Ça favorise et ça trompe les historiens./ J'allais jouer à la marelle, avec trente-deux cases./La sonate pour piano, c'est une démission de joueur./Quand Dieu se masturbe, il met du cassis dans ton vin blanc et tu jouis en même temps que lui,/à cela près que Dieu c'est toi aussi. Vous n'êtes rien moins que les informes copies de votre propre imagination./Lorsque tu imagines, tu crois être dans le spectacle alors que le spectacle te regarde et te vérifie./Quand je transpirais auprès de Térésa, elle prenait ça pour du génie./Mon génie c'était justement de m'arrêter à temps,/au bord du non-dit et de l'informulé./Tu sais bien que Rembrandt n'a jamais dessiné que des fadaises./Si tu voyais ce qu'il voyait tu t'arracherais mes oreilles./Nous sommes d'un monde non édifié et que nous sommes seuls à parcourir, encore qu'il y faille un peu de désordre aussi et de cette indicible beauté qu'on ne dit même pas en musique ou au fusain et que nous immolons chaque soir avant de parcourir l'inédit et la fantastique pâleur du silence et de l'objective inanité./Le néant, vraiment, finit par avoir une consistance,/ tellement nous nous en informons, tellement nous le parlons avec nos mots et nos idées, alors que l'idée même en est transfigurée par nos sens et notre dérisoire entendement./Coriolan n'était qu'un prétexte./Egmont ?/Parlons-en/ Tu te souviens ?/Sur cette plage toute en graviers/Cette plage défaite au nom d'une certaine compromission entre la mer et le spectacle,/Cette plage que tu voulais défaite et soumise à ton imaginaire chorégraphie d'enfant seul et triste,/tu t'en souviens ?/Et tu chantais... et tu chantais... et tu chantais.../Et tu pensais qu'Egmont c'était la mer, le drame, les larmes, la beauté de cet instant fabuleux de solitude exaucée, et tu l'avais dit, et tu l'avais crié à ce prof impotent du verbe et de la grâce,/ Et tu tétais caché parce que tu étais seul au monde, et vaincu, et grinçant contre l'imbécillité secourue et protégée par la loi et par le nombre./Depuis, Egmont me remonte comme une source bienheureuse et coulant comme une génération tout entière de bienfaits uniques,/Parce que tu es l'Unique/ Parce que je t'ai donné l'Unique/ Et ce Temps qui s'est arrêté au bord de la seule invention de l'homme/ La douleur./ (Léo Ferré, Ludwig) &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-6262685756492080662?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/6262685756492080662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=6262685756492080662&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6262685756492080662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6262685756492080662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/ludwig.html' title='Ludwig'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-9022596322160668400</id><published>2009-11-10T00:33:00.000-08:00</published><updated>2009-11-10T00:33:02.682-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Danny Cohen, chanteur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Punk de la première heure, Danny Cohen débute en 1961, à l'âge de 12 ans, avec le groupe Charleston Grotto, et connait un parcours artistique erratique entrecoupé de longues traversées du désert. Il faudra attendre la fin des années 90 pour voir la sortie, sur Tzadik, le label de John Zorn, de ce Museum of Danny's, reflet de trente années de travail. Mélange de folk déjanté, country hantée, et jazz improbable où se promènent ses (nombreux) démons, ce disque est à l’image de son créateur : halluciné, exubérant, génial. Suivront trois albums plus aboutis, mais qui passeront tout aussi inaperçus : Dannyland (2004), We’re All Gunna Die (2005) et Shades Of Dorian Gray (2007). A la découverte de son œuvre, et pour autant qu'il soit complètement cintré, imbibé, déglingué et toute la panoplie des qualificatifs habituels employés depuis que la critique rock existe, Danny Cohen s'impose comme un compositeur, un arrangeur et un interprète exceptionnel. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-9022596322160668400?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/9022596322160668400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=9022596322160668400&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/9022596322160668400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/9022596322160668400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/danny-cohen-chanteur.html' title='Danny Cohen, chanteur'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-9155665184332932356</id><published>2009-11-10T00:30:00.001-08:00</published><updated>2009-11-10T00:30:58.634-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'>La Jetée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis un mois que j’habitais Honfleur, je n’avais pas encore vu la mer, car le médecin me faisait garder la chambre. Mais hier soir, lassé d’un tel isolement, je construisis, profitant du brouillard, une jetée jusqu’à la mer. Puis, tout au bout, laissant pendre mes jambes, je regardais la mer, sous moi, qui respirait profondément. Un murmure vint de droite. C’était un homme assis comme moi, les jambes ballantes, et qui regardait la mer. “A présent, dit-il, que je suis vieux, je vais en retirer tout ce que j’y ai mis depuis des années.” Il se mit à tirer en se servant de poulies. Et il sortit des richesses en abondance. Il en tirait des capitaines d’autres âges en grand uniforme, des caisses cloutées de toutes sortes de choses précieuses et des femmes habillées richement mais comme elles ne s’habillent plus. Et chaque être ou chaque chose qu’il amenait à la surface, il le regardait attentivement avec grand espoir, puis sans mot dire, tandis que son regard s’éteignait, il poussait ça derrière lui. Nous remplîmes ainsi toute l’estacade. Ce qu’il y avait, je ne m’en souviens pas au juste, car je n’ai pas de mémoire mais visiblement ce n’était pas satisfaisant, quelque chose en tout était perdu, qu’il espérait retrouver et qui s’était fané. Alors, il se mit à rejeter tout à la mer. Un long ruban ce qui tomba et qui, vous mouillant, vous glaçait. Un dernier débris qu’il poussait l’entraîna lui-même. Quant à moi, grelottant de fièvre, comment je pus regagner mon lit, je me le demande. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(Michaux, La Nuit Remue) &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-9155665184332932356?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/9155665184332932356/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=9155665184332932356&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/9155665184332932356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/9155665184332932356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/la-jetee.html' title='La Jetée'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-6236030002097470118</id><published>2009-11-10T00:24:00.000-08:00</published><updated>2009-11-10T00:25:25.965-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><title type='text'>"Où est-on quand on pense?"</title><content type='html'>Extrait du Chapitre "&lt;em&gt;Où est-on quand on pense?&lt;/em&gt;" &lt;br /&gt;de H. Arendt, 1978, 1981, &lt;em&gt;La vie de l'esprit&lt;/em&gt;, Paris, Puf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Il a deux adversaires: le premier le serre sur l'arrière, à partir de son origine. Le second lui barre la route par-devant. Il se bat avec les deux. A vrai dire le premier lui prête son appui dans sa lutte avec le second, car il veut le pousser vers l'avant, et de la même façon le second lui prête appui dans sa lutte avec le premier, puisqu'il le repousse en arrière. Mais cela n'est que théorique. Car ce ne sont pas seulement les deux adversaires qui sont là, mais encore lui-même, et quoi qu'il en soit, il y a son rêve, que, dans un moment de faiblesse -et cela, il faut l'admettre, exigerait une nuit plus noire qu'on en a jamais vu - il s'évadera des premières lignes et sera promu, grâce à son expérience du combat, au rang d'arbitre de la lutte que mènent les deux adversaires." (Kafka, F. Er - Gesammelte Werke)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-6236030002097470118?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/6236030002097470118/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=6236030002097470118&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6236030002097470118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6236030002097470118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/ou-est-on-quand-on-pense.html' title='&quot;Où est-on quand on pense?&quot;'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-3632401290593105807</id><published>2009-11-10T00:08:00.000-08:00</published><updated>2009-11-10T00:08:19.106-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lectures'/><title type='text'>"Ce qu'universel veut dire", généalogie d'un concept</title><content type='html'>&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SvkfR-4B9UI/AAAAAAAAApY/WEBPxC3H_Aw/s1600-h/Milner.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; cssfloat: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" sr="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SvkfR-4B9UI/AAAAAAAAApY/WEBPxC3H_Aw/s320/Milner.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;par&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Jean-Claude Milner&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.akadem.org/sommaire/themes/philosophie/1/5/module_1681.php"&gt;http://www.akadem.org/sommaire/themes/philosophie/1/5/module_1681.php&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; text-align: justify;"&gt;- De la conception grecque (universel singulier des êtres parlants) [On traduit l'universel comme étant ce qui vaut pour tous, "le très grand nombre des êtres parlants" - ce qui, par opposition,&amp;nbsp;exclut le Nom condamnable qui&amp;nbsp;refuse d'être "le nom de tous" (indicible si insistant). Aristote: "Tout homme est mortel". Le singulier prévaut autrement dit. Le pluriel soutient une théorie: l'histoire "des" grecs et la politique pour, par "les" grecs.&amp;nbsp;Même si on élabore une théorie du pluriel, on n'y rencontrera jamais d'universel, prenant la forme de "tous les êtres parlants".&amp;nbsp;La République de Platon ne fait pas cas de l'universel, sauf l'âme qui choisit son destin. Chez Aristote elle est mentionnée à travers la notion de Logique, au singulier.] Cette conception a été bouleversée par la conception Chrétienne et l'irruption de l'Eglise adossée à l'Empire qui a unifié le versant de&amp;nbsp;la Logique, de l'unité,&amp;nbsp;et le versant de la politique du nombre, pluriel. L'universel est devenue l'universel pour le très grand nombre, des croyants, des "êtres parlants", etc que l'on retrouve&amp;nbsp;à travers la phrase de Saint Paul de Tarse: "Nous tous sommes un, en Jésus Christ". Ce passage en quelque sorte magique&amp;nbsp;constitue&amp;nbsp;le passage, la conversion de l'unité, de l'universel grec&amp;nbsp;à la pluralité de l'universel, de tous. En ce sens quand nous faisons usage de cet universel pluriel, (tribunal de ce qui condamne tout ce qui peut y faire obstacle) ce qui n'est pas nous ne parlons pas grec, nous parlons une autre langue qui est la langue chrétienne. Tant que l'universel est placé du côté du singulier il n'y a pas de fracture entre l'universel et l'affirmation d'un Nom, "entre autres". A partir de la formule d'Aristote, incarnation de l'universel au singulier,&amp;nbsp;on&amp;nbsp;reconnait "la marque de la force de l'affirmation de l'homme", de son nom. L'universel singulier, aristotélicien ou platonicien, c'est "la force de l'affirmation d'un nom". &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Revenir à la conception grecque (universel singulier des êtres parlants) pour renverser la lecture d'une philosophie d'Eglise ou d'Empire (Après Alexandre, après Paul de Tarse), faire exploser la prison qui nous enferme, nous amenant à considérer exclusivement l'universel comme pluriel, synonyme du grand nombre et participant à l'affaiblissement du Nom. Usage de Benny Levy qui utilise l'héritage d'Aristote comme une arme à l'encontre de l'ennemi&amp;nbsp;polinien ou&amp;nbsp;alexandrin.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-3632401290593105807?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/3632401290593105807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=3632401290593105807&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3632401290593105807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3632401290593105807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/ce-quuniversel-veut-dire-genealogie-dun.html' title='&quot;Ce qu&apos;universel veut dire&quot;, généalogie d&apos;un concept'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SvkfR-4B9UI/AAAAAAAAApY/WEBPxC3H_Aw/s72-c/Milner.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-6092972191849326786</id><published>2009-11-09T02:15:00.000-08:00</published><updated>2009-11-09T02:15:20.696-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><title type='text'>Rue de Crimée...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"[...] Je fais quelques pas, dans la rue de Crimée, et je me trouve entouré d’hommes vêtus de noir. Ils portent des costumes très en vogue entre Cracovie et Lemberg et, peut-être en Crimée, vers 1850. […] J’allume une cigarette, je sais, ce n’est pas bien, mais dehors, tout de même… Je suis percé de regards réprobateurs. Sous un galurin noir, au milieu d’une barbe, une bouche émet des sons articulés qui semblent m’être destinés. – Tu es juif ? Pourquoi cette question, et quel est cet homme, qui me donne du tu, alors que je ne le connais ni d’Eve ni d’Adam, ni d’ailleurs d’Abraham et de Sarah. […] Nous échangeons quelques mots. Oui, mon pote, Juif si tu veux, mais d’abord Parigot, tète de veau, titi des barrières, broche de la Bastoche, je suis dans la rue, je clope et je t’emmerde. Il me répond que c’est shabbat. Je le sais, je fais ce que je veux. [.. ] Il me balance la Shoah à la figure. […] Il ne craint pourtant pas de nous irriter, Machin roi de l’univers et moi-même, en invoquant la Shoah pour m’interdire de fumer le samedi [...]" &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;(Konopnicki, G. 2009, &lt;em&gt;La banalisation du bien&lt;/em&gt;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-6092972191849326786?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/6092972191849326786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=6092972191849326786&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6092972191849326786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6092972191849326786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/rue-de-crimee.html' title='Rue de Crimée...'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-8319490454360004967</id><published>2009-11-01T13:09:00.000-08:00</published><updated>2009-11-10T03:53:27.605-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Récits'/><title type='text'>Stories from "Humor in the Holocaust: Its Critical, Cohesive, and Coping Functions"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="" name="humor"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Humor in the Holocaust:Its Critical, Cohesive, and Coping Functions&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;by John Morreall&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Two Jews in Berlin are discussing their plight."Terrible," says one. "Persecutions, no rations, discrimination, and quotas. Sometimes I think we would have been better off if we had never been born.""Sure," says his friend, "but who has that much luck--maybe one in 50,000." &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A fatally wounded German soldier asked his chaplain to grant one final wish. "Place a picture of Hitler on one side of me, and a picture of Goering on the other side. That way I can die like Jesus, between two thieves." &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Today in Germany the proper form of grace is 'Thank God and Hitler'. But suppose the Führer dies?" asked the boy. "Then you just thank God."&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Several storm troopers enter an Evangelical Church during a Sunday morning service."My fellow Germans," begins their leader. "I am here in the interest of racial purity. We have tolerated non-Aryans long enough, and must now get rid of them. I am ordering all those here whose fathers are Jews to leave this church at once."Several worshipers get up and leave.&lt;br /&gt;"And now I am ordering out all those whose mothers are Jewish."At this, the pastor jumps up, takes hold of the crucifix, and says, "Brother, now it's time for you and me to get out."&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.holocaust-trc.org/holocaust_humor.htm"&gt;http://www.holocaust-trc.org/holocaust_humor.htm&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-8319490454360004967?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/8319490454360004967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=8319490454360004967&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8319490454360004967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8319490454360004967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/11/stories-from-humor-in-holocaust-its.html' title='Stories from &quot;Humor in the Holocaust: Its Critical, Cohesive, and Coping Functions&quot;'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-720809911867439588</id><published>2009-10-17T05:56:00.000-07:00</published><updated>2009-10-17T05:58:09.747-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;strong&gt;Prière entre la nuit et le jour&lt;br /&gt;   &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     A l'heure vague où les fantômes en grand nombre&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     se pressent contre les fenêtres, ameutés&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     par une hésitation entre le jour et l'ombre&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     et menaçant de leurs murmures la clarté,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     un homme prie: à ses côtés est étendue&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     la très belle guerrière désarmée et nue:&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     non loin repose l'héritier de leurs batailles,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     il tient le Temps serré dans sa main comme paille;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     "Une prière dite dans la crainte, difficile&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     à exaucer, surtout sans le secours du dehors;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     une prière dans l'ébranlement des villes,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     dans la fin de la guerre, dans l'afflux des morts:&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     pour que l'aurore, avec sa tendresse tenace,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     pour que l'entrée de la lumière au ras des monts,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     comme elle éloigne la lune légère efface&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,sans-serif;"&gt;     ma propre fable, et de son feu voile mon nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Jaccottet, P. L'effraie)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-720809911867439588?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/720809911867439588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=720809911867439588&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/720809911867439588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/720809911867439588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/priere-entre-la-nuit-et-le-jour-lheure.html' title=''/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-5852892096902112036</id><published>2009-10-17T05:46:00.000-07:00</published><updated>2009-10-17T05:56:40.968-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;Les nouvelles du soir&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;A l'heure     où la     lumière      enfouit son visage&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;dans notre cou, on crie     les nouvelles  du soir,&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;on nous écorche.     L'air est doux. Gens de passage&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;dans cette ville, on pourra     juste  un peu s'asseoir&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;au bord     du fleuve où bouge      un arbre à peine vert,&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;après avoir mangé en hâte; aurais-je même&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;le temps     de faire ce voyage avant l'hiver,&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;de t'embrasser avant de partir? Si tu     m'aimes&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;retiens-moi, le temps de reprendre souffle, au moins&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;juste pour le printemps,     qu'on nous laisse tranquilles&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;longer la tremblante paix du fleuve, très     loin&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;jusqu'où s'allument les fabriques immobiles...&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;Mais pas moyen. Il     ne faut pas que l'étranger&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;qui marche se retourne, ou il serait changé&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;en statue: on ne peut     qu'avancer. Et les villes&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;qui sont encore debout brûleront. Une chance&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;que j'aie au moins visité Rome, l'an passé,&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;que nous nous     soyons vite aimés, avant l'absence,&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;regardés encore une fois, vite embrassés,&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;avant que l'on crie"Le Monde" à notre     dernier monde&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;ou "Ce soir" au dernier beau soir qui nous confonde...&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;Tu partiras.     Déjà ton corps est moins réel&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;que le courant qui l'use,     et ses fumées au ciel&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;ont plus de racines que nous. C'est inutile&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;de nous forcer. regarde l'eau,     comme elle file&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;par la faille entre nos deux ombres. C'est la fin,&lt;br /&gt;qui&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;nous passe le goût de jouer au plus fin&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Jaccottet&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;P.&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-5852892096902112036?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/5852892096902112036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=5852892096902112036&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5852892096902112036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5852892096902112036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/les-nouvelles-du-soir-lheure-ou-la.html' title=''/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1433802870852859065</id><published>2009-10-16T14:02:00.000-07:00</published><updated>2009-10-16T14:46:31.620-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>Artaud le mômo</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Les asiles d'aliénés sont des réceptacles de magie noire, conscients et prémédités.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Et ce n'est pas seulement que les médecins favorisent la magie par leurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;thérapeutiques intempestives et hybrides&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;C'est qu'ils en font&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;S'il n'y avait pas de médecins&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;il n'y aurait pas de malades,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;pas de squelettes de morts&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;malades à charcuter et dépiauter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;car c'est par les médecins, et non par les malades, que la société a commencé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Ceux qui vivent, vivent des morts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Et il faut aussi que la mort vive;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Et il n'y a rien comme un asile d'aliénés pour couver doucement la mort, et tenir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;en couveuse les morts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Cela a commencé 4000 ans avant J.C., cette technique thérapeutique de la mort lente,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Et la médecine moderne, complice en cela de la plus sinistre et crapuleuse magie,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt; passe ces morts à l'électrochoc ou à l'insulinothérapie, afin de bien, chaque jour&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt; vider ces haras d'hommes de leur moi,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;et de les présenter ainsi vides,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;ainsi fantastiquement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;disponibles et vides,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;aux obscènes sollicitations anatomiques et atomiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;de l'état appelé &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Bardo&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;livraison du barda&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 255);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;de vivre aux exigences du non-moi.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Le Bardo est l'affre de mort par lequel le moi tombe en flaque,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;et il y a, dans l'électrochoc, un état flaque&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;par lequel passe tout traumatisé,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;et qui lui donne, non plus à cet instant de connaître, mais affreusement et&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;désespérément méconnaître ce qu'il fut, quand il était soi, quoi, loi, moi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;roi, toi, zut et ça.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;J'y suis passé et ne l'oublierai pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;La magie de l'électro-choc draine un râle, elle plonge le commotionné dans&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;ce râle par lequel on quitte la vie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Or, je le répète, le Bardo c'est la mort, et &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;la mort n'est qu'un état de magie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;noire qui n'existait pas il n'y a pas si longtemps&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Créer ainsi artificiellement la mort comme la médecine actuelle l'entreprend&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;c'est favoriser un reflux du néant qui n'a jamais profité à personne,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;mais dont certains profiteurs prédestinés de l'homme se repaissent depuis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;longtemps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;En fait, depuis un certain point du temps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Lequel?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Celui où il fallut choisir entre renoncer à être homme ou devenir un aliéné&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;évident.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Mais quelle garantie les aliénés évidents de ce monde ont-ils d'être soignés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;par d'authentiques vivants?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;farfadi&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;ta azor&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;tau ela&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;auela&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;a&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;tara&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center; color: rgb(255, 255, 255);"&gt;ila&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;                                 FIN&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une page blanche pour séparer le texte du livre qui est fini de tout&lt;br /&gt;le grouillement du Bardo qui apparaît dans les limbes de l'électro-choc.&lt;br /&gt;Et dans ces limbes une typographie spéciale, laquelle est là pour abjecter Dieu,&lt;br /&gt;mettre en retrait les paroles verbales auxquelles une valeur spéciale a&lt;br /&gt;voulu être attribuée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Antonin Artaud,&lt;br /&gt;12 janvier 1948&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);font-family:Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1433802870852859065?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1433802870852859065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1433802870852859065&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1433802870852859065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1433802870852859065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/artaud-le-momo.html' title='Artaud le mômo'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2970986163240633189</id><published>2009-10-16T11:09:00.000-07:00</published><updated>2009-10-16T14:01:01.422-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>Les asiles d'aliénés</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);font-family:Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;font-size:85%;"  &gt;&lt;b&gt;«&lt;/b&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les asiles d'aliénés sont des réceptacles de magie noire,      conscients et prémédités. Et ce n'est pas seulement que      les médecins favorisent la magie par leur thérapeutique qu'ils      raffinent, c'est qu'ils en font. S'il n'y avait pas de médecins, il      n'y aurait pas de malades, car c'est par les médecins, et non par les      malades, que la société a commencé. Ceux qui vivent,      vivent des morts, et il faut aussi que la mort vive... Il n'y a rien comme      un asile d'aliénés pour couver doucement la mort, et tenir en      couveuse les morts. Cela a commencé 4000 ans avant J.C., cette technique      thérapeutique de la mort longue. Et la médecine moderne, complice      en cela de la plus sinistre et crapuleuse magie, passe ces morts à      l'électrochoc ou à l'insulinothérapie, afin de bien,      chaque jour, vider ces haras d'hommes de leur moi, et de les présenter,      ainsi vides, ainsi fantastiquement disponibles et vides, aux obscènes      sollicitations anatomiques et atomiques de l'état appelé «bardot».      Livraison du barda de vivre aux exigences du non-moi. Le Bardot est l'astre      de mort par lequel le moi tombe en flasque, et il y a, dans l'électrochoc,      un état flasque, par lequel passe tout traumatisé. Ce qui lui      donne non plus à cet instant de connaître, mais affreusement      et désespérément méconnaître ce qu'il fut      quand il était soi. J'y suis passé et ne l'oublierai pas.&lt;/span&gt;&lt;b&gt;» (A. Artaud, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Artaud le mômo&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2970986163240633189?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2970986163240633189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2970986163240633189&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2970986163240633189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2970986163240633189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/les-asiles-dalienes.html' title='Les asiles d&apos;aliénés'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-7776514161573675789</id><published>2009-10-16T11:04:00.000-07:00</published><updated>2009-10-16T11:05:53.668-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'>Je ne crois plus aux mots des poèmes</title><content type='html'>Je ne crois plus aux mots des poèmes,&lt;br /&gt;car ils ne soulèvent rien&lt;br /&gt;et ne font rien. &lt;p&gt;Autrefois il y avait des poèmes qui envoyaient un guerrier se faire trouer la gueule,&lt;br /&gt;mais la gueule trouée&lt;br /&gt;le guerrier était mort,&lt;br /&gt;et que lui restait-il de sa gloire à lui ?&lt;br /&gt;Je veux dire de son transport ?&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Rien.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il était mort,&lt;br /&gt;cela servait à éduquer dans les classes les cons et les fils de cons qui viendraient après lui et sont allés à de nouvelles guerres&lt;br /&gt;atomiquement réglementées,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je crois qu’il y a un état où le guerrier&lt;br /&gt;la gueule trouée&lt;br /&gt;et mort, reste là&lt;br /&gt;il continue à se battre&lt;br /&gt;et à avancer,&lt;br /&gt;il n’est pas mort,&lt;br /&gt;il avance pour l’éternité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais qui en voudrait&lt;br /&gt;sauf moi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et moi, qu’il vienne celui qui me trouera la gueule&lt;br /&gt;je l’attends.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(A. Artaud, 1947)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-7776514161573675789?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/7776514161573675789/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=7776514161573675789&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7776514161573675789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7776514161573675789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/je-ne-crois-plus-aux-mots-des-poemes.html' title='Je ne crois plus aux mots des poèmes'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1710917306287987182</id><published>2009-10-15T04:36:00.000-07:00</published><updated>2009-10-15T05:26:26.328-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musiques'/><title type='text'>De la musique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Ni la psychanalyse ni la déconstruction ou le postmodernisme n'ont eu la moindre révélation à nous faire sur la musique. C'est crucial. Ces jeux de langage du déchiffrement subversif, de la suspicion, dans le sillage de Nietzsche et de Freud, sont quasi impuissants devant la musique. Ils demeurent arrogamment piégés dans la sphère langagière qu'ils prétendent relativiser ou démêler. Pourquoi devrions-nous les prendre au sérieux sur le plan philosophique, sur le plan humain? On peut tirer une inférence plus générale. Comme le fit Wittgenstein lorsqu'il observa que, plus d'une fois, le mouvement lent du Troisième Quatuor de Brahms l'avait retenu au bord du suicide. La musique autorise, invite à conclure que les sciences théoriques et pratiques, que l'investigation rationnelle ne dresseront jamais une carte exhaustive de l'expérience. Qu'il est des phénomènes "au centre" (la conscience elle-même peut être autre) qui dureront, infiniment vivants et indispensables, mais "extérieurs". C'est, très directement, la preuve du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;méta&lt;/span&gt;-physique. La musique est signifiante &lt;span style="font-style: italic;"&gt;au plus haut degré&lt;/span&gt;; à strictement parler, elle aussi vide de sens. C'est là que réside sa "transgression" par-delà l'intelligence."&lt;br /&gt;(G. Steiner, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Errata&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Récit d'une pensée&lt;/span&gt;, Paris, Gallimard)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1710917306287987182?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1710917306287987182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1710917306287987182&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1710917306287987182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1710917306287987182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/de-la-musique.html' title='De la musique'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2642920081091126858</id><published>2009-10-14T10:43:00.000-07:00</published><updated>2009-10-14T11:45:36.769-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>Paris, 8 Avril 1956</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Souvent le soir, lorsque tout ce qui s'agite et circule a sensiblement réduit son fracas et son allure, qu'il est permis enfin de rapprocher les choses de soi avec une libre minutie, je sors de mon domicile et, par la rue de Babylone, je gagne le boulevard des Invalides. J'éprouve une délectation un peu hagarde en cet endroit, car, de tous ses aplombs, le ciel m'entre dans les épaules. Sous une pèlerine de pluie fine, le fantôme de l'impulsion seconde rôde par là. Rue de Varenne, j'emprunte le trottoir du musée Rodin dont la haute porte vert-de-lierre et le joli jardin tout en profondeur, derrière l'hôtel transparent, sommeillent, on le devine, sans appréhension. La rue Barbet-de-Jouy s'ouvre comme une allée. Dès sa première maison, tant la réussite est juste, le long frisson de mon plaisir éclôt et remercie. Remercie Marcel Proust auquel ce lieu ramène. Site qui lui appartient comme un grain de beauté à une province écartée du corps. Il le donne à toucher, bien que le poète Marcel Proust ne le mentionne, je crois, dans aucune de ses oeuvres. Une des nuits dernières, passant ici et songeant à lui, la masse verticale et peu illuminée de mes premiers ouvrages posée en équilibre sur ma tête, j'avançais sans prudence. De loin en loin une mèche d'arbre surgissait dans l'intervalle de deux maisons. Soudain - à la suite de quelle maladresse?- la tour de mes poèmes s'écroula au sol, se brisa comme verre. Sans doute, forçant l'allure et rencontrant le vide, avais-je voulu saisir, contre son gré, la main du Temps - le Temps qui choisit -, main qu'il n'était pas décidé à me donner encore... Je ramassai trente-trois morceaux. Après un moment de désarroi je constatai que je n'avais perdu dans cet accident que le sommet de mon visage.&lt;br /&gt;R. Char, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;En trente-trois morceaux&lt;/span&gt;, Paris, Gallimard&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2642920081091126858?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2642920081091126858/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2642920081091126858&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2642920081091126858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2642920081091126858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/paris-8-avril-1956.html' title='Paris, 8 Avril 1956'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-3162202430055608054</id><published>2009-10-14T10:02:00.000-07:00</published><updated>2009-10-15T05:27:29.509-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>La Komissarjevskaia</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Je désire non pas parler de moi, mais épier le siècle, le bruit et la germination du temps. Ma mémoire est hostile à tout ce qui est personnel. Si cela dépendait de moi, je ne ferais que grimace au souvenir du passé. Je n'ai jamais pu comprendre les Tolstoï et les Aksakov, les petits-fils Bagrov, amoureux des archives familiales avec leurs épopées de souvenirs domestiques. Je le répète, ma mémoire est non d'amour, mais d'hostilité, et elle travaille non à reproduire, mais à écarter le passé. Pour un intellectuel de médiocre origine, la mémoire est inutile, il lui suffit de parler des livres qu'il a lus, et sa biographie est faite. Là où, chez les générations heureuses, l'épopée parle hexamètres et en chronique, chez moi se tient un signe de béance, et entre moi et le siècle gît un abîme, un fossé, rempli du temps qui bruit, l'endroit réservé à la famille et aux archives domestiques. Que voulait dire ma famille? Je ne sais. Elle était bègue de naissance et cependant, elle avait quelque chose à dire. Sur moi et sur beaucoup de mes contemporains pèse le bégaiement de la naissance. Nous avons appris non à parler, mais à balbutier et ce n'est qu'en prêtant l'oreille au bruit croissant du siècle et une fois blanchis par l'écume de sa crête que nous avons acquis une langue."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mandelstam, O. 1925, 2001, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le bruit du temps&lt;/span&gt;, Paris, L'Age de l'Homme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-3162202430055608054?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/3162202430055608054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=3162202430055608054&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3162202430055608054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3162202430055608054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/la-komissarjevskaia.html' title='La Komissarjevskaia'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-694497392571123009</id><published>2009-10-13T15:30:00.000-07:00</published><updated>2009-10-15T05:29:03.476-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>Les cendres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;..."Tu veux dire que tu les as perdues !" Elle raccrocha, épouvantée. Elle avait laissé papa sur le comptoir. Elle se sentait les jambes molles; sa peur superstitieuse la surprit. Son rejet athée de la religion s'était évanoui et elle dut se raisonner pour reprendre ses esprits. Après tout, se dit-elle, qu'est-ce que le corps? Ce qui compte, c'est l'idée que l'on a d'une personne, et celle de papa est dans mon coeur. Elle se fit couler un bain; de nouveau elle s'approchait de la transcendance grâce aux brumes de martini qui flottaient encore autour d'elle, quand elle entrevit son visage inchangé dans la glace embuée: de nouveau, le corps comptait. Pourtant, au même instant, il ne comptait pas. Elle essaya de se souvenir d'un philosophe, qui aurait pu réconcilier les deux vérités, mais l'effort l'épuisa. Puis se rendant compte qu'elle avait pris un bain quelques heures plus tôt, elle ferma le robinet et commença à se rhabiller.&lt;br /&gt;Elle s'aperçut qu'elle se hâtait, elle comprit qu'elle devait absolument récupérer les cendres. Elle avait fait une chose horrible en les abandonnant là-bas, une sorte de péché. Un instant son père fut de nouveau présent: il avait un regard triste et la réprimandait. Mais en même temps il y avait de l'humour dans ce regard, avec une nuance vague de mauvais goût.&lt;br /&gt;Le barman, un type mince aux longs bras, n'avait aucun souvenir de la boîte. Il demanda si son contenu avait de la valeur. J. répondit: "Heu! non." Soudain, sa faute la frappa tel un coup de bélier. "Mon père. Ses cendres"...&lt;br /&gt;(A. Miller, 1992, 1995, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une fille quelconque&lt;/span&gt;, Paris, Grasset)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-694497392571123009?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/694497392571123009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=694497392571123009&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/694497392571123009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/694497392571123009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/les-cendres.html' title='Les cendres'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2431120209089365953</id><published>2009-10-13T13:22:00.000-07:00</published><updated>2009-10-14T06:01:37.702-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><title type='text'>Le fascisme, Etat suicidaire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est là que nous retrouvons le paradoxe du fascisme, et sa différence avec le totalitarisme. Car le totalitarisme est affaire d'Etat: il concerne essentiellement le rapport de l'Etat comme agencement localisé avec la machine abstraite de surcodage qu'il effectue. Même quand il s'agit d'une dictature militaire, c'est une armée d'Etat qui prend le pouvoir, et qui élève l'Etat au stade totalitaire, ce n'est pas une machine de guerre. Le totalitarisme est conservateur par essence. Tandis que, dans le fascisme, il s'agit bien d'une machine de guerre. Et quand le fascisme se construit un Etat totalitaire, ce n'est pas au sens où une armée d'Etat prend le pouvoir, mais au contraire au sens où une machine de guerre s'empare de l'Etat. Une remarque bizarre de Virilo nous met sur la voie: dans le fascisme, l'Etat est beaucoup moins totalitaire qu'il n'est suicidaire. Il y a dans le fascisme un nihilisme réalisé. C'est que, à la différence de l'Etat totalitaire qui s'efforce de colmater toutes les lignes de fuite intense, qu'il transforme en ligne de destruction et d'abolition pures. C'est curieux comme, dès le début, les nazis annonçaient à l'Allemagne ce qu'ils apportaient: à la fois des noces et de la mort, y compris leur propre mort, et la mort des Allemands. Ils pensaient qu'ils périraient, mais que leur entreprise serait de toute façon recommencé, l'Europe, le monde, le système planétaire. Et les gens criaient bravo, non pas parce qu'ils comprenaient pas, mais parce qu'ils voulaient cette mort des autres contre la sienne, et de tout mesurer avec des "déléomètres". Le roman de Klaus Mann, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Méphisto&lt;/span&gt;, donne des échantillons de discours ou de conversations nazis tout à fait ordinaires: "L'héroïsme pathétique faisait de plus en plus défaut à notre vie. (...) En réalité, nous ne marchons pas au pas militaire, nous avançons en titubant. (...) Notre Führer bien-aimé nous entraîne dans les ténèbres et le néant. (...) Comment nous autres poètes, qui entretenons des rapports particuliers avec les ténèbres et l'abîme, ne l'en admirerions-nous pas? (...) Des éclairs de feu à l'horizon, des ruisseaux de sang sur tous les chemins, et une danse de possédé des survivants, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de ceux qui sont encore épargnés autour des cadavres&lt;/span&gt;! [1]"  Le suicide n'apparaît pas comme un châtiment, mais comme le couronnement de la mort des autres. On peut toujours dire qu'il s'agit de discours fumeux, et d'idéologie, rien d'autre que de l'idéologie. Mais ce n'est pas vrai; l'insuffisance des définitions économiques et politiques du fascisme n'implique pas seulement la nécessité d'y joindre de vagues déterminations dites idéologiques. Nous préférons suivre J.P Faye quand il s'interroge sur la formation précise des énoncés nazis, qui jouent dans le politique, dans l'économique autant que dans la conversation la plus absurde. Nous retrouvons toujours dans ces énoncés le cri "stupide et répugnant" de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vive la mort!&lt;/span&gt;, même au niveau économique où l'expansion du réarmement remplace l'accroissement de consommation, et où l'investissement se déplace des moyens de production vers les moyens de pure destruction. L'analyse de Paul Virilo&lt;br /&gt;nous semble profondément juste  quand il définit le fascisme, non pas par la notion d'Etat totalitaire, mais par celle d'Etat suicidaire: la guerre dite totale y apparaît moins comme l'entreprise d'un Etat, que d'une machine de guerre qui s'approprie l'Etat, et fait passer à travaers lui le flux de guerre absolue qui n'aura d'autre issue que le suicide de l'Etat lui-même. "Déclenchement d'un processus matériel inconnu réellement sans limites et sans but. (...) Une fois déclenché, son mécanisme ne peut aboutir à la paix, car la stratégie indirecte installe effectivement le pouvoir dominant hors des stratégies usuelles de l'espace et du temps. (...) C'est dans l'horreur de la quotidienneté et de son milieu que Hitler trouvera finalement son plus sûr moyen de gouvernement, la légitimation de sa politique et de sa stratégie militaire, et ce jusqu'à la fin, puisque, loin d'abattre la nature répulsive de son pouvoir, les ruines, les horreurs, les crimes, le chaos de la guerre totale ne feront normalement qu'en augmenter l'étendue. Le télégramme 71: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si la guerre est perdue, que la nation périsse&lt;/span&gt;, dans lequel Hitler décide d'associer ses efforts à ceux de ses ennemis pour achever la destruction de son propre peuple en anéantissant les ultimes ressources de son habitat, réserves civiles de toute nature (eau potable, carburants, vivres, etc.) est l'aboutissement normal...[2]" C'était déjà cette réversion de la ligne de fuite en ligne de destruction qui animait tous les foyers moléculaires du fascisme, et les faisait interagir dans une machine de guerre plutôt que résonner dans un appareil d'Etat. Une machine de guerre, qui n'avait plus que la guerre pour objet, et qui acceptait d'abolir ses propres servants plutôt que d'arrêter la destruction. Tous les dangers des autres lignes sont peu de chose à côté de ce danger-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[1] Klaus Mann, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mephisto&lt;/span&gt;, Denoël, pp. 265-266. Ce genre de déclarations abondent, au moment même des succès nazis. Cf. les formules célèbres de Goebbels: "Dans le monde de fatalité absolue où se meut Hitler, plus rien n'a de sens, ni le bien ni le mal, ni le temps, ni l'espace, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;et ce que les autres hommes appellent succès ne peut servir de critère&lt;/span&gt;. (...) Il est probable que Hitler aboutira à la catastrophe..." (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hitler parle à ses généraux&lt;/span&gt;, Albin Michel). Ce catastrophisme peut se concilier avec beaucoup de satisfaction, de bonne conscience et de tranquilité confortable, comme on le voit aussi, dans un autre contexte, chez certains suicidaires. Il y a une bureaucratie de la catastrophe. Pour le fascisme italien, on se rapportera notamment à l'analyse de M.A Macciochi, "Sexualité féminine dans l'idéologie fasciste", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tel Quel&lt;/span&gt; n°66: l'escadron féminin de la mort, la mise en scène des veuves et des mères en deuil, les mots d'ordre "Cercueil et Berceaux".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[2] Paul Virilo, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'insécurité du territoire&lt;/span&gt;, ch.1. Et, bien qu'elle identifie nazisme et totalitarisme, Hannah Arendt a dégagé ce principe de la domination nazie: "Leur idée de la domination ne pouvait petre réalisée ni par un Etat ni par un simple appareil de violence, mais seulement par un mouvement constamment en mouvement"; et même la guerre, et le risque de perdre la guerre, interviennent comme des accélérateurs (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le système totalitaire&lt;/span&gt;, Ed. du Seuil, pp. 49, 124 sq., 207 sq.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G. Deleuze, F. Guattari, 1980,&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Mille Plateaux. Capitalisme et schizophrénie 2&lt;/span&gt;,Paris, Minuit, pp. 281-283.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2431120209089365953?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2431120209089365953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2431120209089365953&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2431120209089365953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2431120209089365953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/le-fascisme-etat-suicidaire.html' title='Le fascisme, Etat suicidaire'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-4527109849133544281</id><published>2009-10-13T05:16:00.001-07:00</published><updated>2009-10-13T06:31:10.767-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>L'oeuvre d'art naît des signes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Ce qui force à penser, c'est le signe. Le signe est l'objet d'une rencontre; mais c'est précisément la contingence de la rencontre qui garantit la nécessité de ce qu'elle donne à penser. L'acte de penser ne découle pas d'une simple possibilité naturelle. Il est, au contraire, la seule création véritable. La création, c'est la genèse de l'acte de penser dans la pensée elle-même. Or cette genèse implique quelque chose qui fait violence à la pensée, qui l'arrache à sa stupeur naturelle, à ses possibilités seulement abstraites. Penser, c'est toujours interpréter, c'est à dire expliquer, développer, déchiffrer, traduire un signe. Traduire, déchiffrer, développer sont la forme de la création pure. Il n'y a pas plus de significations explicites que d'idées claires. Il n'y a que des sens impliquée dans des signes; et si la pensée a le pouvoir d'expliquer le signe, de le développer dans une Idée; c'est parce que l'Idée est déjà dans le signe, à l'état enveloppé et enroulé, dans l'état obscur de ce qui force à penser. Nous ne cherchons la vérité que dans le temps, contraints et forcés. Le chercheur de vérité, c'est le jaloux qui surprend un signe mensonger sur le visage de l'aimé. C'est l'homme sensible, en tant qu'il rencontre la violence d'une impression. C'est le lecteur, c'est l'auditeur, en tant que l'oeuvre d'art émet des signes qui le forcera peut-être à créer, comme l'appel du génie à d'autres génies. Les communications de l'amitié bavarde ne sont rien, face aux interprétations silencieuses d'un amant. La philosophie, avec toute sa méthode et sa bonne volonté, n'est rien face aux pressions secrètes de l'oeuvre d'art. Toujours la création, comme la genèse de l'acte de penser, part des signes. L'oeuvre d'art naît des signes autant qu'elle les fait naître; le créateur est comme le jaloux, divin interprète qui surveille les signes auxquels la vérité se trahit."&lt;br /&gt;(G. Deleuze, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Proust et les signes&lt;/span&gt;, Paris, PUF, p.119)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-4527109849133544281?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/4527109849133544281/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=4527109849133544281&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4527109849133544281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4527109849133544281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/loeuvre-dart-nait-des-signes.html' title='L&apos;oeuvre d&apos;art naît des signes'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1968526653724774673</id><published>2009-10-13T04:11:00.000-07:00</published><updated>2009-10-13T04:44:25.888-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Passages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><title type='text'>L'amitié proustienne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans philosophie, il y a "ami". Il est important que Proust adresse la même critique à la philosophie et à l'amitié. Les amis sont, l'un par rapport à l'autre, comme des esprits de bonne volonté qui s'accordent sur la signification des choses et des mots: ils communiquent sous l'effet d'une bonne volonté commune. La philosophie est comme l'expression d'un Esprit universel qui s'accorde avec soi pour déterminer des significations explicites et communicables. La critique de Proust touche à l'essentiel: les vérités restent arbitraires et abstraites, tant qu'elles se fondent sur la bonne volonté de penser. Seul le conventionnel est explicite. C'est que la philosophie, comme l'amitié, ignore les zones obscures où s'élaborent les forces effectives qui agissent sur la pensée, les déterminations qui nous forcent à penser. Il n'a jamais suffi d'une bonne volonté, ni d'une méthode élaborée, pour apprendre à penser; il ne suffit pas d'un ami pour s'approcher du vrai. Les esprits ne se communiquent entre eux que le conventionnel; l'esprit n'engendre que le possible. Aux vérités de de la philosophie, il manque la nécessité, et la griffe de la nécessité. En fait, la vérité de se livre pas, elle se trahit; elle ne se communique pas, elle s'interprète; elle n'est pas voulue, elle est involontaire. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1968526653724774673?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1968526653724774673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1968526653724774673&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1968526653724774673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1968526653724774673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/lamitie-proustienne.html' title='L&apos;amitié proustienne'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-332623503955930726</id><published>2009-10-13T04:10:00.000-07:00</published><updated>2009-10-13T04:11:49.509-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paroles'/><title type='text'>Des Signes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"...Saisi par l'étrange saveur, le héros se penche sur sa tasse de thé, boit une seconde et une troisième gorgée, comme si l'objet lui-même allait lui révéler le secret du signe. Frappé par un nom de lieu, par un nom de personne, il rêve d'abord aux êtres et aux pays que ces noms désignent. Avant qu'il ne la connaisse, Mme de Guermantes lui semble prestigieuse, parce qu'elle doit posséder croit-il, le secret de son nom. Il se la représente "baignant comme dans un coucher de soleil dans la lumière orangée qui émane de cette dernière syllabe -antes" . Et quand il la voit: "Je me disais que c'était bien elle que désignait pour tout le monde le nom de duchesse de Guermantes; la vie inconcevable que ce nom signifiait, ce corps la contenait bien". Avant qu'il n'y aille, le monde lui paraît mystérieux: il croit que ceux qui émettent les signes sont aussi ceux qui les comprennent et en détiennent le chiffre. Durant ses premières amours, il fait bénéficier "l'objet" de tout ce qu'il éprouve: ce qui lui semble unique dans une personne lui semble aussi appartenir à cette personne..."&lt;br /&gt;(G. Deleuze, Proust et les signes)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-332623503955930726?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/332623503955930726/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=332623503955930726&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/332623503955930726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/332623503955930726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/10/des-signes.html' title='Des Signes'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2236713334635870329</id><published>2009-07-07T12:12:00.000-07:00</published><updated>2009-10-12T05:31:42.295-07:00</updated><title type='text'>Et si le réel était hyper-subjectif ?</title><content type='html'>Bonne idée...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2236713334635870329?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2236713334635870329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2236713334635870329&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2236713334635870329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2236713334635870329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/07/et-si-le-reel-etait-hyper-subjectif.html' title='Et si le réel était hyper-subjectif ?'/><author><name>Gonzo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04119976808056709943</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/_grxLTvkO1BI/SlObWcNDs1I/AAAAAAAAAAM/IY3rHHxjZXs/S220/xr_plant-art_lg+myles+maddock.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-3426595137887712342</id><published>2009-07-01T03:42:00.000-07:00</published><updated>2009-07-01T03:46:55.549-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>Souriez, vous êtes fichez!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le fichier Périclès, grand mix de données personnelles&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;LE MONDE  29.06.09  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le projet de loi Loppsi 2, qui sera débattu dans les prochaines semaines, devrait s'imposer comme le super-outil de filtrage et de traçage du Net. Au coeur de ce dispositif de lutte contre la criminalité, &lt;a href="http://abonnes.lemonde.fr/web/stk/article/0,1-0@2-651865,36-1187141,0.html" target="_blank"&gt;Périclès&lt;/a&gt;, une plateforme névralgique pour les données personnelles. Apparue et adoptée en 2002, la première loi Loppsi prévoyait un arsenal juridique destiné à endiguer l'accroissement de la délinquance et de la criminalité. Sa première mise en application, la loi sur la sécurité intérieure, votée en 2003, concernait plus spécifiquement la criminalité "classique". Depuis, il fallait prendre en compte la formidable montée en puissance des réseaux - et la montée, liée, de la cyberdélinquance - mais aussi les avantages d'une quasi-totale informatisation des données concernant les citoyens. La &lt;a href="http://www.interieur.gouv.fr/misill/sections/a_la_une/toute_l_actualite/securite-interieure/loppsi/view" target="_blank"&gt;Loppsi&lt;/a&gt;, 2e du nom, et ses "super-fichiers" croisés ont alors été pensés.&lt;br /&gt;Selon les informations obtenues par le &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/06/20/01016-20090620ARTFIG00644-un-superlogiciel-pour-traquer-la-delinquance-.php" target="_blank"&gt;Figaro&lt;/a&gt;, le fonctionnement et le champ de recoupement de Périclès, devenu récemment AJDRCDS (Application judiciaire dédiée à la révélation des crimes et délits en série), a été précisé. Seuls les magistrats et gendarmes ou policiers habilités judiciairement et formés à Périclès auront la possiblité de travailler sur la plate-forme, qui ne sera accessible que par une combinaison de code et mot de passe nominatifs. Une fois identifié, l'utilisateur pourra à loisir taper sa requête en précisant le ou les fichiers à interroger.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;RECOUPEMENTS À LA CARTE&lt;br /&gt;A la palette des quarante-cinq fichiers (référencés dans le nouveau &lt;a href="http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_la_une/toute_l_actualite/securite-interieure/remise-rapport-bauer/downloadFile/attachedFile/Rapport_fichiers.pdf?nocache=1229004791.48" target="_blank"&gt;rapport Bauer&lt;/a&gt; - décembre 2008, voir encadré) d'ores et déjà disponibles au ministère de l'intérieur, tels les fichiers d'antécédents judiciaires et traitement des infractions constatées (STIC, Judex) ou bases de permis de conduire ou cartes grises, pourront s'ajouter - sur demande des enquêteurs et par réquisition accélérée - certains autres fichiers administratifs comme ceux des douanes, du fisc ou de la Sécurité sociale par exemple. A noter au passage que de 34 en 2006, ces fichiers sont passés à 45 en 2008, et seront bientôt augmentés d'une douzaine supplémentaire "en cours de préparation" selon le rapport Bauer, vraisemblablement pour 2010.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dernière nouveauté en date, l'adjonction dans les possibilités de croisement des éléments visibles sur la Toile - dits "sources ouvertes" - que chaque internaute peut laisser - parfois sans s'en rendre compte - sur les sites de socialisation (tels Facebook ou MySpace), mais aussi pages personnelles ou blogs (accessibles par simples requêtes sur moteurs de recherche classiques comme Google). A l'image de l'expérimentation du fichier &lt;a href="http://abonnes.lemonde.fr/web/stk/article/0,1-0@2-651865,36-1187148,0.html" target="_blank"&gt;Herisson&lt;/a&gt; (Habile Extraction du Renseignement d'Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées) par la Direction générale de l'armement, une masse non négligeable d'informations peut être collectée légalement par ce moteur de recherche "super-renifleur" qui dresse un portrait-robot numérique de chaque individu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;FACEBOOK ET GOOGLE EN COMPLÉMENT&lt;br /&gt;Et les recoupements ne s'arrêteraient pas là. Toujours sur demande et pour les besoins de l'enquête, il sera alors possible - ce qui est déjà le cas pour certaines affaires - de demander aux opérateurs de téléphonie les numéros d'identification des portables se trouvant dans une zone précise et ayant passé une communication à un moment donné. Idem pour le GIE Cartes bancaires, qui fournirait les listes de retraits d'argent par Carte bleue dans un périmètre déterminé. Ces demandes ne sont pas nouvelles, mais la possibilité de recoupements d'identités grâce à Périclès l'est. La convergence des données augmente les chances de réussite d'une identification.&lt;br /&gt;Une seule limite à tout ce futur arsenal, son utilisation qui serait limitée aux délits passibles d'au moins 5 ans d'emprisonnement, le tout afin "d'étendre l'utilisation des fichiers de police judiciaire à la lutte contre la délinquance la plus nombreuse et la plus répétée pour permettre aux officiers de police judiciaire de bénéficier des nouvelles capacités de rapprochement et de traitement de la sérialité", comme le décrit le projet en préambule. Et déjà, ça et là, quelques &lt;a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/cletoulouse/051008/contre-la-societe-de-surveillance-l-autre-fichier" target="_blank"&gt;initiatives&lt;/a&gt; tentent de résister à ce fichage massif.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Olivier Dumons&lt;br /&gt;__________________________________________________________&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Liste des principaux fichiers nationaux de police et gendarmerie AGADIR (Direction générale des finances publiques, contrôle fiscal) AGDREF (application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France) AGRIPPA (Application nationale de gestion du répertoire informatisé des propriétaires et possesseurs d'armes) ANACRIM (logiciel d'analyse criminelle) ARAMIS (suivi des titres de circulation délivrés aux personnes) BB2000 (Bureautique Brigade 2000) CIBLE (comparaison et d'identification balistique par localisation des empreintes) COG-RENS (centres opérationnels et de renseignement de la gendarmerie) DELPHINE (premier traitement de données biométriques à visée administrative en France) FAC (automatisé des casinos et salles de jeux) FAED (empreintes digitales) FAR (alphabétique des renseignements) FBS (brigades spécialisées) FCA (central des automobiles) FDST (direction de la surveillance du territoire, christina) FICOBA (Comptes Bancaires et Assimilés) FICP (national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers) FIJAIS (judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles) FIP (centre national d'analyse d'images pédopornographiques) FIT (informatisé du terrorisme) FNAEG (empreintes génétiques) FNCI (national des cartes d'identité) FNFM (faux monnayage) FNI (national des immatriculations) FNPC (national des permis de conduire) FNPE (personnes nées à l'étranger) FNT (national trans-frontières) FOS (objets signalés) FPIS (personnes interdites de stade) FPR (personnes recherchées) FRG (renseignements généraux, EDVIRSP, ex-Edvige) FS-PORA (suivi des personnes faisant l'objet d'une rétention administrative) FSCP (Service Centrale des Prélèvements biologiques) FTIVV (traitement des images des véhicules volés) FTPJ (travail de la police judiciaire) FVVS (véhicules volés et signalés) GERFAUT (Gestion électronique des reconduites à la frontière audiencées en urgence par les tribunaux) HOPSY (internements psychiatriques) INSEE (Répertoire national d'identification des personnes physiques) JUDEX (Système de traitement des infractions constatées de la gendarmerie nationale) PULS@R (projet Andromede gendarmerie)RMV 2 (réseau mondial des visas 2) SALVAC (système d'analyse des liens de la violence associée aux crimes) SCPPB (service central de préservation des prélèvements biologiques) SDRF (suivi des titres de circulation délivrés aux personnes sans domicile ni résidence fixe) SIS (système d'information Schengen, France) STIC (système de traitement des infractions constatées de la police nationale) RAPACE (Répertoire Automatisé Pour l'Analyse des Contrefaçons de l'Euro)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-3426595137887712342?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/3426595137887712342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=3426595137887712342&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3426595137887712342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3426595137887712342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/07/souriez-vous-etes-fichez.html' title='Souriez, vous êtes fichez!'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-6091145187389501669</id><published>2009-06-29T11:41:00.001-07:00</published><updated>2009-06-29T11:42:25.619-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Documentaires'/><title type='text'>L'intellectuel dans la société (Bourdieu)</title><content type='html'>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;&lt;p&gt;&lt;object height='350' width='425'&gt;&lt;param value='http://youtube.com/v/_1_SjJ-rB_I' name='movie'/&gt;&lt;embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/_1_SjJ-rB_I'/&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Propos de Pierre Bourdieu sur le rôle du savant dans la société, la pensée et le rapport aux événements. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-6091145187389501669?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/6091145187389501669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=6091145187389501669&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6091145187389501669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6091145187389501669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/06/l-dans-la-societe-bourdieu.html' title='L&amp;#39;intellectuel dans la société (Bourdieu)'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1513614958627055485</id><published>2009-06-29T08:42:00.000-07:00</published><updated>2009-07-02T07:38:18.520-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Documentaires'/><title type='text'>Whatever happens !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le fringuant BHL est de retour, paré de cette chemise blanche qui résiste si bien à l'usure, le col ouvert et le micro à la boutonnière, la pose éloquente et ferme comme sa voix saisissant l'actualité du fond de sa réserve. L'homme s'élève avec ce ton grave de l'heure fatale et du temps jadis, de la résistance à la révolution française, et prophétise contre l'oubli, dans la lignée de ces hommes aux phrases immortelles, comme cet avertissement martelant: "&lt;em&gt;Whatever happens&lt;/em&gt;", "&lt;em&gt;Quoi qu'il arrive&lt;/em&gt;". Ainsi, se "nimbe-t-il" de toutes les causes, comme de l'éclat de sa chemise, emportant à lui le combat et le triomphe de la jeunesse et du peuple insurgé qui manifeste depuis quelques semaines en Iran. On ne peut rien reprocher à l'essayiste, dont le célèbre acronyme pourrait correspondre au "Bar de l'Hotel de Lys", sinon le plaindre du mal dont il souffre, de ce besoin si pathétique d'être médiatisé, reconnu et de s'inscrire dans son temps, comme un penseur ou un intellectuel engagé, désormais hors de l'hexagone (le message est également traduit en anglais). Cela se perçoit aussi à travers une autre constance: celle se comparer, de se mesurer sans cesse aux grands penseurs que furent André Malraux, Jean-Paul Sartre, Michel Foucault (dans cet extrait), etc. comme pour en tirer partie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x9o0n8_message-to-the-young-people-of-iran_news"&gt;http://www.dailymotion.com/video/x9o0n8_message-to-the-young-people-of-iran_news&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/user/BernardHL/video/x9o0mf_exclusifadresse-a-la-jeunesse-irani_news"&gt;http://www.dailymotion.com/user/BernardHL/video/x9o0mf_exclusifadresse-a-la-jeunesse-irani_news&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1513614958627055485?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1513614958627055485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1513614958627055485&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1513614958627055485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1513614958627055485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/06/what-ever-happens.html' title='Whatever happens !'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-3559596513474562399</id><published>2009-06-23T14:56:00.000-07:00</published><updated>2009-06-24T11:15:34.540-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><title type='text'>La peur et l'avenir</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Nizan pensait que la révolution soviétique transcenderait la peur, celle de mourir, que son succès se mesurerait à travers la manière d'appréhender le présent et l'avenir. Les hommes n'auront plus peur, pensait-il. Après un voyage réalisé dans les années 30, il en conclut que la révolution avait échoué dans ce qu'elle aurait dû accomplir.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-3559596513474562399?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/3559596513474562399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=3559596513474562399&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3559596513474562399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3559596513474562399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/06/la-peur-et-lavenir.html' title='La peur et l&apos;avenir'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2094085526809116054</id><published>2009-06-22T14:05:00.001-07:00</published><updated>2009-06-22T14:07:28.887-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Documentaires'/><title type='text'>Le corps incarcéré</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Documentaire proposé par Le Monde:&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2009/06/22/le-corps-incarcere_1209087_3224.html#xtor=EPR-32280246-[docu_prisons]-20090622"&gt;http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2009/06/22/le-corps-incarcere_1209087_3224.html#xtor=EPR-32280246-[docu_prisons]-20090622&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2094085526809116054?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2094085526809116054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2094085526809116054&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2094085526809116054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2094085526809116054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/06/le-corps-incarcere.html' title='Le corps incarcéré'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1556289917920327910</id><published>2009-06-18T09:19:00.000-07:00</published><updated>2009-11-09T06:06:57.167-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'>LEVI</title><content type='html'>Il me revient souvent cet air d'autrefois&lt;br /&gt;qui se jouait là dans cette rue sans adresse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qu'un nom ne ramènera pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quelque chose de cet air me revient sans cesse&lt;br /&gt;Et qui sait ton nom et celui de ma détresse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qui t'appelle en rêve et te rappelle souvent&lt;br /&gt;T'arrachant en passant au destin de la rue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeté ce cri comme une prière sonnant l'alerte&lt;br /&gt;En espérant qu'il te parvienne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais rien ne fait&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque fois retombe et meurt&lt;br /&gt;Dans le grain sourd et la rumeur &lt;br /&gt;au monde&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois&lt;br /&gt;Et je revois sans cesse&lt;br /&gt;Cette ombre noire (de notre siècle) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;qu'un visage emporte&lt;br /&gt;Et ne retourne pas&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1556289917920327910?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1556289917920327910/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1556289917920327910&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1556289917920327910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1556289917920327910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/06/levi.html' title='LEVI'/><author><name>Attila Joseph</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-7985505576934806760</id><published>2009-06-15T09:46:00.000-07:00</published><updated>2009-06-15T09:49:48.941-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'>Prosopopées</title><content type='html'>Les pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tes pas, enfants de mon silence,&lt;br /&gt;Saintement, lentement placés,&lt;br /&gt;Vers le lit de ma vigilance&lt;br /&gt;Procèdent muets et glacés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne pure, ombre divine,&lt;br /&gt;Qu'ils sont doux, tes pas retenus !&lt;br /&gt;Dieux !... tous les dons que je devine&lt;br /&gt;Viennent à moi sur ces pieds nus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si, de tes lèvres avancées,&lt;br /&gt;Tu prépares pour l'apaiser,&lt;br /&gt;A l'habitant de mes pensées&lt;br /&gt;La nourriture d'un baiser,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne hâte pas cet acte tendre,&lt;br /&gt;Douceur d'être et de n'être pas,&lt;br /&gt;Car j'ai vécu de vous attendre,&lt;br /&gt;Et mon coeur n'était que vos pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. Valéry, &lt;em&gt;Charmes&lt;/em&gt;, Ed. Gallimard&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-7985505576934806760?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/7985505576934806760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=7985505576934806760&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7985505576934806760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7985505576934806760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/06/prosopees.html' title='Prosopopées'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-4810147014305747619</id><published>2009-06-11T00:42:00.000-07:00</published><updated>2009-06-12T02:52:53.694-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><title type='text'>Le mal est fort comme le pardon</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;A la fin des années soixante [1] et au début des années soixante-dix [2] le philosophe français Vladimir Jankélévitch s'était fermement exprimé et positionné sur la question du pardon, à partir d'une réflexion portée sur le crime perpétré par l'Allemagne nazie. Le premier texte publié par Jankélévitch, intitulé "&lt;em&gt;Le pardon&lt;/em&gt;", s'inscrit sous un angle d'approche purement philosophique et souffrit aussi d'une certaine insatisfaction amenant l'auteur à compléter ces écrits à travers un second ouvrage plus passionné et par conséquent polémique, intitulé "&lt;em&gt;L'imprescriptible&lt;/em&gt;". La nécéssité de reprendre ces propos soulève aussi une question sur l'entreprise philosophique qui a participé au débat. Ce qui est en cause, concède Jankélévitch, c'est la défiance que "le pardon pose à la logique pénale". Le pardon apparaît effectivement hors du temps, de l'espace pénal et semble régler ainsi la prescription ou l'imprescriptibilité des crimes. Le pardon s'avère aussi menaçant parce qu'il fait peser sur l'histoire la possibilité d'un oubli. Le philosophe, se méfiant alors du pardon, optera finalement pour la nécessité d'un "non-pardon" accentuant le devoir de mémoire. Il avance aussi deux éléments fondamentaux pour expliquer cette impossibilité et son positionnement. Le pardon ne peut être accordé et ne peut apparaître que dans un face à face, en réponse à une demande formulée, qui n'est jamais venue. Le noeud du problème se situe aussi dans la difficulté de "&lt;em&gt;réconcilier l'irrationalité du mal avec la toute-puissance de l'amour. Le pardon est fort comme le mal, mais le mal est fort comme le pardon&lt;/em&gt;" . Ce qui soutient par extention l'idée que le pardon n'est pas à la portée de l'homme, dès lors que l'on observe une absence de symétrie entre le bien et le mal.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[1] Jankélévitch, V. 1967, &lt;em&gt;Le Pardon&lt;/em&gt;, Paris, Aubier.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;[2] Jankélévitch, V. 1986, &lt;em&gt;L'impréscriptible&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Pardonner? Dans l'honneur de la &lt;/em&gt;dignité, Paris, Seuil. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-4810147014305747619?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/4810147014305747619/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=4810147014305747619&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4810147014305747619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4810147014305747619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/06/le-mal-est-fort-comme-le-pardon.html' title='Le mal est fort comme le pardon'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-3933267757950812260</id><published>2009-06-06T00:43:00.001-07:00</published><updated>2009-06-08T00:32:36.431-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musiques'/><title type='text'>"Bird's Lament" (Moondog)</title><content type='html'>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;&lt;p&gt;&lt;object height='350' width='425'&gt;&lt;param value='http://youtube.com/v/jSimbyS_YlA' name='movie'/&gt;&lt;embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/jSimbyS_YlA'/&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je vous invite à découvrir l'histoire extraordinaire de ce cher Moondog, compositeur, percussionniste qui hantait les rues de Manhattan en costume de Vicking durant les années 60-70, et qui fut un jour accueilli par une bonne étoile, qui crut en lui, quelque part de l'autre côté du Rhin. C'est ainsi que le barbu insolite à la grande toge, qui écumait les rues de N-Y comme un SDF, fut produit et sortit quelques disques extraordinaires, aux orchestrations d'un autre genre... M-O-O-N-D-O-G &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-3933267757950812260?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/3933267757950812260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=3933267757950812260&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3933267757950812260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3933267757950812260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/06/lament-moondog.html' title='&amp;quot;Bird&amp;#39;s Lament&amp;quot; (Moondog)'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2533582420110611007</id><published>2009-06-02T02:12:00.000-07:00</published><updated>2009-06-02T02:23:15.216-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>Le rSa de A à Z</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Libération 29/05/2009&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;DECRYPTAGE&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le revenu de solidarité active (RSA), qui remplace entre autres le RMI, entre en vigueur lundi. Même si, en pratique, il est déjà en application dans 34 départements au titre de l’expérimentation. Ce qu'il faut retenir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le principe&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le RSA, revenu de solidarité active, est une aide financière pour les personnes qui travaillent mais dont les revenus sont limités. Il remplace le RMI (revenu minimum d’insertion), l’API (allocation de parent isolé), prime de retour à l’emploi et primes d’intéressement proportionnel et forfaitaire à la reprise d’activité.&lt;br /&gt;Qui est concerné ?&lt;br /&gt;Pour prétendre au RSA, voici les prérequis (en dehors des conditions de revenus):&lt;br /&gt;- Comme pour le RMI, il faut être âgé de plus de 25 ans (sauf pour les jeunes parents).&lt;br /&gt;- Et résider en France «de manière stable, effective et permanente».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Selon le gouvernement, trois millions de ménages (dont 1,4 millions de foyers bénéficiaires de minima sociaux) seraient éligibles à cette allocation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Comment en bénéficier ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Sur demande, pour les salariés à revenus modestes. Pour bénéficier du premier versement, le 6 juillet prochain, les dossiers doivent être déposés au plus tard le 15 juin à la Caf, la MSA ou au Conseil général.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour savoir si vous êtes «éligible», plusieurs possibilité :&lt;br /&gt;- par Internet : sur le site de la Caf, de la msa ou le site officiel &lt;a href="http://www.rsa.gouv.fr/"&gt;www.rsa.gouv.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- par téléphone: en appelant le 39 39 (coût d’une communication locale depuis un poste fixe et inclus sans surtaxe dans les forfaits mobiles)&lt;br /&gt;Automatique, pour les bénéficiaires des minima sociaux. Le RSA sera automatiquement versé à compter du 6 juillet, à la place du RMI et de l’API. Il n'y a pas de démarche à faire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Pendant combien de temps?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a pas de limitation de durée. Le RSA est présenté comme un dispositif durable, permettant de cumuler revenu et allocation aussi longtemps que nécessaire. Le montant diminue à mesure qu’augmentent les revenus professionnels du bénéficiaire.&lt;br /&gt;Selon Martin Hirsch, l’instigateur du RSA, les bénéficiaires du RSA gagneront «en moyenne 110 euros en plus par mois».&lt;br /&gt;Pour les sans-emploi, le RSA donne-t-il les mêmes droits que le RMI ?&lt;br /&gt;En dehors de l’allocation proprement dite, les bénéficiaires du RMI disposaient de droits connexes, accordés d’office (aides au transport, centres de loisir, restauration scolaire, aides aux vacances….) Désormais, avec le RSA, ce n’est pas le statut qui détermine les avantages mais les revenus disponibles. L’objectif étant ainsi d’éviter les effets de seuils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant la couverture maladie universelle, le dégrèvement de la taxe d’habitation, l’exonération de la redevance télévisuelle, les sans-emploi (jusqu’ici allocataire du RMI) gardent les mêmes droits. Pour les autres, (qui travaillent donc), tout dépend des revenus et de la situation familiale. Exemple: un salarié à temps partiel (800 euros par mois) avec un enfant à charge touche 278 euros de RSA et a droit à la CMU. Et sera redevable de la taxe d’habitation, à hauteur de 25 euros.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Objectifs affichés par le gouvernement&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Le RSA devrait permettre à 700 000 personnes de franchir le seuil de pauvreté (fixé à 800 euros pour ne personne seule). Aujourd’hui, en France, sept millions de personnes vivent avec moins de 800 euros par mois. (Lire sur LibéLille plusieurs témoignages d'allocataires à Maubeuge où le RSA a été expérimenté avant d'être abandonné.)&lt;br /&gt;- Inciter au retour à l’emploi, en cumulant aides et revenus. Objectif: garantir que toute heure travaillée se traduise par plus d’argent dans le porte-monnaie. Avec le RMI, ce n’était pas le cas: en acceptant un temps partiel, un salarié pouvait perdre l’allocation (et les droits connexes) sans pour autant avoir plus d’argent à la fin du mois. Dans certains cas, il n'était pas «rentable» de travailler.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Principales critiques&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;- Un encouragement à la précarité. La CGT voit dans le RSA «un dispositif pérenne d’assistance généralisée aux entreprises». Cela va encourager «les employeurs à développer le temps partiel, les bas salaires et à ne pas reconnaître le travail par sa juste rémunération». «Pour augmenter le taux d’emploi et réduire la pauvreté, il faut plus qu’un RSA», poursuit la CGT qui propose «une taxation sur le travail précaire» et «l’abrogation de l’inique paquet fiscal».&lt;br /&gt;- Autre inquiétude: &lt;a href="http://www.liberation.fr/societe/0101568950-l-impact-du-rsa-limite-par-la-crise"&gt;la dégradation du contexte économique &lt;/a&gt;compromet sérieusement le retour à l’emploi des plus précaires, l’un des principaux objectifs du RSA. C’est ce que montre &lt;strong&gt;le rapport final sur l’évaluation des expérimentations du RSA, publié la semaine dernière&lt;/strong&gt;. (&lt;a href="http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/094000222/0000.pdf"&gt;Lire la version pdf&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les exclus du RSA: Les jeunes, de moins de 25 ans, pourtant frontalement touchés par la crise, sont exclus du système du RSA.&lt;br /&gt;- Surcharge de travail attendu pour le Pôle emploi (né de la fusion Assedic-Unedic), puisque les allocataires du RSA ont l'obligation d'entreprendre des démarches pour une meilleure insertion sociale et professionnelle. Réponse de Martin Hirsch, dans une interview au Parisien vendredi: on a «prévu une période de transition de neuf mois au cours desquels toutes les personnes concernées seront reçues et orientées afin de bénéficier d'un accompagnement sur mesure.» &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2533582420110611007?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2533582420110611007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2533582420110611007&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2533582420110611007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2533582420110611007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/06/rsa-de-a-z.html' title='Le rSa de A à Z'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-8881084606884263395</id><published>2009-06-01T03:58:00.001-07:00</published><updated>2009-06-08T00:32:25.561-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chansons'/><title type='text'>Subterranean Homesick Blues (Bob Dylan)</title><content type='html'>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;&lt;p&gt;&lt;object height='350' width='425'&gt;&lt;param value='http://youtube.com/v/2-xIulyVsG8' name='movie'/&gt;&lt;embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/2-xIulyVsG8'/&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-8881084606884263395?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/8881084606884263395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=8881084606884263395&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8881084606884263395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8881084606884263395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/06/subterranean-homesick-blues-bob-dylan.html' title='Subterranean Homesick Blues (Bob Dylan)'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-7619964127990238701</id><published>2009-05-31T10:40:00.001-07:00</published><updated>2009-05-31T10:53:08.605-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Documentaires'/><title type='text'>Les mensonges du RSA</title><content type='html'>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;&lt;p&gt;&lt;object height='350' width='425'&gt;&lt;param value='http://youtube.com/v/mng7sN3RJmo' name='movie'/&gt;&lt;embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/mng7sN3RJmo'/&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt; Presque rien à rajouter. Une seule question, à quand de vraies mesures de création d'emploi en contrat à durée indeterminé et payés de manière à assurer la vie des gens et non leur survie. Le RSA c'est également un appareil de contrôle et de répression formidable pour contraindre les gens déjà travailleurs précaires à continuer d'accepter des contrats mal payés, à temps partiels pour des durées variables qui parfois ne sont que d'un jour. Le travail à la tâche redevient la norme qu'on connaissait en début de 19 siècle. Tu te lèves tous les jours pour chercher du taf, un jour t'en as mais le lendemain c'est plus qu'incertain. Cette mesure met donc l'accent sur cette logique  et occulte complétement les problématiques sociales lourdes qui se développent dans notre société dont par exemple celle du logement. Comment trouver du travail quand t'es SDF voire même comment ne pas le perdre. Le RSA remplace également l'allocation parent isolé. La plupart des bénéficiaires sont des femmes vivant seules avec un plusieurs enfants qui connaissent déjà des problématiques de garde d'enfant ne serait ce que pour la recherche d'emploi. A t on parlé du développement de la constructions de crèches, de logements sociaux, de créations d'emplois pérennes, d'augmentation des salaires, de gel du montant des loyers ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-7619964127990238701?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/7619964127990238701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=7619964127990238701&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7619964127990238701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7619964127990238701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/les-mensonges-du-rsa.html' title='Les mensonges du RSA'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-8811746610766167493</id><published>2009-05-30T12:25:00.000-07:00</published><updated>2009-05-30T12:27:03.034-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>Le pari du RSA</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le Monde 29/05/09&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit de la récession, le revenu de solidarité active (RSA) va remplacer, à compter du 1er juin, comme c'était prévu, le revenu minimum d'insertion (RMI), instauré par Michel Rocard en 1990. C'est une bonne nouvelle et un pari. Le RSA est la grande réforme sociale du quinquennat de Nicolas Sarkozy, comme les 35 heures pour Lionel Jospin et Martine Aubry, entre 1997 et 2002. Quitte à ce que le RSA ait le même effet boomerang que les 35 heures... M. Sarkozy assume ce risque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est il y a quatre ans, en 2005, que Martin Hirsch, alors président d'Emmaüs France, soucieux de faire du combat contre la pauvreté une cause nationale, avait inventé le RSA. Il s'agissait de sortir du "piège à pauvreté" qu'était devenu un RMI dont les bénéficiaires avaient intérêt à ne pas travailler pour ne pas perdre leurs prestations. Avec le RSA, qui a été expérimenté depuis plus d'un an dans 33 départements et concerne 3,1 millions de foyers (6,8 millions de personnes), se met en place un outil juste et astucieux qui favorisera le retour à l'emploi en garantissant un revenu tiré du travail supérieur à celui de l'assistance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devenu haut-commissaire aux solidarités actives, après avoir fait inscrire son RSA dans le programme présidentiel de Ségolène Royal, M. Hirsch s'est battu avec énergie pour faire passer une réforme qui prenait à rebrousse-poil une grande partie de la droite, jusqu'au sein du gouvernement. Il a ainsi obtenu un financement par une taxe sur les revenus de patrimoine et de placement qui, bouclier fiscal oblige, exonère, au grand dam de la gauche et des syndicats, les plus hauts revenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le RSA est une réforme socialement juste qui a besoin de la croissance pour être efficace économiquement. Sa mise en oeuvre en pleine récession est à hauts risques. M. Hirsch espère que le RSA va soutenir le pouvoir d'achat des travailleurs pauvres, avec la distribution de 1,5 milliard d'euros en année pleine à des bénéficiaires prompts à consommer. Le nouvel outil devrait ainsi jouer d'abord un rôle d'amortisseur face au choc de la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pari sera d'autant plus difficile à tenir que Pôle emploi a les pires difficultés, alors que le chômage explose, à remplir ses missions d'accompagnement personnalisé des chômeurs. Alors que de 300 000 à 400 000 demandeurs de RSA vont solliciter Pôle emploi d'ici un an, il est déjà débordé. L'autre effet pervers tient à la qualité des emplois offerts. En temps de crise, le patronat sera tenté de faire du RSA une trappe à bas salaires. Si, au final, la réforme devait réduire la pauvreté au profit de la précarité, le pari serait perdu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-8811746610766167493?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/8811746610766167493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=8811746610766167493&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8811746610766167493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8811746610766167493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/le-pari-du-rsa.html' title='Le pari du RSA'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-8446107397659408641</id><published>2009-05-27T13:54:00.000-07:00</published><updated>2009-05-27T14:27:46.831-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Artefacts'/><title type='text'>Livre ouvert, Bateson</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/Sh2o1TcLtBI/AAAAAAAAAoQ/JwDVt0vw2n0/s1600-h/Bateson-N%26P-005_(Chapitre_1).jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5340610366836290578" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 267px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/Sh2o1TcLtBI/AAAAAAAAAoQ/JwDVt0vw2n0/s400/Bateson-N%26P-005_(Chapitre_1).jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; 1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Introduction&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En Juin 1977, je croyais être au point de départ de deux livres: le premier se serait intitulé &lt;em&gt;l'Idée d'évolution&lt;/em&gt; et le second &lt;em&gt;Ce que tout élève sait&lt;/em&gt;. Dans le premier, je comptais réexaminer les théories de l'évolution biologique à la lumière de la théorie de l'évolution biologique à la lumière de l'information et de la cybernétique. Mais je m'aperçus dès le début qu'il était difficile en écrivant de penser à un public réel capable de comprendre, comme je le souhaitais, les présuppositions formelles, donc simples, de ce que j'avançais. Une évidence énorme s'imposa alors à moi : je me rendis compte que, comme l'enseignement (que ce soit aux Etats-Unis, en Angleterre ou, probablement, dans l'ensemble du monde occidental) évite si soigneusement toutes les questions qui sont vraiment cruciales, il me faudrait écrire un deuxième livre pour exposer et clarifier un certain nombre d'idées qui me paraissaient élémentaires sur l'évolution et, en fait, sur presque toute le pensée biologique et sociale, à commencer par les choses de la vie quotidienne et le petit-déjeuner du matin. L'ensei-&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;11&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-8446107397659408641?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/8446107397659408641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=8446107397659408641&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8446107397659408641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8446107397659408641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/livre-ouvert-bateson.html' title='Livre ouvert, Bateson'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/Sh2o1TcLtBI/AAAAAAAAAoQ/JwDVt0vw2n0/s72-c/Bateson-N%26P-005_(Chapitre_1).jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-5463126492304507547</id><published>2009-05-27T11:03:00.000-07:00</published><updated>2009-05-27T11:46:58.073-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Coup de coeur pour @si</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Depuis l'austère solitude de la rédaction (bof), j'ai tout de même un coup de cœur à partager. Profitez-en, pour une fois il ne s'agit pas d'Ani Difranco!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je profite de la parution dans le Monde d'une interview de Julien Coupat pour vous recommander de vous abonner au site « arrêt sur images » (&lt;a href="http://www.arretsurimages.net/"&gt;www.arretsurimages.net&lt;/a&gt;). Comme vous le savez peut-être, l'émission du dimanche de France 5 a été virée par Sarko au moment de son élection. Daniel Schneidermann s'est réfugié sur le net, et manifestement il s'y trouve très bien. Les émissions hebdomadaires d'@si gagnent en liberté de ton et sont toujours excellentes. Mais surtout l'équipe a lancé il y a peu une nouvelle émission littéraire qui m'a complètement emballé (moi qui n'ai jamais été fan de littérature ou d'émissions littéraires). L'émission s'appelle "d@ns le texte", et il y a notamment une rencontre avec Eric Hazan à propos de "l'insurrection qui vient" qui est magnifique. On se dit qu'on a vraiment besoin de plus d'espaces comme celui-ci, où quelqu'un comme Eric Hazan (personne remarquable, au demeurant) puisse être véritablement remis à sa place. L'émission est encore accessible gratuitement, je ne sais pas pour combien de temps, mais c'est vraiment une émission cruciale. Je suis tombé complètement in love pour cet Eric Naulleau (oui oui, l'amuseur chez Ruquier), un héros positif comme on en fait plus, descendant dans l'arène pour combattre au corps à corps la « saloperie » ambiante (référence à ma thèse, pour ceux qui suivent...). À ce propos, je recommande aussi l'émission d'@si de décembre, sur la critique littéraire à la télévision, qui a débouché sur la création de "d@ns le texte".&lt;br /&gt;Il y a aussi une émission avec Lanzmann, magnifique, une émission avec Michel Vinaver, Agnès Desarthe, des gens que je ne connais pas mais qu'est-ce que ça fait plaisir de voir des gens intelligents à la télévision!&lt;br /&gt;J'ajoute qu'@si est plus largement un site de veille critique des médias, à la fois des médias traditionnels et en ligne (voir par exemple le dossier de toutes les contributions sur "l'ultra-gauche"). C'est un outil magnifique pour rester connecté sans sombrer dans la dépression (au moins ils nous font rire), et pour sortir de l'enfer matrimonial de ces journaux qui vous enferment dans la sensibilité supposée du public qu'ils visent, et que vous achetez parce qu'au moins ils vous expliquent que vous êtes vraiment quelqu'un de bien. Essayez @si et vous vous rendrez compte à quel point vous êtes habitués à ce qu'on pense à votre place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant que j'y suis, je vous informe que j'ai photographié intégralement le livre de Bateson "La Nature et la Pensée", dont j'ai parlé à certains d'entre vous depuis cet hiver. C'est le legs théorique de Gregory Bateson, un des plus grand penseurs du vingtième siècle, écrit à la veille de sa mort en 1980. Un livre d'épistémologie pour tous, qui va à l'essentiel avec une élégance et une détermination à la hauteur de l'urgence. Mais le livre est épuisé, évidemment. Je l'ai photographié pour mon usage propre et j'en ai profité pour le mettre en ligne. Je vous invite à aller voir dans le dossier : &lt;a href="http://vincentplanel.free.fr/documents/bateson/"&gt;http://vincentplanel.free.fr/documents/bateson/&lt;/a&gt; Avant de télécharger le fichier Zip, vous pourrez lire en ligne les quelques pages de l'intro, vous verrez vite si vous accrochez. Donnez-moi des retours, et on fera une pétition aux éditions du Seuil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant que j'y suis encore, je vous invité à signer la pétition de l'association pour la réouverture de la salle de prière de la cité-U d'Antony. Les pauvres, ils ont bien besoin de soutien (plus que Schneidermann...). Ça fait un an et demi que ça dure, et rien ne se passe. Le lien entre ceci, ceci et cela, entre un site de méta-médias, un livre épuisé, et des étudiants venus de toute l'Afrique et d'Asie auxquels on refuse obstinément une salle pour prier comme ils l'entendent, vous ne le voyez peut-être pas mais pour moi il crève les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ne vous enfermez pas sur internet, profitez des beaux jours tout de même...&lt;br /&gt;Vincent&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-5463126492304507547?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/5463126492304507547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=5463126492304507547&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5463126492304507547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5463126492304507547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/coup-de-coeur-pour-si.html' title='Coup de coeur pour @si'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-360192957401214886</id><published>2009-05-26T06:27:00.000-07:00</published><updated>2009-05-26T08:27:26.779-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chansons'/><title type='text'>Foire aux croûtes</title><content type='html'>Cet' poussière si populaire, c'est dans l'air! c'est dans l'air!&lt;br /&gt;Cet' empreint de Guérin, c'est not' teint! c'est not' teint!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est brest que'l dire&lt;br /&gt;Mais Brest m'aime, mais Brest m'aime&lt;br /&gt;C'est brest que'l dire&lt;br /&gt;Mais Brest même, mais Brest même&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet' place maboul' à boules, que ça roule! que ça roule!&lt;br /&gt;Cte' quartier tête à poux, bien d'chez nous! bien d'chez nous!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est brest que'l dire&lt;br /&gt;Mais Brest m'aime, mais Brest m'aime&lt;br /&gt;C'est brest que'l dire&lt;br /&gt;Mais Brest même, mais Brest même&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel' fête tudieu c'était, qu'j'y étais! qu'j'y étais!&lt;br /&gt;Cet' journée de feu fissa, un demi! un demi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est brest que'l dire&lt;br /&gt;Mais Brest m'aime, mais Brest m'aime&lt;br /&gt;C'est brest que'l dire&lt;br /&gt;Mais Brest même, mais Brest même&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que des croûtes y avaient, c'est du foutre! c'est du foutre!&lt;br /&gt;Cul sur' l synthétique, c'est la plage! c'est la plage!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est brest qu'l dire&lt;br /&gt;Mais Saint Martin perlipinpin&lt;br /&gt;C'est brest qu'l dire&lt;br /&gt;Mais qu'on aim' ce sein taquin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est brest qu'l dire&lt;br /&gt;Mais Brest m'aime, mais Brest m'aime&lt;br /&gt;C'est brest qu'l dire&lt;br /&gt;Mais Brest même, mais Brest même&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Saint Martin perlipinpin&lt;br /&gt;Sait qu'on aim' ce sein taquin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Saint Martin perlipinpin&lt;br /&gt;Sait qu'on aim' ce sein taquin&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-360192957401214886?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/360192957401214886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=360192957401214886&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/360192957401214886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/360192957401214886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/foire-aux-croutes.html' title='Foire aux croûtes'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2874762939799041567</id><published>2009-05-26T04:42:00.001-07:00</published><updated>2009-05-31T10:52:56.748-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Documentaires'/><title type='text'>Panique à Weimar</title><content type='html'>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;&lt;p&gt;&lt;object height='350' width='425'&gt;&lt;param value='http://youtube.com/v/FwMSCIRUIbs' name='movie'/&gt;&lt;embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/FwMSCIRUIbs'/&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;N'ayez pas peur, nous allons tous mourrir... &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2874762939799041567?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2874762939799041567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2874762939799041567&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2874762939799041567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2874762939799041567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/panique-weimar.html' title='Panique à Weimar'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-8741985310701069473</id><published>2009-05-26T02:02:00.000-07:00</published><updated>2009-05-26T02:07:45.685-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>De quoi la Palestine est-elle le nom ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le Monde Diplomatique (23/03/2009)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La guerre israélienne contre Gaza de l’hiver 2008-2009 a soulevé une immense émotion et de puissantes mobilisations à travers le monde. Elle a provoqué de vifs débats autour de la légitimité de cette offensive, des crimes commis, de l’avenir – et même de la possibilité – de la paix entre Palestiniens et Israéliens. Une question a aussi ressurgi : pourquoi la Palestine ? Pourquoi suscite-t-elle tant d’émoi, tant d’invectives, tant de manifestations ? Après tout, la planète connaît des guerres plus meurtrières, que ce soit au Darfour ou au Congo ; des oppressions au moins aussi dévastatrices, que ce soit au Tibet, en Tchétchénie ou en Birmanie ; des dénis aussi scandaleux du droit à la liberté, qui concernent le sort des intouchables en Inde, celui des Nubiens au Kenya ou des Indiens dans divers pays d’Amérique latine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que se cache-t-il donc derrière cette focalisation sur la Palestine ? Pour certains, la réponse ne fait aucun doute : c’est la présence des juifs, la haine contre eux qui est le moteur de cet intérêt malsain. La critique de l’Etat d’Israël et de sa politique servirait de feuille de vigne à l’antisémitisme éternel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même sans partager ce point de vue réducteur, la question « Pourquoi la Palestine ? » est légitime. Elle offre même un intérêt dans la mesure où elle permet de réfléchir à la place centrale que ce conflit occupe aujourd’hui sur la scène mondiale, au même titre que ceux du Vietnam dans les années 1960-1970 et de l’Afrique du Sud dans les années 1970-1980 (lire ci-dessous « Du Vietnam à l’Afrique du Sud »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Palestine a désormais pris le relais. Pourquoi ? Parce que, en ce début de XXIe siècle, elle cristallise un moment de l’histoire des relations internationales : dernier « fait » colonial né du partage des empires, elle symbolise la persistance de la relation inégale entre le Nord et le Sud – comme le conflit du Vietnam ou celui de l’Afrique du Sud –, mais aussi la volonté de sa remise en cause. Elle est le paradigme d’une injustice jamais réparée. L’implication des États-Unis, principale puissance mondiale, et d’Israël, principale puissance régionale, conforte son enjeu mondial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’arrière-plan&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intérêt stratégique de la Palestine (et du Proche-Orient) – qui explique la longévité peu ordinaire des rivalités dont elle a été l’objet –, et le caractère « saint » de cette Terre forment le terreau de l’affrontement, même s’ils ne sont pas la cause première de l’importance qu’il a acquis aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Situé au carrefour de trois continents, le Levant est le lieu de passage d’une grande part du commerce mondial. Dès le XIXe siècle, son contrôle devient essentiel pour Londres, qui veut protéger, à travers le canal de Suez, la route des Indes, joyau de son empire. De plus, la région est devenue, au XXe siècle, le plus riche réservoir de pétrole de la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’affrontement autour de la Palestine s’est engagé avant même l’effondrement des deux empires ottoman et tsariste ; il s’est poursuivi durant la marche vers la seconde guerre mondiale, s’est intensifié avec la guerre froide, a résisté au « nouvel ordre international » né de l’effondrement de l’Union soviétique et se prolonge encore sans que personne puisse apercevoir une lueur au bout du tunnel. Henri Queuille, ministre de la IIIe République, prétendait qu’aucun problème ne résistait à l’absence de solution ; la Palestine en offre un contre-exemple tragique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 1967, des guerres, dont certaines ont failli dégénérer en affrontements entre les deux blocs, ont installé le Proche-Orient à l’avant-scène de l’actualité : guerre de juin 1967 ; guerre d’usure entre l’Égypte et Israël (1968-1970) ; guerre d’octobre, dite de Ramadan ou de Kippour (1973) ; guerre civile libanaise en 1975 avec participation des Palestiniens et occupation israélienne du Sud ; invasion israélienne du Liban (1982) ; première Intifada (1987-1993) ; seconde Intifada, à partir de septembre 2000, avec sa vague d’attentats-suicides ; guerre contre le Hezbollah (2006) ; offensive israélienne contre Gaza (2008-2009) – sans même parler des différentes conflagrations dans le Golfe… Aucun autre conflit n’a occupé aussi longtemps une telle place dans les bulletins d’information.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre dimension des affrontements, le caractère « sacré » de la Palestine. Durant des siècles, les noms de Jérusalem, de Bethléem, de Hébron ont résonné dans la mémoire des fidèles des trois grandes religions monothéistes. Même si elles servirent de couverture à d’autres ambitions, les Croisades ont embrigadé pendant plusieurs centaines d’années des hommes et des femmes des deux bords de la Méditerranée. Et les juifs religieux allaient en Palestine pour y mourir et y être enterrés. Quand, à partir du XIIe siècle, ces terres revinrent durablement sous contrôle de puissances musulmanes, d’importantes communautés chrétiennes (et même juives) y vivaient, et la Palestine demeura un lieu de pèlerinage aussi bien pour les juifs que pour les chrétiens. Les voyages, à l’époque, n’étaient soumis à aucun visa, à aucun papier d’identité, mais aux aléas de la sécurité, les longs déplacements par mer ou par terre étant souvent hasardeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux XVIIIe et XIXe siècles, les collines de Jérusalem et les oliviers de Palestine attirèrent romanciers et peintres français ou britanniques. Chaque nom, chaque pierre évoquait la naissance des religions, les Livres saints, la traversée du Sinaï par Moïse, le sermon de Jésus sur la montagne, même pour des voyageurs que n’exaltait plus une foi conquérante. Durant de longues périodes, la Méditerranée fut une mer d’échanges, aussi bien humains que culturels, plutôt que de déchirements. Et l’esprit des Croisades ne soufflait pas toujours sur la « mer du milieu »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A une exception près toutefois, passée largement inaperçue : l’existence de penseurs protestants qui, interprétant des passages de la Bible, et notamment de l’Apocalypse, voyaient dans le « retour » des juifs en Palestine, puis leur conversion, une étape nécessaire à la venue du Messie. Ce millénarisme a eu une influence substantielle sur la politique britannique, comme il en a une aujourd’hui aux États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, alors que déclinait en partie l’attraction des religions, une nouvelle idéologie émergeait : le nationalisme. A la fin du XIXe siècle, l’Organisation sioniste mondiale était fondée, qui revendiquait un État juif en Palestine ; et, déjà, un mouvement de renaissance arabe (nahda) ambitionnait d’assurer l’indépendance des Arabes face à l’Empire ottoman, mais aussi face aux puissances européennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « reconquête » de Jérusalem par les troupes alliées en 1918 ne pouvait manquer de soulever une vague de consternation dans le monde musulman. Elle entérinait l’effondrement du dernier grand empire musulman, l’Empire ottoman – dont on oublie trop souvent qu’il fut une des puissances européennes les plus avancées du continent aux XVe et XVIe siècles – ; l’abolition du califat, symbole de l’unité (en partie factice) de l’oumma, la communauté des croyants, mais aussi du « retard » dans lequel s’enfonçait le monde arabe, et plus généralement le monde non développé. Cette reconquête marquait l’apogée de la domination de l’Europe sur la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dictée par des ambitions purement « géopolitiques », la prise de Jérusalem pouvait être lue comme une revanche sur la défaite des Croisades. N’est-ce pas un général français qui, après avoir pris Damas en 1920, alla se recueillir sur la tombe de Saladin, le « libérateur » de Jérusalem pour les musulmans, et aurait déclaré : « Saladin, nous voilà de retour » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Royaume-Uni, qui avait obtenu en 1922 le mandat de la Société des Nations (SDN) sur la Palestine, se voyait aussi confier la mise en œuvre de la « promesse Balfour » (2 novembre 1917), un engagement pris par Londres de favoriser la création d’un « foyer national juif ». L’affrontement se déploya dans ses formes actuelles, mais la Palestine resta un aimant pour nombre de pèlerins : juifs, musulmans et chrétiens pouvaient s’y rendre et y accomplir leurs devoirs religieux. La dimension « sainte » de cette terre ne disparaîtra jamais, même quand l’affrontement prendra un caractère national – qu’on l’interprète comme la lutte du peuple juif pour retourner dans sa patrie (y compris en affrontant parfois l’empire britannique à partir du début des années 1940) ou comme une lutte anticoloniale des Palestiniens contre les Britanniques et l’immigration sioniste. Elle servira toujours, avec plus ou moins de force suivant les périodes, à alimenter l’imaginaire des uns et des autres, à conforter leur mobilisation. Ni le Vietnam, ni l’Afrique du Sud n’ont jamais mis en mouvement un tel héritage culturel et religieux dans l’inconscient collectif des mouvements et des personnes qui se sont mobilisées pour leur cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le génocide des juifs&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la croisée du religieux, du politique et de l’histoire, la persécution des juifs et le génocide perpétré durant la seconde guerre mondiale marqueront l’histoire de la Palestine, mais de manière différenciée selon les époques. Jusqu’à la fin des années 1920, le mouvement d’émigration juive en Palestine reste limité, et le sionisme, très minoritaire parmi les juifs du monde, est un échec. Deux éléments vont inverser le cours de l’histoire : la fermeture des Etats-Unis (et en partie de l’Europe de l’Ouest) à l’immigration ; la marche des nazis vers le pouvoir et l’antisémitisme de plus en plus militant en Allemagne et en Europe orientale. Le nombre des juifs cherchant asile en Palestine s’accroît d’autant plus que tous les autres pays leur sont fermés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La période 1936-1939 représente le grand tournant en Terre sainte : la révolte palestinienne est écrasée ; le mouvement sioniste, renforcé par un grand nombre d’émigrants européens, se dote de puissantes milices et achève la transformation du Yichouv (la communauté juive en Palestine) en quasi-Etat, avec ses institutions, son économie, ses partis, son armée, etc. C’est de ce moment que date la véritable naissance d’Israël et la transformation du « problème juif » : le judaïsme fut, au XIXe siècle, la négation du nationalisme européen ; le sionisme transforme, par la colonisation de la Palestine, les juifs du Yichouv en communauté nationale dans laquelle vont se reconnaître et s’identifier nombre d’Européens. Cette sympathie se manifeste déjà dans les années 1920 parmi des journalistes et des intellectuels, fascinés par la réussite d’un projet colonial (lire, par exemple, Joseph Kessel, Terre d’amour, 1927).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le génocide perpétré durant la seconde guerre mondiale ne joue pas un rôle majeur dans l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies du plan de partage de la Palestine (29 novembre 1947). S’il alimente, bien évidemment, la sympathie dans les opinions publiques du Nord à l’égard du jeune Etat, il n’a pas encore conquis la place centrale qu’il occupera à partir de la fin des années 1960 : d’un côté, les dirigeants d’Israël veulent donner une image de juifs combattants à l’opposé de ceux qui se sont « laissé conduire à l’abattoir » ; de l’autre, les juifs sont considérés comme des victimes du nazisme au même titre que les déportés politiques ou les Tsiganes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1962 et le procès Eichmann, 1967 et la guerre de juin, les années 1970 et la « découverte » de la collaboration en France et en Europe donneront une dimension nouvelle au génocide et influeront de manière importante sur la perception du conflit israélo-palestinien et, aussi, sur sa mondialisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un cadre international bouleversé,&lt;br /&gt;une place nouvelle de la Palestine&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est sur cet arrière-fond historique, stratégique et religieux que la Palestine va s’imposer, à partir des années 1990, puis surtout après l’éclatement de la seconde Intifada (novembre 2000), sur la scène mondiale. Le conflit acquiert une place nouvelle, une dimension qu’il n’avait sûrement pas dans les années 1970 ou 1980 – où, au mieux, on le considérait comme une lutte parmi d’autres, au pire, comme une simple extension d’un mouvement nationaliste arabe peu fréquentable. La mobilisation de quelques groupes d’extrême gauche européens en faveur des Palestiniens après 1967 – limitée par le poids de la question juive et par la « découverte » par l’Europe de la spécificité du génocide et de la responsabilité des Etats européens dans son accomplissement (la traduction du livre de Robert Paxton La France de Vichy date de 1973) – s’inscrit plutôt dans la solidarité mondiale anti-impérialiste et dans le grand rêve de révolution mondiale. Pour Jean Genet, dans Un captif amoureux, la Palestine était au cœur « d’une révolution grandiose en forme de bouquet d’artifice, un incendie sautant de banque en banque, d’opéra en opéra, de prison en palais de justice ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation a désormais changé. Comme avant elle le Vietnam ou l’Afrique du Sud, la Palestine dévoile la réalité des relations internationales. Celles-ci sont marquées par la domination occidentale sur le monde et sa contestation de plus en plus forte. Une période de deux siècles marquée par la conquête européenne du monde est en train de s’achever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La scène internationale a été bouleversée par la disparition de l’URSS qui mit un terme à toute idée d’inscrire la lutte autour de la Palestine et d’Israël dans le champ de la guerre froide – de toute façon, même si, depuis 1967, le « camp socialiste » a appuyé les Arabes et les Etats-Unis Israël, le conflit a toujours été à l’étroit dans la grille Est-Ouest. La période de l’après-1990 fut aussi marquée par l’affirmation des Etats-Unis comme unique super-puissance. Francis Fukuyama parle même de la « fin de l’histoire » et la victoire sans retour du modèle libéral démocratique. Vingt ans plus tard, avec l’enlisement américain en Irak (et en Afghanistan) et la crise économique et financière, la dynamique mondiale est marquée par l’essoufflement de la domination occidentale. L’ancien ordre international est contesté tant par l’affirmation sur la scène mondiale de la Chine, du Brésil, de l’Inde et de nombreux pays naguère dominés qu’à travers les luttes altermondialistes et celles de nombre de mouvements contestataires. Cette « insurrection » contre l’ordre ancien ne concerne pas seulement le domaine de la politique ou de l’économie, mais aussi ceux de la culture, de l’histoire. C’est tout un récit de l’histoire du monde qui est remis en cause, un récit dans lequel l’Europe et les Etats-Unis occupaient jusque-là une place prépondérante tandis que les pays du tiers-monde étaient relégués dans une sorte d’antichambre. Parallèlement se renforce l’idée d’un « choc des civilisations », d’une « menace islamique ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autre part, c’est le moment où les images du Proche-Orient submergent les écrans de télévision du monde. Nous en savons bien plus sur cet affrontement, aussi bien en Europe que dans le reste du monde, que sur n’importe quel autre. Même si chacun n’en maîtrise évidemment pas les tenants et les aboutissants, chacun a lu ou entendu mille et une analyses, vu mille et un reportages. La révolution technologique de la fin des années 1980, avec le numérique et les chaînes de télévision d’information en direct, permet aux téléspectateurs de vivre de plain-pied dans l’actualité. Le monopole de CNN durant la première guerre du Golfe (1990-1991) ayant été battu en brèche par les chaînes satellitaires arabes – et surtout par la plus célèbre d’entre elles, Al-Jazira –, et l’utilisation par des individus sur le terrain de portables et de caméras vidéos se généralisant, plusieurs récits s’entendent désormais sur la scène mondiale, pour la première fois depuis l’effondrement de l’URSS et la disparition du « camp socialiste ». Et le récit d’Al-Jazira et des autres chaînes du Sud a d’autant plus d’impact que ces médias répondent aux critères occidentaux de professionnalisme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la présence, aussi bien en Europe qu’en Amérique latine, et même aux Etats-Unis, d’importantes immigrations arabes et musulmanes, qui voient dans les Palestiniens la « métaphore » de leur propre situation, et le rôle des communautés juives – en majorité ralliées à Israël et à sa politique – à travers le monde contribuent à la mondialisation des polémiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Palestine mêle évidemment nombre de dimensions. Trois d’entre elles expliquent sa place centrale : la redécouverte d’une histoire longtemps occultée de domination coloniale ; l’injustice maintenue et la violation permanente du droit international ; le « deux poids, deux mesures » appliqué par les gouvernements et par nombre d’intellectuels occidentaux dans leur lecture du conflit. Au croisement de l’Orient et de l’Occident, du Sud et du Nord, la Palestine symbolise à la fois le monde ancien et la gestation du monde nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très longtemps, l’histoire dominante du choc proche-oriental se résuma au « miracle » que représentait la création d’un Etat juif en Palestine, le « retour » de ce peuple sur sa terre, dont il avait été chassé il y a deux mille ans, « un peuple sans terre pour une terre sans peuple », le désert transformé en verger, le socialisme des kibboutz. La guerre de 1948-1949 passa pour le combat héroïque de David contre Goliath : des soldats moins nombreux et moins bien équipés, dont certains étaient des rescapés du génocide des juifs en Europe, résistaient à l’assaut des armées arabes coalisées. Personne n’avait vu, au sens propre du terme, l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens (lire Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949), de Dominique Vidal).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallut plusieurs décennies pour que, grâce notamment aux nouveaux historiens israéliens, le récit fait par les Palestiniens de la guerre de 1948-1949 – et de leur expulsion massive – devienne enfin audible au-delà du monde arabe. Ce retour du refoulé coïncidait avec un mouvement, perceptible dans tous les pays anciennement colonisés, pour réécrire une histoire jusque-là rédigée à travers des grilles d’interprétation occidentales. Ce qui se joue aussi en Palestine, c’est l’interprétation de l’histoire mondiale des XIXe et XXe siècles, de la politique coloniale et de ses conséquences sur le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième dimension, la permanence d’une injustice politique qui, partout ailleurs sur la planète, a été, au moins en partie, réparée. L’immense majorité des peuples ayant accédé à l’indépendance, les derniers – Afrique portugaise, Afrique du Sud, Namibie, Timor – dans les années 1970-1990, la colonisation a disparu de la surface de la Terre. La Palestine rappelle que le colonialisme a marqué pour longtemps l’histoire contemporaine et que même sa fin politique ne signifie pas qu’il s’est simplement évanoui, ni que les injustices qu’il a provoquées se sont effacées. Il est une page que l’on ne peut pas purement et simplement tourner. Et, contrairement aux Indiens d’Amérique ou aux populations autochtones d’Australie ou de Nouvelle-Zélande, les Palestiniens maintiennent une présence forte et massive sur leur territoire national ou autour de lui, et exercent donc une pression par leur seule présence, qui n’est pas près de disparaître, quels que soient les aléas de leur lutte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, troisième facteur, le « deux poids, deux mesures » appliqué par les Etats-Unis et l’Europe (non seulement par les gouvernements, mais aussi par nombre d’intellectuels). On entend souvent l’argument selon lequel l’analyse du heurt israélo-palestinien obéirait à des règles différentes, qu’Israël serait jugé selon des lois distinctes. Cela est en partie vrai, mais pas dans le sens que lui attribuent certains. Quel autre exemple d’occupation condamnée depuis plus de quarante ans par les Nations unies et qui perdure ? Quel autre exemple d’occupation où la puissance conquérante peut installer près de 500 000 colons dans les territoires occupés – ce qui, en droit, constitue un « crime de guerre » – sans que la communauté internationale prenne aucune sanction ? Quel autre exemple d’une puissance qui déclenche une agression comme celle de Gaza en décembre 2008, affirme ouvertement qu’elle a recours à des moyens « disproportionnés », qui commet des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ? Imaginons un moment que la Serbie se déclare « Etat des Serbes » : que dirait la communauté internationale face à l’exclusion de toutes les minorités ethniques de cet Etat ? Or Israël se proclame « Etat juif » et met de facto à l’écart plus de 15 % (sans compter les Arabes de Jérusalem) de sa population – tout en leur accordant le droit de vote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une remarque importante à ce stade. Si d’autres conflits, même plus meurtriers, ne suscitent pas un tel intérêt – que ce soit la guerre au Congo et ses millions de morts ou le conflit du Sri Lanka –, c’est qu’ils ne se situent pas à ce « carrefour » des relations entre le Nord et le Sud qui est au cœur de l’histoire depuis le début du XIXe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai que nombre d’Etats arabes (ou autres), qui défendent verbalement les Palestiniens, n’ont pas hésité à les massacrer, que leurs régimes sont autoritaires ou dictatoriaux et qu’ils manipulent la cause palestinienne pour détourner leurs opinions des nécessaires réformes internes. Ils ne sont pas les mieux qualifiés pour se présenter en champions de la cause palestinienne. Mais la justesse de celle-ci ne dépend pas de la « qualité » de ses défenseurs : l’apartheid était condamné par tous les gouvernements africains, dont certains étaient bien peu recommandables. Il n’en demeure pas moins que la Palestine est une injustice flagrante. Et c’est ce sentiment d’injustice qui anime les mouvements de solidarité à travers le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, et sous couvert du génocide, l’Occident refuse d’appliquer à ce conflit les mêmes règles d’analyse que celles qu’il applique en général. Ailleurs, on se réclamera du droit international, des droits humains, du droit de la presse et des journalistes de couvrir les guerres, de la nécessaire proportionnalité des actions. Les exactions serbes contre les Kosovars, souvent réelles, parfois inventées, peuvent servir à justifier une intervention militaire de l’OTAN contre la Serbie. Le comportement de la Russie contre les Tchétchènes est à juste titre condamné, et aucune action terroriste menée par les rebelles à Moscou ou ailleurs ne dédouane l’ex-Armée rouge. Mais que « la quatrième (ou troisième) armée du monde » s’attaque au territoire minuscule de Gaza sur lequel s’entassent plus de 1,5 million de personnes, qu’elle bombarde des écoles, tue des centaines de civils, détruise les infrastructures, et alors les gouvernements occidentaux et certains intellectuels trouvent des excuses et des justifications à ce qui relève de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Choc de civilisation ou enjeu politique ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette lecture politique s’oppose à une autre, qui verrait la Palestine au cœur d’un affrontement entre le monde judéo-chrétien et l’islam ou un simple prétexte à l’éternel antisémitisme. La vision d’une « guerre de civilisation », des protagonistes des deux côtés la partagent, un type de déformation qui n’est pas nouveau : au temps de la guerre froide, la guerre du Vietnam et même la lutte en Afrique du Sud étaient vues, par certains, comme un avatar du choc entre l’Est et l’Occident. M. Nelson Mandela, aujourd’hui porté aux nues, passait pour un terroriste, et même Amnesty International refusait de l’adopter comme « prisonnier de conscience » car il prônait la lutte armée. La crainte du communisme agissait alors comme un frein à la solidarité, mais de manière moins puissante que celle de l’islamisme politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désormais on agite deux épouvantails, la peur d’un « retour » de l’islam et la résurgence de l’antisémitisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La place occupée par le Hamas (et aussi par le Hezbollah) dans la résistance paralyse bien des bonnes volontés en Occident. Il peut sembler, après coup, qu’il était plus facile d’être solidaire du Vietnam – malgré le rôle central des communistes – que de Palestiniens, dont un nombre important se reconnaissent dans un mouvement islamiste. On peut rétorquer que, dans l’histoire, la religion a inspiré nombre de mouvements anticoloniaux. C’est au nom de l’islam que le Mahdi, incontestablement un « réactionnaire », mena la révolte au Soudan contre la présence britannique à la fin du XIXe siècle. Fallait-il, parce que le Royaume-Uni était un pays démocratique et se réclamait des Lumières, dénoncer cette révolte « réactionnaire » ? Sans revenir sur la complexité et la diversité des formations islamistes, croit-on vraiment que, s’ils gagnent, ils imposeront des régimes plus répressifs que ceux de l’Algérie, de l’Irak ou de la Syrie « laïques », ou encore de l’Egypte ? Le droit à la résistance contre l’oppression étrangère est un droit universel reconnu à tous les peuples : l’Occident n’a aucun droit à l’accepter pour les uns et à le refuser pour les autres. Et si la « religion » n’était que l’habit emprunté actuellement par le mouvement de résistance à l’injustice ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela n’empêche pas de rester attentif à l’avenir, à ne pas se bander les yeux et à appuyer tous ceux qui veulent construire demain une société palestinienne plus démocratique, plus juste. La seule volonté de mettre un terme à l’injustice ne garantit pas, l’histoire l’a prouvé, la construction d’une société démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poids de la Shoah est, en Occident, énorme. Certains, notamment dans l’aire musulmane, estiment que ce génocide est purement et simplement instrumentalisé, manipulé, voire qu’il n’a pas eu lieu – ou n’a pas eu la dimension que l’historiographie lui accorde. Pour nombre de forces au Nord, au contraire, il est un événement marquant de l’histoire européenne, et toute tentative de le minimiser est condamnable. Peut-on dépasser ces divergences ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’historien israélien Tom Segev résume les deux leçons contradictoires que la société israélienne peut tirer du génocide des juifs : 1) personne n’a le droit de « rappeler aux Israéliens des impératifs moraux tels que le respect des droits de l’homme », car les juifs ont trop souffert et les gouvernements étrangers ont été incapables de leur venir en aide ; 2) on peut, au contraire, penser que le génocide « somme chacun de préserver la démocratie, de combattre le racisme, de défendre les droits de l’homme ». Et donc de défendre aujourd’hui les Palestiniens… Pourtant, la sensibilité au Nord et au Sud ne sera jamais la même, que ce soit sur les formes de lutte, le terrorisme, la légitimité d’Israël, le contenu d’une solution politique, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce combat, la lutte contre l’antisémitisme est importante. Elle est rendue plus difficile par l’identification à laquelle on assiste, des deux côtés, entre Israël et les juifs. Quand Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), déclare, à propos de l’offensive israélienne contre Gaza : « Je peux vous affirmer que 95 % de la communauté juive de France est en accord avec la politique d’Israël et avec ce qu’entreprend son armée », le journaliste Jean-François Kahn a raison de dire que cette phrase devrait valoir à son auteur une poursuite devant les tribunaux pour antisémitisme. Quand des prêcheurs musulmans dénoncent les juifs et leur mainmise sur le monde, en se référant aux Protocoles des sages de Sion, ils relèvent d’une démarche similaire. Lutter contre ces amalgames, contre toutes les formes de racisme, à l’encontre des juifs ou des Arabes, contre toute idée de « choc des civilisations », est l’un des enjeux des années à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains affirment que la seule solution reste la création d’un État palestinien aux côtés de l’état d’Israël. D’autres assurent que la colonisation massive de la Cisjordanie et de Jérusalem rend ce dénouement illusoire et prônent un État binational où les deux nationalités, arabe-palestinienne et juive-israélienne, jouiraient de droits équivalents. D’autres encore évoquent le modèle sud-africain, un État de tous ses citoyens : un homme, une femme, une voix. Quoi qu’il en soit, il est difficile d’imaginer une solution sans adhésion d’une majorité de la population présente aujourd’hui sur le territoire de la Palestine historique. Il faut rappeler que la fin de l’apartheid n’a été possible que parce que le Congrès national africain (ANC) a été capable de formuler un projet pour tous les citoyens de l’Afrique du Sud et de les unir, Noirs, métis et Blancs dans le combat.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;Alain Gresh (&lt;em&gt;Israël Palestine,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Vérités sur un conflit&lt;/em&gt;, Ed. Fayard)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-8741985310701069473?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/8741985310701069473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=8741985310701069473&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8741985310701069473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8741985310701069473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/de-quoi-la-palestine-est-elle-le-nom.html' title='De quoi la Palestine est-elle le nom ?'/><author><name>Attila Joseph</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-5355426126843296300</id><published>2009-05-25T01:51:00.000-07:00</published><updated>2009-05-25T02:04:20.001-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>L'antisionisme de Dieudonné, héritage contemporain de l'antisémitisme</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le Monde 23/05/09&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'existence, depuis sa présentation par Dieudonné et ses amis, au Théâtre de la Main d'Or, à Paris, le 8 mai, d'une "liste antisioniste" pour les européennes en Ile-de-France, oblige à se poser deux questions majeures que l'expérience historique peut contribuer à éclairer. Ce passage par l'histoire est d'autant plus nécessaire que les barrières morales ou juridiques érigées contre la haine antijuive n'ont plus d'efficacité définitive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette liste et l'équipe qui la porte relèvent-elles de l'antisémitisme ? Dieudonné et son équipe s'en défendent. Cependant, la dénonciation du sionisme, dans un cadre national, lors d'élections qui constituent d'abord un événement de politique intérieure, fait peser sur les Français de confession ou d'origine juive une stigmatisation effective qui relève bien des procédés de l'antisémitisme. Cela ne veut pas dire que la discussion du sionisme soit taboue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais celui-ci concerne d'abord l'Etat d'Israël, et relève donc d'une question de politique internationale, quand bien même des Français partagent avec une bonne partie des Israéliens la même confession. D'autres Français partagent bien des confessions ou des origines avec des ressortissants d'autres pays sans que cela ne devienne un argument électoral. L'antisionisme militant renvoie à l'antisémitisme. Il permet de mobiliser un fond antisémite tel qu'on le trouve en partie dans le Front national - dont Dieudonné agrège des éléments à son équipe -, et, de manière plus radicale, dans le négationnisme - dont il courtise l'un des principaux militants, Robert Faurisson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'antisémitisme en politique a-t-il pour autant une chance de réussir ? On pourrait se contenter de dire que, après le génocide perpétré contre les juifs d'Europe par un régime qui avait élevé l'antisémitisme au niveau d'une religion et d'un appareil d'Etat, et avec la complicité du régime de l'Etat français, lui-même antisémite, l'antisémitisme sous toutes ses formes serait banni à jamais de la vie publique et même privée d'une nation comme la France. Force est de constater que cette barrière morale est fragile, et que cette fragilité empêche que la loi puisse s'opposer efficacement à l'antisémitisme en politique. L'histoire plus ancienne de la fin du XIXe siècle français introduit paradoxalement des enseignements qui méritent ici d'être formulés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moment antisémite des années 1880 et 1890, culminant avec l'affaire Dreyfus, démontre en premier lieu la difficulté des mouvements se définissant comme antisémites (ou "antisémitique", comme la Ligue du même nom) à triompher politiquement sur le seul thème de l'antisémitisme. Leur force tient d'abord dans les alliances qu'Edouard Drumont ou Jules Guérin parviennent à conclure avec les nationalistes (de gauche comme de droite), les catholiques ou les monarchistes. C'est le pouvoir de l'antisémitisme que d'agir comme un catalyseur, et c'est en même temps sa faiblesse dès lors que ces conservateurs ou ces populistes décident de faire le sacrifice de telles alliances, comme cela se produira à la fin de l'Affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique de "défense républicaine" du gouvernement de Pierre Waldeck-Rousseau ôtera en effet à ces assemblages tout espace politique, provoquant en retour la radicalisation des antisémites exclusifs (comme Jules Guérin, chef de la Ligue antisémitique, réfugié pathétiquement dans son Fort Chabrol) ou la mutation de l'antisémitisme en "nationalisme intégral" avec l'Action française de Charles Maurras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ramené à la situation présente, que nous enseigne cet héritage historique ? Une double leçon, essentielle. Premièrement, l'antisémitisme exige, pour se développer en politique, l'existence d'une croyance collective qui transforme des identités sociales ou culturelles en différenciation idéologique. L'engagement dreyfusard de 1898, puis la réhabilitation en 1906 du capitaine Dreyfus ont repoussé provisoirement cette croyance, au profit de l'égalité civique entre les Français (mais sans que les colonisés ne bénéficient de cette avancée, qui ne profita guère davantage non plus aux femmes, il faut le rappeler).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela signifie aujourd'hui que tout acte ou propos antisémite concerne tous les Français sans distinction, puisque, avec l'antisémitisme, les fondements de la citoyenneté démocratique et du vivre-ensemble sont attaqués. Or, trop souvent, l'antisémitisme est ramené aux juifs eux-mêmes, tandis que le soupçon du sionisme contribue à accélérer leur isolement, rendant dès lors plus aisée leur persécution. Il s'agit là d'une spirale de violence que des intellectuels dreyfusards, de Lucien Herr à Emile Durkheim, d'Emile Duclaux à Célestin Bouglé, de Bernard Lazare à Emile Zola, ont, en leur temps, analysée et repoussée. Leur pensée m'apparaît ici comme disponible pour affaiblir les présupposés sur lesquels se fondent les résurgences d'antisémitisme en politique. C'est la deuxième leçon que nous accorde le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'offensive intellectuelle du tournant du XIXe siècle mit en lumière trois principes qui gardent toute leur actualité. La défense d'un juif condamné à l'issue d'un procès d'Etat et déporté en Guyane dans des conditions inhumaines fut d'abord une lutte contre la persécution dans son ensemble, politique, religieuse, mais également sociale, amenant ainsi des anarchistes, des socialistes, des femmes à se mobiliser pour Dreyfus. La cause des persécutés, qui semble animer Dieudonné, est ainsi contredite par l'usage fait de l'antisémitisme, qui est précisément une persécution, et même la figure historique par laquelle l'Europe a pris conscience, au XIXe siècle, de la persécution. On peut toujours regretter que cela ne soit pas l'esclavage ou la colonisation. Mais la compréhension de l'antisémitisme permet d'accéder à la critique générale de la persécution moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le combat des intellectuels dreyfusards démontra également le lien déterminant entre le développement de l'antisémitisme, le recul des libertés démocratiques et la montée de l'irrationalisme, si bien que leur engagement se caractérisa par la défense du droit, le principe de justice et la raison critique. A cet égard, les responsabilités de la situation actuelle sont extérieures à Dieudonné lui-même, et interrogent le devenir de l'identité démocratique française elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la lutte contre l'antisémitisme s'inscrivit il y a un siècle dans une pensée de l'international qui permit à la France de s'arracher au risque nationaliste tout en intégrant davantage les Français selon une conception ouverte, solidaire, voire fraternelle, de la société. Là aussi, l'enseignement est moderne. Mais de telles leçons du passé ne seront actives qu'à condition de travailler toujours le dossier politique de l'antisémitisme et d'accorder à la recherche, dans notre pays, une reconnaissance publique et une importance sociale.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;_____________________________________________________&lt;br /&gt;Vincent Duclert, historien, professeur agrégé à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, auteur de "La Gauche devant l'histoire" (Le Seuil, 162 p., 15 €)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-5355426126843296300?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/5355426126843296300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=5355426126843296300&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5355426126843296300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/5355426126843296300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/lantisionisme-de-dieudonne-heritage.html' title='L&apos;antisionisme de Dieudonné, héritage contemporain de l&apos;antisémitisme'/><author><name>Attila Joseph</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-8160519967364244723</id><published>2009-05-24T14:11:00.000-07:00</published><updated>2009-05-26T02:10:19.632-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musiques'/><title type='text'>Le génie musical de Rafal Blechacz</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;à Leïla et Benjamin&lt;/em&gt;,&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La musique a par nature ses mystères, probablement entretenus par un ensemble de facteurs sociaux qui combinent des dimensions esthétiques et politiques, que Pierre Bourdieu a d'ailleurs longuement analysés. Un nom se fait depuis quelques temps l'écho du génie et de toutes les prouesses. Il s'agit d'un jeune polonais, Rafal Blechacz, âgé seulement de 22 ans. Un slave, un nouveau romantique, attirant à lui une foule d'élites qui ne cessa jamais de croire au retour d'un certain Mozart, qu'elle jurerait aujourd'hui reconnaitre et accueillir comme il se doit. Mais en quoi - peut-on s'interroger- incarne-t-il un tel espoir et modèle de réussite? Parce qu'il est jeune, certainement. Mais aussi parce qu'il s'est imposé de façon évidente aux différents concours dont notre société est si sûre -le prestigieux "Concours Chopin" de Varsovie en octobre 2005- et qu'il a plus récemment remporté plusieurs premier prix -dont celui de la meilleure interprétation d'une sonate de Chopin. Il cristallise en somme les traits du succès et on l'imagine dès lors surmonter successivement les épreuves (échauffement, représentations, concours) qui jalonnent le parcours de tout élève étudiant la musique classique et qui réclament une réelle discipline. En un sens il n'est pas le "&lt;em&gt;jeune&lt;/em&gt;" que l'on connaît et échappe à cette catégorie. Cela interpelle mais nous amène aussitôt à rappeler qu'il est question de "musique savante". Notons que la principale difficulté consiste sans doute à supporter la manifestation d'une chose qui n'est pas la musique (l'expression musicale) et qui de ce fait soutient une certaine violence. Ce système d'enseignement n'a pas tant pour but de solliciter la création que l'interprétation. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il est aussi intéressant de relever les qualités attribuées au jeune Blechacz dans la presse spécialisée. Ce qui nous permet également de découvrir les caractéristiques de l'interprète et les attentes qui peuvent être formulées à l'égard de tout musicien. "&lt;em&gt;Rafal Blechacz est déjà considéré comme un grand interprète, en raison de sa propre personnalité&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;sensible &lt;/em&gt;[et]&lt;em&gt; discrète&lt;/em&gt;", identifiable à son "&lt;em&gt;jeu tout en nuances&lt;/em&gt;"... On observe ici la part d'adaptation, de soumission à l'oeuvre, d'humilité apréciée dans le registre de l'interprétation et qui soutiennent certains codes moraux et sociaux. Ces éléments admettent toutefois une part de création par la nouveauté de son approche susceptible de transcender l'oeuvre ou la partition: "&lt;em&gt;C'est un musicien&lt;/em&gt;&lt;em&gt; authentique,&lt;/em&gt;&lt;em&gt; qui éclaire une œuvre aussi connue que les «Préludes op. 28» de Chopin d'une lumière personnelle en faisant ressortir de précieux détails trop souvent négligés, qui mettent en mouvement la richesse de la polyphonie intérieure de l’oeuvre&lt;/em&gt;". &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le talent que l'on reconnait au jeune interprète est autrement plus simple que celui faisant la part belle aux ténébreux arcanes du génie. Ce constat nous amène finalement à rappeler l'importance d'une notion aussi élémentaire que la lecture, comme structure de conduite opératoire. Georges Perec écrivait ainsi, s'agissant de l'espace et de son orientation, ce qui manifeste l'expression d'un certain génie : "&lt;em&gt;le problème n'est pas d'inventer l'espace, encore moins de le ré-inventer (trop de gens bien intentionnés sont là aujourd'hui pour penser notre environnement...), mais de l'interroger, ou, plus simplement encore, de le lire; car ce que nous appelons quotidienneté n'est pas évidence, mais opacité: une forme de cécité, une manière d'anesthésie&lt;/em&gt;".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://video.google.com/videoplay?docid=-2292204413497151629&amp;amp;q=rafal+chopin"&gt;http://video.google.com/videoplay?docid=-2292204413497151629&amp;amp;q=rafal+chopin&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-8160519967364244723?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/8160519967364244723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=8160519967364244723&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8160519967364244723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8160519967364244723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/le-nom-de-rafal-blechacz.html' title='Le génie musical de Rafal Blechacz'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1654633475576866817</id><published>2009-05-21T04:25:00.000-07:00</published><updated>2009-05-31T10:54:21.495-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques'/><title type='text'>Une démocratie à Athènes ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Propos de Maurice Sartre (Historien, spécialiste du monde grec et du monde romain oriental)&lt;/div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SiLEK8ZxpDI/AAAAAAAAAoY/a-Hg2xqcihs/s1600-h/Grece%252010.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342047800306803762" style="WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 211px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SiLEK8ZxpDI/AAAAAAAAAoY/a-Hg2xqcihs/s320/Grece%252010.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;“&lt;em&gt;On idéalise trop la démocratie athénienne en oubliant un peu que cela se passait il y a 2500 ans. Or elle était tout de même fondée sur l’exclusion du plus grand nombre (les étrangers, les femmes, les non-libres). Le pouvoir était monopolisé par un groupe minitoritaire. On oublie aussi qu’elle a fonctionné dans une cité, uniquement dans des petites structures donc… Relisons Thucydide :”Nous ne ne jugeons pas qu’un citoyen qui ne s’occupe pas de politique est un citoyen tranquille mais un citoyen inutile”, une phrase que nous devrions graver au fronton de nos bâtiments à côté de la devise républicaine ! Relisons Aristote, il montre bien qu’il s’agissait avant tout d’une démocratie de la participation. Le citoyen est celui qui participe. Pour les Grecs, l’égalité, c’est l’isonomie, autrement dit le principe de l’égale répartition. Or sous Périclès, la démocratie réserve tous les postes aux plus riches et ce jusqu’à la fin du Vème siècle. Il s’agit pourtant d’une vraie démocratie puisque tout le monde s’exprime. A nos yeux, c’est donc une démocratie inégalitaire…. La démocratie athénienne est celle de la persuasion permanente. Toutes les décisions sont prises collectivement à l’Assemblée populaire. A chaque fois, il faut emporter la conviction… Que manque-t-il aujourd’hui à nos démocraties ? Il manque de trouver les rouages qui feront que chacun pourra peser.&lt;/em&gt;” &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1654633475576866817?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1654633475576866817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1654633475576866817&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1654633475576866817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1654633475576866817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/une-democratie-athenes.html' title='Une démocratie à Athènes ?'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/SiLEK8ZxpDI/AAAAAAAAAoY/a-Hg2xqcihs/s72-c/Grece%252010.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-6091270590118175082</id><published>2009-05-21T03:59:00.000-07:00</published><updated>2009-06-08T00:36:54.353-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>Antisémitisme : l’échec d’un chantage</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le Monde Diplomatique (Juillet 2008) &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette fois, ça n’a pas marché. Depuis le début des années 1990, on ne comptait plus les adversaires de l’impérialisme, du néolibéralisme, des médias dominants…, qualifiés d’antisémites, voire de « nazis » par quelque gardien de l’ordre social. Le prétexte pouvait être léger, inexistant même. Qu’importe : écrasé par la gravité de l’imputation, l’accusé devait aussitôt exciper de ses états de service antiracistes, évoquer la liste de ses amis et parents promptement transformés en cautions de moralité, autopsier un trait d’humour plus ou moins réussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n’y faisait. Car seul le tribunal de l’Inquisition et ses juges inamovibles (Alain Finkielkraut, Ivan Rioufol, Alexandre Adler, Philippe Val, Bernard-Henri Lévy) avaient la permission de manier l’irrespect, la provocation, de frôler (ou de franchir) la ligne jaune de la stigmatisation collective. Eux pouvaient justifier — au nom de Voltaire et du droit à la caricature — leurs dérapages sur, par exemple, la couleur des joueurs de l’équipe de France ou l’assimilation de l’islam au terrorisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Torquemada n’avait rien à redouter. Quadrillant les médias, il déployait les techniques décrites dans Le Barbier de Séville — « Puis tout à coup, on ne sait comment, vous voyez la calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription ». A une différence près : le « on ne sait comment » de Beaumarchais était dépassé puisque nul n’ignorait à cause de qui Edgar Morin, Pierre Péan et Philippe Cohen, Daniel Mermet, Hugo Chavez, Pascal Boniface, Jacques Bouveresse, Charles Enderlin, Pierre Bourdieu, José Bové… sans oublier Le Monde diplomatique (1), ont été tour à tour suspectés ou accusés d’antisémitisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En juillet dernier, un journal qui se voulut autrefois « bête et méchant » — et qui s’ingénie sur ce point à passer du second degré au premier — a entrepris d’ajouter à la liste le caricaturiste Siné. Torquemada, cette fois incarné par Philippe Val, est l’employeur du contrevenant. Il lui a fallu une semaine pour décréter que l’une des chroniques de Siné, publiée, avec son imprimatur, dans Charlie Hebdo était… antisémite. Terrible absence de vigilance ou accusation ciselée pour se débarrasser d’un gêneur, comme le soupçonnent à la fois l’auteur du « délit » et d’autres caricaturistes (Martin, Lefred-Thouron, Willem, Pétillon, Tignous) ? Récalcitrant, le prévenu a refusé de signer la lettre d’aveux que le patron du journal, s’inspirant pour le coup d’une tradition assez peu satirique, avait rédigée pour lui. Il a été congédié. L’affaire aurait pu en rester là, et Siné demeurer au banc d’infamie, lâché par la plupart de ses anciens camarades, sa photo bientôt gommée des albums commémoratifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement, cette fois, l’affaire semble se retourner contre ses instigateurs. En marquant leur solidarité avec le dessinateur calomnié, des milliers de personnalités, d’intellectuels, de journalistes et d’anonymes ont signifié que ce manège devait cesser. Et que l’imputation d’antisémitisme, ce « mot qui tue » du débat intellectuel français, ne saurait être utilisée comme argument de convenance ou d’autorité pour discréditer un adversaire trop remuant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Rimbert&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;(1) Bernard-Henri Lévy a reproché à plusieurs reprises au Monde diplomatique de s’être spécialisé dans la dénonciation des « synarchies new-yorkaises ». Cette expression (le mot de « synarchie », qui n’a rien de répréhensible au demeurant, signifie une « autorité exercée par plusieurs personnes ou plusieurs groupements à la fois », selon le dictionnaire Robert), ne figure pas une seule fois dans la banque de données du mensuel depuis 1977… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-6091270590118175082?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/6091270590118175082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=6091270590118175082&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6091270590118175082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/6091270590118175082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/antisemitisme-lechec-dun-chantage.html' title='Antisémitisme : l’échec d’un chantage'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1463213060612787581</id><published>2009-05-18T12:42:00.000-07:00</published><updated>2009-05-18T12:46:01.640-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>"L'hôpital doit admettre qu'il coûte cher à la collectivité"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;LE MONDE  15.05.09&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Loup Durousset préside la Fédération hospitalière privée (FHP), qui représente 1 200 cliniques et hôpitaux privés à but lucratif. Il explique pourquoi il soutient le projet de loi Hôpital, patients, santé, territoires, qui bouleverse en profondeur les relations entre secteurs public et privé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Comment réagissez-vous aux concessions du gouvernement sur la gouvernance des hôpitaux publics ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous étions favorables à cette loi, car il est indispensable que l'hôpital se restructure, et assume sa responsabilité d'assurer des soins de qualité dans un modèle économique d'efficience. Les concessions d'aujourd'hui nous inquiètent, car elles pourraient dénaturer le projet originel. Il y a eu une confusion quand le président de la République a parlé de "patron" à la tête de l'hôpital, ce qui donne une vision trop autoritaire de la fonction. Car le directeur d'hôpital est surtout un diplomate : il est en lien avec les médecins, les patients, les autorités ministérielles et l'assurance-maladie. Or, la diplomatie n'a de sens que si on a les moyens d'agir en tant que tel. Il faut que les médecins participent à la gestion hospitalière. Mais je ne suis pas sûr qu'ils soient les mieux éclairés pour décider.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La loi vous reconnaît le droit d'exercer des missions - urgences, gardes, accueil des plus démunis, formation des jeunes médecins - qui relevaient du monopole du secteur public. N'est-ce pas un changement décisif ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Oui, c'est un cap symbolique, qui constitue l'aboutissement des réformes précédentes de l'hôpital et qui s'incarne dans l'abandon, par le projet de loi, de la notion de "service public hospitalier". L'idée qui a présidé à ce changement, c'est que, quel que soit le statut des établissements, public ou privé, ils doivent pouvoir avoir des missions identiques, et donc partager les missions de service public. L'Etat doit choisir l'acteur le plus performant pour exercer ces missions. Il peut le faire avec un établissement public, associatif, ou commercial. S'il juge le commercial le plus efficient, il a intérêt à le choisir. Pour le patient, cela ne changera rien, au contraire. L'important est qu'il ait la garantie que le service rendu, en termes de qualité de soins, soit le meilleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Mais si les cliniques forment les jeunes médecins, est-ce que cela ne va pas accélérer l'exode des médecins vers le privé ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;D'abord, les jeunes ne quittent pas spécialement l'hôpital public à la fin de leurs études. Ils choisissent d'exercer dans le privé, ce qui n'est pas la même chose. Mais, la plupart du temps, les internes ne savent pas dans quel secteur ils vont exercer. Il nous a paru important de présenter aux jeunes médecins l'ensemble des activités que nous exerçons, afin qu'ils se familiarisent avec notre secteur. J'ajoute que certaines spécialités chirurgicales, comme la main ou l'ophtalmologie, ne sont plus exercées qu'à 85 % par le privé. Il est donc important que les jeunes se forment là où ces spécialités sont pratiquées.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Avoir obtenu l'exercice de missions de service public constitue aussi une part de marché supplémentaire pour vous...&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Oui, en quelque sorte, mais il faut bien voir que c'est un marché contrôlé par l'Etat. Les pouvoirs publics délivrent les autorisations d'ouverture des cliniques, délimitent le périmètre de chaque établissement avec des objectifs de soins quantifiés, et fixent les tarifs de chaque activité. Les cliniques ne peuvent donc librement doubler leur volume d'activité. C'est totalement une idée reçue.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Diriez-vous que le projet de loi tend à aligner le public sur le modèle de l'hôpital-entreprise ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Effectivement, on passe à un système qui uniformise les secteurs public et privé, mais ce mouvement se fait dans le sens de l'intérêt collectif. Plutôt que de dire : le public s'aligne sur le privé, je dirais que c'est plutôt l'inverse, puisque le privé obtient le droit d'exercer des missions de service public. Par ailleurs, je trouve choquant qu'on associe le mot entreprise à quelque chose de péjoratif. L'idée que l'hôpital public pourrait être soumis à la rentabilité me paraît une idée reçue, stupide.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Finalement, nous fonctionnons un peu comme un aiguillon pour l'hôpital. En obtenant les missions de service public, on pousse le public dans ses retranchements, on interroge son efficience, sa capacité à apporter des soins de qualité à moindre coût. L'hôpital doit admettre qu'il coûte cher à la collectivité. Dans le même sens, les cliniques privées doivent s'interroger en termes d'équité et d'accès aux soins, notamment pour offrir des soins en tarifs opposables, c'est-à-dire sans dépassements d'honoraires. C'est tout le sens du mouvement désormais enclenché.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par Cécile Prieur&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;Les manifestations et la grève sont en recul&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des milliers de personnels des hôpitaux ont manifesté, jeudi 14 mai, dans une quarantaine de villes contre le projet de loi Hôpital, patients, santé, territoires, actuellement en discussion au Sénat. Emmené par le Mouvement de défense de l'hôpital public et les principaux syndicats de praticiens hospitaliers, le cortège parisien - qui a rassemblé 3 200 personnes selon la police, 14 000 selon les syndicats - était deux fois moins fourni que lors de la manifestation du 28 avril. Selon le ministère de la santé, la participation à la grève était globalement inférieure à celle observée le 28 avril : 11,6 % des médecins étaient grévistes en province contre 14,4 % le 14 mai, et 26,5 % dans les hôpitaux de Paris contre 50,1 %. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1463213060612787581?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1463213060612787581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1463213060612787581&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1463213060612787581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1463213060612787581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/lhopital-doit-admettre-quil-coute-cher.html' title='&quot;L&apos;hôpital doit admettre qu&apos;il coûte cher à la collectivité&quot;'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-8323895133840735660</id><published>2009-05-18T10:32:00.000-07:00</published><updated>2009-05-18T10:33:49.101-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>Il est stupide d'aller contre Internet avec bâton, casque et ciseaux</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;LE MONDE  12.05.09&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La loi Hadopi ("Création et Internet") est probablement l'une des plus stupides qu'il ait été donné au Parlement d'adopter. Elle contient des dispositions injustes comme, par exemple, la nécessité pour le contrevenant de fournir la preuve de son innocence. Celui-ci devra pour cela fournir les données recueillies par le logiciel espion qu'il aura dû acheter et installer sur son ordinateur, faute de quoi, si sa ligne a été piratée ou simplement utilisée par ses enfants, voisins ou amis, il sera puni de n'avoir pas su ou voulu empêcher le drame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La punition ? La coupure de sa connexion au Web, coupure qui n'entraînera pas la suspension des paiements dus au titre de l'abonnement. Car le délit sanctionné n'est pas le téléchargement illégal, mais l'absence de sécurisation de l'ordinateur lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, le contenu du texte n'est plus vraiment le seul enjeu de la bataille parlementaire, puisque la majorité le proclame elle-même : il s'agit juste de laver son honneur perdu un jour d'absentéisme caractérisé, fût-ce au prix d'une loi absurde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des artistes de gauche reprochent aux socialistes de n'être plus de leur côté et soutiennent sans critique la pire des réponses à un problème peut-être réel, mais certainement mal circonscrit et mal analysé. Ce n'est pas important, c'est juste un des nombreux symptômes qui frappent la gauche française depuis... le non à l'Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres artistes s'inquiètent du manque à gagner, voire du vol dont ils seraient les victimes du fait de ce qu'on appelle le piratage. Sans être tout à fait certain que ce manque à gagner soit avéré, car c'est bien mal comprendre le phénomène du téléchargement que de croire qu'il se substitue simplement à l'achat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je suis ce qu'on peut appeler un artiste, je ne suis nullement solidaire de ceux qui défendent cette loi idiote et scandaleuse, quand bien même mes droits d'auteur seraient mis à mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissons enfin de côté ce qui dans la loi flirte avec l'appel à la délation en direction des fournisseurs d'accès et, plus amusant évidemment, ce qui est très certainement obsolète sur le plan technique. Ces aspects ne doivent pas cacher ce qui me semble plus essentiel dans cet épisode effarant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette loi va simplement contre Internet. Contre ce qui faisait, ce qui fera toujours d'Internet une véritable révolution dans la façon dont l'homme accède à sa propre production. Le prétendu piratage n'est en fait qu'un des nouveaux comportements qui exigerait non pas qu'on le qualifie de délictueux, mais que soit au contraire repensé un certain rapport au savoir et à la création, et à leur diffusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La défense d'intérêts privés pousse au crime de ne pas réfléchir sur l'évolution du monde. Cette manie de l'interdiction, de la dénonciation, de la sanction collective rappelle l'attitude de certains maîtres d'école raidis par leur impuissance à évoluer avec la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette loi est le symptôme d'un aveuglement, d'une stupidité archaïque face à l'angoissante vitesse du changement qui s'est opéré depuis quelques dizaines d'années. Aller contre Internet de la sorte, avec le bâton, le casque et les ciseaux, c'est aller contre la jeunesse, l'avenir, l'enthousiasmante créativité qu'Internet a libérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà que nos parlementaires, d'anciens ministres de la culture, le gouvernement français, la France, quoi, s'avance, imbue d'elle-même, certaine de toujours tenir le flambeau de la défense des droits divers, certaine d'être originale, inventive et supérieure, dans son rapport à la culture et à la création, la France donc, vient se ringardiser, tant au niveau technique qu'intellectuel, vient suggérer que désormais le monde peut avancer sans elle, ou plutôt malgré elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, nous venons annoncer que nous sommes vieux, fatigués, affaiblis, apeurés, mais que - ô gloire - nous pouvons encore donner quelques coups de matraque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette loi non seulement ne protège pas les droits des créateurs, non seulement attente à la liberté sous de nombreux aspects, mais surtout agresse, voire insulte cette partie de la population qui - jeune peut-être - vit la mondialisation sans états d'âme, celle qui épouse le mouvement de l'histoire avec gaieté, curiosité, effronterie, qui utilise, crée, exploite, détourne l'outil du siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La génération de Facebook, YouTube, Deezer et du P2P, celle qui échappe à tant de monde, qui n'est évidemment pas sans morale ni respect malgré ce que suggère Hadopi, et qui invente aujourd'hui le monde de demain.&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;Eric Rochant est réalisateur et scénariste.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-8323895133840735660?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/8323895133840735660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=8323895133840735660&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8323895133840735660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/8323895133840735660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/il-est-stupide-daller-contre-internet.html' title='Il est stupide d&apos;aller contre Internet avec bâton, casque et ciseaux'/><author><name>Attila Joseph</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-7865040715919672348</id><published>2009-05-17T13:17:00.000-07:00</published><updated>2009-05-19T00:18:08.796-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;éclopé'/><title type='text'>Défaite, crise et football. Marseille et les mécaniques du complot</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Marseille aura perdu le titre de champion de France en s'inclinant devant Lyon. Cela marque sans doute la fin des ambitions portées derrière l'équipe phocéenne et des espoirs de retour au premier plan, sur la première marche. Mais cela montre surtout les faiblesses d'un championnat qui repose sur des individualités. L'autre artisan de l'échec marseillais pourrait aussi bien s'appeler Yoann Gourcuff puisque le meneur de jeu bordelais s'est illustré de manière décisive lors des deux dernières rencontres de son équipe (Valenciennes-Bordeaux:1-2 ; Bordeaux-Le Mans:2-3) en lui donnant tout simplement la victoire, aujourd'hui la première place. Tout cela participe d'une même histoire et il parait bien injuste de mettre en cause l'un ou l'autre pour expliquer la chute d'une telle entreprise, mais cela fait parti du jeu. On peut être sûr que cette défaite trouvera sa cause dans la polémique, quelque part entre le Vieux port et la Canebière. Reste à savoir qu'elles seront les explications retenues: le départ de l'entraîneur et son annonce prématurée ? l'insuffisance des joueurs ou des moyens financiers ? les dirigeants du club? le nom de Gourcuff ou de Benzema (buteur de Lyon) ? Derrière cette défaite l'emporteront, sans doute, les voix diffuses d'une crise sociale s'abattant plus fortement encore sur la ville et ses habitants. De cette manière, les mouvements sociaux et les manifestations, annoncés pour les jours à venir, en ressortiront sans doute renforcés. C'est un phénomène récurrent que l'on a souvent l'occasion de constater à Marseille... L'OM est mort! Vive Marseille!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-7865040715919672348?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/7865040715919672348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=7865040715919672348&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7865040715919672348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/7865040715919672348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/defaite-crise-le-football-et-les.html' title='Défaite, crise et football. Marseille et les mécaniques du complot'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-3216627222205539645</id><published>2009-05-16T15:13:00.000-07:00</published><updated>2009-05-16T15:40:46.722-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Artefacts'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poésies'/><title type='text'>Pour Antonin Artaud</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/Sg8_efbHZAI/AAAAAAAAAmk/aXoaHC4XP7I/s1600-h/Le-baiser-+F.Hayez.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5336553876521182210" style="WIDTH: 120px; CURSOR: hand; HEIGHT: 160px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/Sg8_efbHZAI/AAAAAAAAAmk/aXoaHC4XP7I/s400/Le-baiser-+F.Hayez.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;"J'aime le goût des baisers dans les baisers"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-3216627222205539645?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/3216627222205539645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=3216627222205539645&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3216627222205539645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/3216627222205539645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/pour-artaud.html' title='Pour Antonin Artaud'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_F81J8leyHH4/Sg8_efbHZAI/AAAAAAAAAmk/aXoaHC4XP7I/s72-c/Le-baiser-+F.Hayez.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-4960175286244136962</id><published>2009-05-15T04:35:00.000-07:00</published><updated>2009-05-15T05:05:04.472-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Revue de Presse'/><title type='text'>Les sages-femmes seront peut-être autorisées à pratiquer des avortements</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les députés y avaient renoncé. Les sénateurs ont repris le dossier. Dans le cadre du projet de loi sur l'hôpital, actuellement en discussion au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Palais-Bourbon&lt;/span&gt;, la commission des affaires sociales a adopté un amendement autorisant les sages-femmes à pratiquer des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La députée &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Bérengère&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Poletti&lt;/span&gt; avait déjà fait la même proposition, reprenant une recommandation de la délégation aux droits des femmes. Elle l'a retirée avant le débat dans l'hémicycle, "&lt;em&gt;non pas à cause des pressions exercées par certaines associations&lt;/em&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;précise-t-elle&lt;/span&gt;, &lt;em&gt;mais parce que la profession n'était pas prête&lt;/em&gt;". Auteur du rapport de suivi de la loi sur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;l'IVG&lt;/span&gt; (octobre 2008), la députée justifie le recours aux sages-femmes par le fait que l'accès à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;l'IVG&lt;/span&gt; médicamenteuse en ville reste très inégal. "&lt;em&gt;Le premier frein tient au trop faible nombre de médecins ayant passé une convention avec un établissement de santé, condition indispensable pour pouvoir effectuer ces &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;IVG&lt;/span&gt;. Quatorze régions ont ainsi moins de cinq médecins ayant passé cette convention (...). D'autre part, 90% de ces actes sont réalisés par des gynécologues, or ceux-ci ne sont pas présents ou ne sont pas facilement accessibles&lt;/em&gt;", &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;peut-on&lt;/span&gt; lire dans son rapport. D'où l'idée de faire appel aux sages-femmes, "&lt;em&gt;qui ont la compétence technique nécessaire&lt;/em&gt;", &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;estime-t-elle&lt;/span&gt;, à la fois pour prescrire la &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;pilule&lt;/span&gt; abortive et contrôler les suites de l'acte.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Celles-ci sont d'accord. "&lt;em&gt;Une sage-femme doit être auprès de la femme, quelle que soit l'issue de sa grossesse, heureuse ou malheureuse&lt;/em&gt;", estime la présidente de l'Ordre national des sages-femmes, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Marie-Josée&lt;/span&gt; K&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;eller&lt;/span&gt;. Le Sénat a donc repris l'amendement. Celui-ci a été voté en commission, avec l'appui de la ministre de la santé, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Roselyne&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Bachelot&lt;/span&gt;. Il propose "&lt;em&gt;d'expérimenter&lt;/em&gt;" le recours aux sages-femmes "&lt;em&gt;dans une région française connaissant un taux important de recours à l'interruption volontaire de grossesse&lt;/em&gt;".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Muguette &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Dini&lt;/span&gt; (Union centriste) en est à l'origine. "&lt;em&gt;Le sujet est sensible, nous ne souhaitons pas l'imposer à toute la France, d'où l'expérimentation. Nous voulons aussi vérifier la validité de l'idée&lt;/em&gt;", &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;explique-t-elle&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans un communiqué, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;l'Alliance&lt;/span&gt; pour les droits de la vie proteste. "&lt;em&gt;Les pouvoirs publics déplorent le fort taux &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;d'IVG&lt;/span&gt; en France : comment justifier qu'au lieu de s'interroger sur les causes de ce phénomène, on veuille augmenter le nombre de prescripteurs de cet acte qui n'a rien d'anodin?&lt;/em&gt;" fait valoir l'association. Muguette &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Dini&lt;/span&gt; dit "&lt;em&gt;comprendre&lt;/em&gt;" cette logique, mais ne la partage pas. "&lt;em&gt;On n'a jamais informé suffisamment sur la contraception, et je le regrette. Mais une fois cela constaté, reste que certaines femmes sont déterminées à ne pas vouloir garder leur enfant, et que si l'on ne fait pas les choses correctement, on risque des accidents&lt;/em&gt;." L'amendement, inscrit à l'article 22, ne devrait pas venir en discussion avant la semaine prochaine.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;La Croix&lt;/em&gt;, 15 mai 2009, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Marianne&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Gomez&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-4960175286244136962?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/4960175286244136962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=4960175286244136962&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4960175286244136962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/4960175286244136962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/les-sages-femmes-seront-peut-etre.html' title='Les sages-femmes seront peut-être autorisées à pratiquer des avortements'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-1423251056838242615</id><published>2009-05-11T03:42:00.001-07:00</published><updated>2009-05-11T03:45:39.964-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les Cahiers du Cinéma Suédois'/><title type='text'>Michel Gondry ou l'invention du cinéma "Sweded"</title><content type='html'>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;&lt;p&gt;&lt;object height='350' width='425'&gt;&lt;param value='http://youtube.com/v/62CZL9Rhz8Y' name='movie'/&gt;&lt;embed height='350' width='425' type='application/x-shockwave-flash' src='http://youtube.com/v/62CZL9Rhz8Y'/&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le nouveau film de Michel Gondry, "Be kind rewind", met en scène deux protagonistes contraints de sauver une vieille boutique de location de K7 vidéos, dont les bandes ont mystérieusement été effacées. Ces derniers décident alors de réaliser une version personnelle des films proposés en rayon à partir d'une simple caméra VHS. Ces films baptisés "Sweded" connaitront bientôt un grand succès dans le quartier... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-1423251056838242615?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/1423251056838242615/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=1423251056838242615&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1423251056838242615'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/1423251056838242615'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/michel-gondry-ou-l-du-cinema_11.html' title='Michel Gondry ou l&amp;#39;invention du cinéma &amp;quot;Sweded&amp;quot;'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8020128862045771243.post-2741585390852809822</id><published>2009-05-11T03:37:00.001-07:00</published><updated>2009-05-14T11:44:54.400-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les Cahiers du Cinéma Suédois'/><title type='text'>The Sweded Révolution of Michel Gondry</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans son dernier film, "&lt;em&gt;Be Kind Rewind&lt;/em&gt;", en français: "&lt;em&gt;Soyez sympa rembobinez&lt;/em&gt;", Michel Gondry met à l'honneur la création cinématographique, non seulement à travers l'hommage réalisé aux films faits "à la maison", mais en renouant avec les origines de cet art. Car ce film est une invitation à l'action et à l'imagination, au partage des rôles et rompt ainsi avec le statut attribué au spectateur. Gondry donne ainsi une vision amusée et jouissive du cinéma en y exposant les effets: l'illusion et la magie. Tout cela suit l'invention d'une forme verbale: "&lt;em&gt;Sweded&lt;/em&gt;", que l'on pourrait traduire littéralement en français par &lt;em&gt;suédisé&lt;/em&gt; et l'idée de suivre son imagination, prendre toute création à son compte, selon ses propres règles, cela même lorsqu'on à l'air ridicule... En somme, rien n'est impossible quand on possède une caméra ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'aventure ne s'arrête donc pas là et il faut espérer que ça "&lt;em&gt;swede&lt;/em&gt;"... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Gondry a d'ailleurs crée un site destiné aux films "&lt;em&gt;swedés&lt;/em&gt;" sur You Tube.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/user/BeKindMovie"&gt;http://www.youtube.com/user/BeKindMovie&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8020128862045771243-2741585390852809822?l=livraie.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://livraie.blogspot.com/feeds/2741585390852809822/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8020128862045771243&amp;postID=2741585390852809822&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2741585390852809822'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8020128862045771243/posts/default/2741585390852809822'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://livraie.blogspot.com/2009/05/sweded-revolution-of-michel-gondry.html' title='The Sweded Révolution of Michel Gondry'/><author><name>Ulysses</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12849077897382183544</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
